ExposĂ©sur la libertĂ© d'expression. Le premier panneau de votre exposition retracera l’histoire et les fondements juridiques de la libertĂ© d’expression. ExposĂ© n° 4 : libertĂ© des mƓurs, libertĂ© sexuelle en France Pourquoi les annĂ©es 1960-1970 ont-elles Ă©tĂ© marquĂ©es par l'affirmation des libertĂ©s sexuelles ? DĂ©marrer l’étape 1. ExposĂ© sur la libertĂ© d'expression. ï»ż403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID WpGcluC3wMB7hgEr7TrZN3a3ndkWiB-NAaLlv-vDigxlxwcI7sLqeA==

Travailsur la libertĂ© d’expression Ă  partir d’une brochure disponible ici. 0000003346 00000 n 59 0 obj > endobj droits de l’homme sur le sujet de la libertĂ© d’expression. h b```b`` ` `` Sda@ v da f`bf``eg - vs dh u , 7) RĂ©dige

6 choses que l’on ne peut pas dire sur Internet En France, la libertĂ© d’expression est consacrĂ©e par l’article 11 de la DĂ©claration des droits de l’homme et du citoyen. En revanche, la libertĂ© d’expression n’est pas un droit absolu et elle se trouve affectĂ©e de nombreuses limites que les internautes ne doivent pas ignorer. PrĂ©sentation La libertĂ© d’expression est un droit fondamental. Ses limites sont des exceptions qu’il est parfois difficile de cerner et qui Ă©voluent avec le temps et les usages. Il n’est donc pas ici question de brider la libertĂ© d’expression de quiconque, enseignant, personnel non enseignant, chef d’établissement, Ă©lĂšve ou parent, mais d’effectuer un rappel des limites fixĂ©es par la loi. La DĂ©claration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 Ă©nonce La libre communication des pensĂ©es et des opinions est un des droits les plus prĂ©cieux de l’homme, tout citoyen peut donc parler, Ă©crire, imprimer librement, sauf Ă  rĂ©pondre de l’abus de cette libertĂ© dans les cas dĂ©terminĂ©s par la loi. » Le principe est ainsi posĂ© mais encore faut-il connaĂźtre les limites. Celles-ci sont relativement nombreuses du fait du nombre d’exceptions spĂ©cifiques touchant au statut particulier des personnes devoir de rĂ©serve, par exemple ou Ă  la nature des informations concernĂ©es secret mĂ©dical, secret dĂ©fense. On peut nĂ©anmoins citer quelques rĂšgles d’ordre gĂ©nĂ©ral Limite 1 – Ne pas porter atteinte Ă  la vie privĂ©e et au droit Ă  l’image d’autrui pour des prĂ©cisons complĂ©mentaires voir les fiches Vie privĂ©e et internet » et Image et vidĂ©o ». Limite 2 – Ne pas tenir certains propos interdits par la loi l’incitation Ă  la haine raciale, ethnique ou religieuse, l’apologie de crimes de guerre ou du terrorisme, les propos discriminatoires Ă  raison d’orientations sexuelles ou d’un handicap, l’incitation Ă  l’usage de produits stupĂ©fiants, le nĂ©gationnisme. Limite 3 – Ne pas tenir de propos diffamatoires la diffamation se dĂ©finit par toute allĂ©gation ou imputation d’un fait qui porte atteinte Ă  l’honneur ou Ă  la considĂ©ration d’une personne [1]. Il est possible pour se dĂ©fendre d’une accusation de diffamation d’invoquer l’exception de vĂ©ritĂ© [2], c’est-Ă -dire de rapporter la preuve de la vĂ©ritĂ© de ses propos sauf si la diffamation concerne un Ă©lĂ©ment de la vie privĂ©e. Limite 4 – Ne pas tenir de propos injurieux l’injure se dĂ©finit comme toute expression outrageante, termes de mĂ©pris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait. Limite 5 – Il existe Ă©galement des limites spĂ©cifiques telles que le secret professionnel, le secret des affaires et le secret dĂ©fense qui interdisent la publication et la divulgation de certaines informations. Limite 6 – Certaines personnes, en raison de la fonction qu’elles occupent, sont tenues Ă  un devoir de rĂ©serve ». C’est le cas des fonctionnaires qui doivent exprimer leurs opinions de façon prudente et mesurĂ©e, de maniĂšre Ă  ce que l’extĂ©riorisation de leurs opinions, notamment politiques, soit conforme aux intĂ©rĂȘts du service public et Ă  la dignitĂ© des fonctions occupĂ©es. Plus le niveau hiĂ©rarchique du fonctionnaire est Ă©levĂ©, plus son obligation de rĂ©serve est sĂ©vĂšre [3]. Le sentiment d’anonymat et d’impunitĂ© sur internet est trompeur, les auteurs de propos rĂ©prĂ©hensibles peuvent ĂȘtre identifiĂ©s par une levĂ©e de l’anonymat. Enfin, il est important de mentionner le droit de rĂ©ponse [4]. Il s’agit de la facultĂ©, pour une personne physique ou morale nommĂ©e ou dĂ©signĂ©e dans un service de communication au public en ligne, d’obtenir la publication d’une rĂ©ponse. La demande doit ĂȘtre adressĂ©e par lettre recommandĂ©e au gestionnaire du site dans le dĂ©lai de trois mois Ă  partir de la date de publication du contenu. Cependant, lorsqu’il est possible de rĂ©pondre directement sur le site, par exemple sur les forums, c’est la voie Ă  privilĂ©gier. Illustration Un tribunal a condamnĂ© l’auteur d’un blog qui avait publiĂ© les termes suivants misĂ©rable imbĂ©cile », triste individu », aussi laid que lui », Ă©nergumĂšne » et aussi inepte que l’individu lui-mĂȘme », en considĂ©rant que ces termes Ă©taient injurieux envers la personne Ă  laquelle ces propos Ă©taient destinĂ©s. L’auteur a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  la somme de 1 200 euros Ă  titre de dommages et intĂ©rĂȘts [5]. Un autre internaute a fait l’objet d’une condamnation pour avoir insultĂ© sur son mur » les gendarmes qui venaient de le contrĂŽler. De ce fait, il a Ă©tĂ© jugĂ© et condamnĂ© Ă  3 mois de prison ferme ainsi qu’à 1 200 euros d’amende pour outrage Ă  personne dĂ©positaire de l’autoritĂ© publique. Le profil de la personne Ă©tait public et n’importe qui, y compris les membres des forces de l’ordre, pouvait y avoir accĂšs [6]. Le 18 mars 2015, le tribunal de grande instance de Paris a condamnĂ© l’humoriste DieudonnĂ© Ă  deux mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir fait publiquement l’apologie d’acte de terrorisme, sur sa page Facebook officielle. Ce jugement a Ă©tĂ© confirmĂ© par la Cour d’appel de Paris dans une dĂ©cision en date du 21 juin 2016 [7]. Un salariĂ© d’une entreprise qui a adressĂ© aux autres salariĂ©s un courrier Ă©lectronique qui critiquait le projet d’harmonisation des statuts collectifs du personnel de son entreprise a Ă©tĂ© licenciĂ© pour faute grave. Par un arrĂȘt du 19 mai 2016, la Cour de cassation a confirmĂ© la nullitĂ© du licenciement du salariĂ©, rappelant que pour apprĂ©cier la gravitĂ© des propos tenus par un salariĂ©, il fallait tenir compte du contexte [
], de la publicitĂ© que leur avait donnĂ© le salariĂ© et des destinataires du message ». La Cour retient qu’en l’espĂšce les propos avaient Ă©tĂ© tenus dans un message destinĂ© Ă  des salariĂ©s et reprĂ©sentants syndicaux Ă  propos de la nĂ©gociation d’un accord collectif pour dĂ©fendre des droits susceptibles d’ĂȘtre remis en cause » et que le salariĂ© n’avait donc pas abusĂ© de sa libertĂ© d’expression. Source Note [1] Loi du 29 juillet 1881, article 29, alinĂ©a 1. [2] Loi du 29 juillet 1881, article 35. [3] Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dite loi Le Pors, article 26. [4] Toute personne nommĂ©e ou dĂ©signĂ©e dans un service de communication au public en ligne dispose d’un droit de rĂ©ponse sans prĂ©judice des demandes de correction ou de suppression du message qu’elle peut adresser au service. » Article 6, alinĂ©a IV de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numĂ©rique. Le droit de rĂ©ponse doit obĂ©ir Ă  un formalisme le contenu de la demande, la taille de la rĂ©ponse, le dĂ©lai de prescription de trois mois. DĂ©cret de 24 octobre 2007 n° 2007-1527 relatif au droit de rĂ©ponse applicable aux services de communication au public en ligne. Le directeur de la publication est tenu d’insĂ©rer la rĂ©ponse, sous peine de sanction pĂ©nale. [5] Jugement du tribunal de grande instance de Bobigny du 15 novembre 2012. [6] Jugement du tribunal correctionnel de Brest du 1er octobre 2010. [7] Jugement du tribunal de grande instance de Paris du 18 mars 2015 DieudonnĂ© est dĂ©clarĂ© coupable d’apologie du terrorisme, commise par voie Ă©lectronique.
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RĂ©sumĂ© du document La libertĂ© d'expression est l'essence mĂȘme de la dĂ©mocratie, elle a par consĂ©quent un caractĂšre absolu toute personne possĂšde une libertĂ© d'opinion et de croyance et elle ne doit pas en ĂȘtre inquiĂ©tĂ©e. Cependant, au-delĂ  de cette libertĂ© de penser qui reste intĂ©rieure toute personne a aussi le droit de l'extĂ©rioriser. Le caractĂšre absolu de cette libertĂ© peut ainsi s'avĂ©rer dangereux, c'est pourquoi il convient de s'interroger sur l'existence des limites Ă  ce principe. À quel nom peut-on restreindre ce droit ? L'importance de ce principe paraĂźt nĂ©cessiter une grande prudence dans la restriction, qu'en est-il ? Sommaire La libertĂ© d'expression une libertĂ© absolue La notion de libertĂ© d'expression Une libertĂ© particuliĂšrement protĂ©gĂ©e Les restrictions admises Ă  la libertĂ© d'expression Les restrictions au nom de l'Etat La restriction au nom d'autres droits individuels Extraits [...] Centre de formation professionnelle et de perfectionnement / ministĂšre de l'Économie et des Finances / 1977 La LibertĂ© de communication [Texte imprimĂ©] loi du 30 septembre 1986 analyse et commentaire France. Commission nationale de la communication et des libertĂ©s / CNCL diff. [...] [...] Au nom de l'ordre public les articles 23 et suivant de la loi de 1981 dispose que toute provocation au crime et au dĂ©lit de droit commun est interdite. Mais Ă©galement le nouveau Code pĂ©nal dans son article 227-24 prĂŽne l'interdiction de la diffusion d'un message violent susceptible d'ĂȘtre vu par un mineur. Toutes ces restrictions sont admises, ce qui est comprĂ©hensible et montre bien que cette libertĂ© ne peut dĂ©cemment ĂȘtre absolue. Ces diffĂ©rents arrĂȘts montrent bien que cette libertĂ© ne peut ĂȘtre sans limite, ne serait-ce que pour Ă©viter des dĂ©rives. [...] [...] La libertĂ© d'expression est-elle sans limites ? La libertĂ© d'expression est considĂ©rĂ©e comme essentielle, au point qu'elle soit souvent prĂ©sentĂ©e comme la condition de toutes les autres. Celle sans laquelle les autres ne peuvent ĂȘtre conquises. Cette libertĂ© est proclamĂ©e non seulement par l'article 11 de la DĂ©claration des droits de l'homme et du citoyen mais Ă©galement par l'article 19 de la DĂ©claration Universelle des Droits de l'Homme et enfin par l'article 10 de la Convention EuropĂ©enne des Droits de l'Homme, cette multitude de textes montre que cette libertĂ© est protĂ©gĂ©e Ă  tous les niveaux. [...] [...] A quel nom peut-on restreindre ce droit ? L'importance de ce principe paraĂźt nĂ©cessiter une grande prudence dans la restriction, qu'en est-il ? En effet, de nombreuses limites existent, ces limites restent encadrĂ©es par les tribunaux nationaux, europĂ©ens et internationaux. Ces limites sont nĂ©cessaires au fonctionnement des Ă©tats. C'est pourquoi nous verrons dans un premier temps l'absolutisme de la notion et ses nĂ©cessitĂ©s puis dans un second temps les restrictions nĂ©cessaires II. I. La libertĂ© d'expression une libertĂ© absolue Pour mieux comprendre cette notion Ă©tudions la notion mĂȘme de libertĂ© d'expression A. [...] [...] L'arrĂȘt Plon France du 18 mai 2004 dispose que la libertĂ© de la presse peut ĂȘtre limitĂ©e par la protection de la vie privĂ©e de l'Ă©tat de santĂ© d'un homme public. Une solution semblable avait Ă©tĂ© retenue dans l'affaire Erignac, en effet, une photo du prĂ©fet mort sur le trottoir avait Ă©tĂ© publiĂ©e par un magazine qui estimait qu'au nom de la libertĂ© d'expression, il Ă©tait dans son droit. Or la cour a estimĂ© que la libertĂ© d'expression trouvait une limite ici au nom du droit Ă  la dignitĂ©. [...]
Toutepersonne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir
Une page de WikiversitĂ©, la communautĂ© pĂ©dagogique libre. Origine et dĂ©veloppement du concept de libertĂ©[modifier modifier le wikicode] La libertĂ© telle que nous l'entendons comme propriĂ©tĂ© mĂ©taphysique ou comme condition transcendantale de la volontĂ© Ă©tait ignorĂ©e des Anciens. Cela tient d'abord au fait que la volontĂ© n’est pas pour eux une facultĂ© Ă  part du psychisme, et que le psychisme n’est pas lui-mĂȘme une entitĂ© sĂ©parĂ©e de l'organisme cf., par exemple, Aristote, TraitĂ© de l'Ăąme. L'Ăąme, chez les Grecs, est donc un principe d'animation du vivant le cheval a donc une Ăąme, alors que la comparaison pour nous de l'Ăąme et d'un ĂȘtre vivant concrĂȘt est bien difficile l'Ăąme moderne, c’est plutĂŽt l'esprit, la pensĂ©e ou la conscience, ou quelque chose d'intĂ©rieur qui peut se distinguer de la vie animale ; mais ce n’est pas en gĂ©nĂ©ral quelque chose que l’on pourrait facilement exemplifiĂ©e par un cheval mais ce point devrait sans doute ĂȘtre discutĂ© d’aprĂšs des thĂšses rĂ©centes sur l'intelligence et la sensibilitĂ© animales. Une consĂ©quence importante de cette conception ancienne de l'Ăąme, c’est que l'action, ou au moins certains types d'action, a, pour les Grecs, une dignitĂ© moindre ; ce que montre par exemple l'esclavage et l'artisanat. Par nature, un ĂȘtre qui travaille n’est pas libre Aristote, Politiques car son activitĂ© dĂ©forme son corps et altĂšre en consĂ©quence les qualitĂ©s de son Ăąme. Ce qui a de la valeur, la finalitĂ© par excellence de l'activitĂ© humaine, c’est la pensĂ©e, l'activitĂ© de l'intellect, conçue comme la finalitĂ© et le vrai bien de l'Ăąme la libertĂ© de l'homme serait donc dans la contemplation qui nĂ©cessite d'ailleurs des conditions de vie d'hommes libres. Cette libertĂ© n’est pas contraire Ă  la nature et Ă  sa nĂ©cessitĂ©, puisqu'elle est la rĂ©alisation parfaite de l'essence de l'homme il ne faut donc pas confondre l'emploi qui est fait ici du mot libertĂ© avec d'autres emplois qui sont faits ailleurs dans l'article. Le christianisme vient ensuite modifier cette conception, avec l’idĂ©e d'un dieu qui est volontĂ© et qui crĂ©e, l’idĂ©e d'un dieu artisan cf. Paul de Tarse. Cette idĂ©e de l'artisan se rencontre dĂ©jĂ  chez Platon, mais ce n’est pas une conception crĂ©ationniste la thĂ©ologie antique fait plutĂŽt de Dieu un intellect non impliquĂ© dans la crĂ©ation de la matiĂšre, mĂȘme s'il peut y ĂȘtre engagĂ©, par exemple pour y mettre de l'ordre. L'action va donc prendre de la valeur, ou changer de valeur, dans la mesure oĂč le libre arbitre est maintenant mĂ©taphysiquement valorisĂ© cette valorisation a une origine morale, en particulier pour l'explication du pĂ©chĂ©. Le prix Ă  payer de la thĂ©odicĂ©e pour conserver la volontĂ© juste de Dieu, c’est la malĂ©diction de la libertĂ© humaine, qui fait de l'homme un coupable par nature. Le liberum arbitrium chrĂ©tien apparaĂźt nettement chez Augustin d'Hippone De Libero arbitrio. Sa finalitĂ© Ă©tait de fonder une thĂ©odicĂ©e ; ce concept permet en effet de disculper Dieu de la responsabilitĂ© du mal c'est lĂ  l'invention de l'intĂ©riorisation du pĂ©chĂ© dĂ©noncĂ©e par Friedrich Nietzsche. La motivation est donc thĂ©ologique et non anthropologique. Par la suite, le libre-arbitre deviendra un trait fondamental de l'anthropologie de Thomas d'Aquin. On voit, par ce bref historique, que le problĂšme de la libertĂ© en Occident n’est pas sĂ©parable de l'histoire du concept de Dieu. Ceci est encore valable mĂȘme au XXe siĂšcle, chez Sartre par exemple voir plus bas, lorsqu'il renverse le rapport de l'essence et de l'existence. Aristote[modifier modifier le wikicode] La premiĂšre analyse de ce que l’on peut appeler libre-arbitre en tant que spontanĂ©itĂ© rationnelle se trouve chez Aristote dans l' Ethique Ă  Nicomaque, livre III. Platon avait probablement dĂ©jĂ  conçu, dans La RĂ©publique, une rĂ©flexion sur la libertĂ©, mais cette libertĂ© est plutĂŽt d'ordre mĂ©taphysique. Ce point sera dĂ©veloppĂ© un peu plus loin. La rĂ©flexion d'Aristote se comprend d’aprĂšs sa recherche de l'essence de la vertu la vertu a trait aux actes volontaires. Mais quelle est l'essence du volontaire ? Pour le comprendre, il recherche ce qu'est l'involontaire de maniĂšre empirique et d’aprĂšs ce qu'en dit le droit. Or, il y a deux causes de l'involontaire l'ignorance ; la contrainte. 1. Aristote distingue deux sortes d'actes commis par ignorance quand l'ignorance accompagne l'acte sans en ĂȘtre la cause ; quand l'acte est commis par ignorance, qui est donc cause de l'acte. Par exemple, si je suis ivre, je suis responsable de l'Ă©tat irresponsable dans lequel je tombe. Pour les Grecs, l'ivresse double la peine. Mais si j'administre un poison en Ă©tant convaincu que c’est un remĂšde, je pose un acte autre que celui qui est voulu ; je ne suis donc pas la cause de l'acte effectif. Je n'aurais pas agi ainsi si j’avais su ; et si j’avais su et que j’avais fait pareil, je serais responsable. 2. Chaque corps aspire Ă  se reposer dans son lieu naturel c’est une physique tĂ©lĂ©ologique qui permet de comprendre ce qu'est la contrainte physique. Le feu monte pour retrouver le feu cĂ©leste. Il y a une spontanĂ©itĂ© du mouvement naturel qui est un principe interne de mouvement. Il rĂ©sulte de cela qu'une pierre qui monte subit un mouvement "non naturel" elle subit une contrainte extĂ©rieure Ă  sa nature. De mĂȘme, nous agissons de nous-mĂȘmes efficience causale interne ou contraint efficience causale externe. On peut distinguer trois types d'actes actes spontanĂ©s efficience du dĂ©sir, par exemple je dĂ©sire une pomme. C’est une cause interne dont je suis responsable. actes contraints origine extĂ©rieure, sans ma collaboration. Mon efficience causale est anĂ©antie ou paralysĂ©e. Par exemple, un prisonnier poings et pieds liĂ©s. actes mixtes des actes contraints et spontanĂ©s. Je dois agir par mon pouvoir d'action, mais sous la menace d'un tiers. La responsabilitĂ© est attĂ©nuĂ©e mais non abolie. Il est maintenant possible de prĂ©ciser le concept de volontaire par inversion de ce qui a Ă©tĂ© dit le volontaire c’est un acte spontanĂ©, accompli en connaissance de cause. Il y a la spontanĂ©itĂ© du dĂ©sir Ă©clairĂ© par l'intentionnalitĂ© de la raison agir par soi ; en connaissance de cause. Comme on peut le constater, la rĂ©flexion d'Aristote porte sur les conditions de la responsabilitĂ©. Son idĂ©e de la libertĂ© ressemble peu Ă  l’idĂ©e moderne ; elle concerne surtout une Ăąme qui est principe d'animation. À ce titre, puisqu'Aristote admet qu'un cheval puisse ĂȘtre vertueux, il peut sans doute Ă©galement ĂȘtre dit libre s'il avait la raison. Cela n'aurait rien d'incongru ; c’est seulement que notre conception de l'Ăąme s'est trouvĂ©e mĂȘlĂ©e Ă  des idĂ©es thĂ©ologiques notre idĂ©e de libertĂ© se dĂ©veloppe sous l'influence chrĂ©tienne. Les futurs contingents[modifier modifier le wikicode] voir aussi l’article fatalisme qui expose quelques raisonnements Le problĂšme des futurs contingents est un problĂšme de logique qui se prĂ©sente sous la forme d'une alternative. Aristote analyse la proposition suivante il y aura une bataille demain ou il n'y aura pas de bataille demain. Comme l'un ou l'autre est nĂ©cessairement vrai, il semble nĂ©cessaire que l'un arrive et pas l'autre. En consĂ©quence, cette nĂ©cessitĂ© logique se traduirait par une nĂ©cessitĂ© des Ă©vĂšnements eux-mĂȘmes. En rĂ©alitĂ©, selon Aristote, la nĂ©cessitĂ© ne porte que sur le ou, ce qui fait que les parties de l'alternative ne sont pas nĂ©cessaires en elles-mĂȘmes. Platon[modifier modifier le wikicode] Platon raconte dans un mythe comment les Ăąmes choisissent leur futur incarnation. Cela peut ĂȘtre interprĂ©tĂ© comme une conception mĂ©taphysique de la libertĂ©, conception qui ne semble pas trĂšs courante dans l'AntiquitĂ© on trouve une allusion trĂšs courte chez CicĂ©ron Et l’on peut dire que parmi les Ăąmes ainsi surprises, celles qui venaient du ciel n'Ă©taient pas les moins nombreuses, parce qu’elles n'avaient pas Ă©tĂ© Ă©prouvĂ©es par les souffrances; au contraire, la plupart de celles qui arrivaient de la terre, ayant elles-mĂȘmes souffert et vu souffrir les autres, ne faisaient point leur choix Ă  la hĂąte. De lĂ  venait, ainsi que des hasards du tirage au sort, que la plupart des Ăąmes Ă©changeaient une bonne destinĂ©e pour une mauvaise ou inversement. Et aussi bien, si chaque fois qu'un homme naĂźt Ă  la vie terrestre il s'appliquait sainement Ă  la philosophie, et que le sort ne l'appelĂąt point Ă  choisir parmi les derniers, il semble, d’aprĂšs ce qu'on rapporte de l'au-delĂ , que non seulement il serait heureux ici-bas, mais que son voyage de ce monde en l'autre et son retour se feraient, non par l'Ăąpre sentier souterrain, mais par la voie unie du ciel. La RĂ©publique, livre X. PĂ©riode hellĂ©nistique[modifier modifier le wikicode] Ă©picure[modifier modifier le wikicode] Epicure a inventĂ© la notion de clinamen pour Ă©viter le dĂ©terminisme qui dĂ©coule de sa physique. Voir Ă  l’article Ă©picure, section Physique. Epicure a introduit cette explication parce qu’il a craint que, si l’atome se dĂ©plaçait toujours en vertu d’une pesanteur naturelle et nĂ©cessaire, il n’y ait en nous aucune libertĂ© [nihil liberum nobis esset] puisque l’ñme ne serait animĂ©e [animus moveretur] que par la contrainte du mouvement des atomes. DĂ©mocrite, l’inventeur des atomes, a prĂ©fĂ©rĂ© cette solution selon laquelle tout se produit par la nĂ©cessitĂ©, plutĂŽt que de priver les corps indivisibles de leur mouvement naturel. CicĂ©ron, Du destin, §23. StoĂŻcisme[modifier modifier le wikicode] Pour le fatum stoĂŻcien, voir Fatalisme J'appelle destin fatum ce que les Grecs appellent heimarmĂ©nĂš, c'est-Ă -dire l’ordre et la sĂ©rie des causes, quand une cause liĂ©e Ă  une autre produit d'elle-mĂȘme un effet. .... On comprend dĂšs lors que le destin n’est pas ce qu'entend la superstition, mais ce que dit la science, Ă  savoir la cause Ă©ternelle des choses, en vertu de laquelle les faits passĂ©s sont arrivĂ©s, les prĂ©sents arrivent et les futurs doivent arriver CicĂ©ron, De la divination. Aspect pratique de la libertĂ© il y a une dimension pratique de la libertĂ© et une dimension qui concerne nos Ă©tats psychologiques. Cette dimension concerne particuliĂšrement les passions de l'Ăąme et la morale. La conception stoĂŻcienne de la libertĂ© est de ce point de vue une conception morale typique. Ă©pictĂšte De toutes les choses du monde, les unes dĂ©pendent de nous, les autres n'en dĂ©pendent pas. Celles qui en dĂ©pendent sont nos opinions, nos mouvements, nos dĂ©sirs, nos inclinations, nos aversions; en un mot, toutes nos actions. Celles qui ne dĂ©pendent point de nous sont le corps, les biens, la rĂ©putation, les dignitĂ©s ; en un mot, toutes les choses qui ne sont pas du nombre de nos actions. Les choses qui dĂ©pendent de nous sont libres par leur nature, rien ne peut ni les arrĂȘter, ni leur faire obstacle; celles qui n'en dĂ©pendent pas sont faibles, esclaves, dĂ©pendantes, sujettes Ă  mille obstacles et Ă  mille inconvĂ©nients, et entiĂšrement Ă©trangĂšres. Souviens-toi donc que, si tu crois libres les choses qui de leur nature sont esclaves, et propres Ă  toi celles qui dĂ©pendent d'autrui, tu rencontreras Ă  chaque pas des obstacles, tu seras affligĂ©, troublĂ©, et tu te plaindras des dieux et des hommes. Au lieu que si tu crois tien ce qui t'appartient en propre, et Ă©tranger ce qui est Ă  autrui, jamais personne ne te forcera Ă  faire ce que tu ne veux point, ni ne t'empĂȘchera de faire ce que tu veux; tu ne te plaindras de personne; tu n'accuseras personne; tu ne feras rien, pas mĂȘme la plus petite chose, malgrĂ© toi; personne ne te fera aucun mal, et tu n'auras point d'ennemi, car il ne t'arrivera rien de nuisible. Manuel, 1. Augustin[modifier modifier le wikicode] La libertĂ© est pour Augustin correspondance entre la volontĂ© humaine et la volontĂ© divine ; elle n'est donc pas un choix, mais une sorte de nĂ©cessitĂ© Ă  se conformer Ă  l’ordre divin. Il existe toutefois deux sortes de libertĂ© la libertĂ© parfaite qui prĂ©cĂšde la chute Ă©pisode du pĂ©chĂ© originel oĂč l'homme est libre entiĂšrement, parce qu’il fait de lui-mĂȘme le bien, qu’il est ce bien qu’il rĂ©alise ; une libertĂ© imparfaite, aprĂšs la chute, qui tĂ©moigne de la corruption de la nature humaine, autrement dit de la mauvaise utilisation de sa volontĂ©. Quand l'homme est bon malgrĂ© tout, ce n’est pas de son fait, mais par la grĂące de Dieu Telle est notre libertĂ©, lorsque nous nous soumettons Ă  cette vĂ©ritĂ©; et c’est notre Dieu lui-mĂȘme qui nous dĂ©livre de la mort, c'est-Ă -dire de l'Ă©tat de pĂ©chĂ©. Car c’est la vĂ©ritĂ© elle-mĂȘme, homme conversant avec les hommes, qui a dit Ă  ceux qui croient en elle "Si vous gardez ma parole, vous ĂȘtes vraiment mes disciples, et vous connaĂźtrez la vĂ©ritĂ©, et la vĂ©ritĂ© vous rendra libres". Du libre-arbitre, livre 2, §13. Thomas d'Aquin[modifier modifier le wikicode] Dans la scolastique, la libertĂ© est une facultĂ© de la raison et de la volontĂ©, i. e. une facultĂ© de facultĂ© ! MalgrĂ© cette curiositĂ©, ce qui est soulignĂ©, c’est la collaboration de la raison et de la volontĂ©. Pour comprendre ce concept chez Thomas d'Aquin, il faut se reprĂ©senter l'Ăąme divisĂ©e en deux parties Les divisions de l'Ăąme Âme rationnelle Âme irrationnelle RationalitĂ© cognitive RationalitĂ© appĂ©titive Cognitive AppĂ©titive Intuitions des principes IdĂ©e ou dĂ©finition Raisonnement VolontĂ© SensibilitĂ© DĂ©sir Objet universel Objet le bien en gĂ©nĂ©ral, Dieu Objet particulier L'Ăąme rationnelle est portĂ©e Ă  l'universel ; c’est ce point qui permet de fonder la libertĂ©. En effet, si les animaux sont dĂ©terminĂ©s ad unum d'une façon unique, les hommes en revanche peuvent l'ĂȘtre de multiples façons il y a un choix dans les possibles. L'instinct est une rĂ©ponse dĂ©terminĂ©e Ă  un stimulus ; il y a pas de choix. L'intelligence ouvre des possibles pour une situation donnĂ©e il y a pour l'homme une multitude de comportements possibles. Ces choix sont ce qui constitue la libertĂ© de l'Ăąme. L'expression de cette libertĂ© est la dĂ©libĂ©ration qui est l'Ɠuvre de la raison, car elle prĂ©sente Ă  l'agent plusieurs reprĂ©sentations. Le choix est alors un acte de la volontĂ© qui se dĂ©termine Ă  tel ou tel possible. Remarque Comme on le voit dans le tableau proposĂ©, une philosophie de la libertĂ© implique une distinction entre la volontĂ© et le dĂ©sir le dĂ©sir est inconscient de ses raisons et irresponsable ; il est vellĂ©itaire et n'implique pas l'action ; la volontĂ© est consciente il y a un pourquoi, elle est constante et ferme. On constate dans l’ensemble que la volontĂ© devient une puissance rationnelle. Elle n’est pas dĂ©terminĂ©e par des choses particuliĂšres qu'elle transcende. L'animal, en revanche, est collĂ© au particulier. En rĂ©sumĂ©, la notion de libre-arbitre, c’est la collaboration de la raison et de la volontĂ© ; l'ouverture des possibles et la dĂ©libĂ©ration ; le choix, fruit de la volontĂ© L'horizon mĂ©taphysique de cette conception, c’est Dieu. La conception rationnelle de l'action donne pour le chrĂ©tien une dignitĂ© immanente Ă  l'homme. En effet, la valorisation antique de la pensĂ©e ne permettait pas de valoriser le choix, car la pensĂ©e a une nĂ©cessitĂ© logique. La volontĂ©, en revanche, permet le libre-arbitre humain. Descartes[modifier modifier le wikicode] "Je ne puis pas me plaindre que Dieu ne m'a pas donnĂ© un libre arbitre, ou une volontĂ© assez ample et parfaite, puisqu'en effet je l'expĂ©rimente si vague et si Ă©tendue, qu'elle n'est renfermĂ©e dans aucune borne." MĂ©ditations MĂ©taphysiques, IV. "La libertĂ© de notre volontĂ© se connaĂźt sans preuves, par la seule expĂ©rience que nous en avons." La conception de la libertĂ© de Descartes, qui s'oppose Ă  l'augustinisme jusqu'Ă  un certain point, nous fait parvenir ici au commencement de la conception moderne de l'individu. De ce point de vue, la libertĂ© cartĂ©sienne a des consĂ©quences morales et politiques considĂ©rables. Spinoza[modifier modifier le wikicode] Leibniz[modifier modifier le wikicode] Leibniz nie Ă  la fois la nĂ©cessitĂ© et l'absolue libertĂ© telle qu'elle est conçue chez Descartes. Il cherche ainsi une rĂ©conciliation entre dĂ©terminisme et libertĂ©. Sa critique repose sur quelques grands principes Le principe de l'identitĂ© des indiscernables. Selon ce principe, deux ĂȘtres indiscernables sont identiques ; deux ĂȘtres diffĂ©rents doivent diffĂ©rer, ne serait-ce que par de petites diffĂ©rences inaperçues. Leibniz distingue ici l'aperception et les perceptions l'aperception est la conscience claire et distincte d'un objet ; les perceptions peuvent ĂȘtre inconscientes et influencer notre arbitre Ă  notre insu. Pour Leibniz, l'aperception est la synthĂšse des petites perceptions, insensibles chacune en elle-mĂȘme. L'inconscient leibnizien est donc fait de ces petites perceptions. Le principe de raison suffisante il y a toujours une raison qui explique pourquoi un phĂ©nomĂšne est ou n'est pas, et pourquoi il est ainsi et pas autrement. Par consĂ©quent, il n'y a pas de libertĂ© d'indiffĂ©rence, car l'arbitre ne peut ĂȘtre dans un Ă©tat d'Ă©quilibre entre deux objets puisqu'ils ne sont pas identiques. Il est impossible d’agir sans motif notre comportement est donc nĂ©cessairement dĂ©terminĂ©. Agir sans raison serait une imperfection, un acte alĂ©atoire. Ainsi, ĂȘtre libre, c’est agir selon la plus parfaite des raisons que l’on puisse concevoir. La libertĂ© est la plĂ©nitude d'une dĂ©termination rationnelle. Pourtant, cette surdĂ©termination n'est-elle pas une aliĂ©nation ? La libertĂ© Ă©tant en effet la plus parfaite raison, n'est-ce pas nier l'autodĂ©termination du sujet ? Il faut, selon Leibniz, distinguer le certain du nĂ©cessaire il est certain que le sage agira pour le mieux, mais ce n’est pas nĂ©cessaire. La certitude n'implique pas la nĂ©cessitĂ© l'obligation morale n’est pas nĂ©cessaire. Cette conception de la libertĂ© s'oppose Ă  la conception scolastique la philosophie des facultĂ©s hypostasie les facultĂ©s, elle pose en substance ce qui est en acte ; en disant que la volontĂ© choisit, on lui prĂȘte une facultĂ© qui appartient Ă  l'entendement. Il n'y a donc pas de distinction entre volontĂ© et entendement. La dĂ©finition scolastique se rĂ©fute elle-mĂȘme, c’est un schĂ©ma absurde. Pour Leibniz en effet, la volontĂ© n'est jamais que l'intelligence qui choisit la libertĂ© appartient Ă  la raison, et c’est la facultĂ© du meilleur choix possible. Autrement dit c’est une autodĂ©termination optimale. En rĂ©sumĂ©, on ne peut choisir entre libertĂ© mĂ©taphysique et dĂ©terminisme, car la libertĂ© suppose la dĂ©termination. Emmanuel Kant[modifier modifier le wikicode] La philosophie kantienne de la libertĂ© peut ĂȘtre rĂ©sumĂ©e ainsi la loi morale est la ratio cognoscendi de la libertĂ© ; la libertĂ© est la ratio essendi de la loi morale. La libertĂ© est pensĂ©e par Kant comme l'autonomie d'un sujet rationnel ; son champ est uniquement pratique. En effet, la soumission Ă  la loi morale, pour ĂȘtre morale, doit ĂȘtre le fait d'une volontĂ© pure. Or, seule peut ĂȘtre dite pure et bonne une volontĂ© dĂ©barrassĂ©e des influences de la sensibilitĂ©. En consĂ©quence, l'accomplissement de la loi morale impĂ©ratif catĂ©gorique est libertĂ© c’est la libre soumission de la volontĂ©. Henri Bergson[modifier modifier le wikicode] ... il faut chercher la libertĂ© dans une certaine nuance ou qualitĂ© de l'action mĂȘme, et non dans un rapport de cet acte avec ce qu’il n’est pas ou avec ce qu’il aurait pu ĂȘtre. On appelle libertĂ© le rapport du moi concret Ă  l'acte qu’il accomplit. Ce rapport est indĂ©finissable, prĂ©cisĂ©ment parce que nous sommes libres. On analyse, en effet, une chose, mais non pas un progrĂšs ; on dĂ©compose de l'Ă©tendue, mais non pas de la durĂ©e. Ou bien, si l’on s'obstine Ă  analyser quand mĂȘme, on transforme inconsciemment le progrĂšs en chose, et la durĂ©e en Ă©tendue. Par cela seul qu'on prĂ©tend dĂ©composer le temps concret, on en dĂ©roule les moments dans l'espace homogĂšne ; Ă  la place du fait s'accomplissant on met le fait accompli, et comme on a commencĂ© par figer en quelque sorte l'activitĂ© du moi, on voit la spontanĂ©itĂ© se rĂ©soudre en inertie et la libertĂ© en nĂ©cessitĂ©. - C’est pourquoi toute dĂ©finition de la libertĂ© donnera raison au dĂ©terminisme. PhĂ©nomĂ©nologie de la libertĂ©[modifier modifier le wikicode] À la fin du XIXe siĂšcle, la psychologie se cherche un statut scientifique. Ce statut implique un dĂ©terminisme psychophysiologique. Contre ce courant, Edmund Husserl va tenter de marquer les limites du point de vue naturaliste celui-ci, selon Husserl, ne suffit pas Ă  Ă©puiser la rĂ©alitĂ© de l'esprit. Seul le point de vue de l'esprit sur lui-mĂȘme peut en dĂ©voiler l'concept d'essence vrai. Il cherche alors Ă  Ă©tablir des rapports psychophysiques permettant Ă  l'esprit d’agir sur le monde par son corps propre, en affirmant ainsi la transcendance de l'ego. Deux aspects fondamentaux de la phĂ©nomĂ©nologie pour comprendre la libertĂ© l'Ă©pokhĂš, ou rĂ©duction du monde ; la constitution du monde. Dans l'Ă©pokhĂš, il s'agit pour la conscience d'Ă©liminer de son champ tout ce qui ne lui est pas immĂ©diatement connu. On a lĂ  le cogito et la mĂ©taphysique de Descartes. Il s'agit de faire apparaĂźtre ce qui constitue en propre la conscience. Et ce qui rĂ©siste, c’est la conscience constitutive de tout sens, objet ou ĂȘtre. En plaçant entre parenthĂšses le monde objectif, l'Ă©pokhĂš relativise radicalement la psychophysiologie, pour atteindre une subjectivitĂ© transcendantale. Ainsi, loin d’ĂȘtre dĂ©terminĂ©e par un objet, la conscience investit l’objet de sens. Dans la rĂ©duction, l’idĂ©e de nature objective peut donc ĂȘtre Ă©cartĂ©e, car elle n'appartient pas Ă  la conscience. L'Ă©pokhĂš dĂ©voile la conscience comme un absolu irrĂ©ductible et le monde objectif comme un terme relatif. Cette thĂšse permet Ă  Edmund Husserl de rejeter l’idĂ©e d'une dĂ©termination des Ă©tats de la conscience par les variations de l'organe central de la perception, le cerveau. Il admet pourtant que la conscience s'appuie sur un soubassement sensible, et qu'elle peut mĂȘme ĂȘtre conditionnĂ©e par certains processus physiques dans son activitĂ© perceptive. Mais il y a des limites Ă  cette dĂ©pendance, car, comme l'Ă©pokhĂš l'a montrĂ©, on ne peut rĂ©duire la conscience on ne peut faire l'Ă©conomie de son point de vue sur elle-mĂȘme dans lequel il n'entre aucun donnĂ© objectif. Cette thĂšse peut ĂȘtre dĂ©veloppĂ©e suivant deux aspects qui donne un statut transcendantal Ă  la libertĂ© 1. Il y a d'abord les phĂ©nomĂšnes de la rĂ©tention, de l'attention, comme la saisie d'un sens spirituel dans l’objet sensible l'esprit n’est pas un appareil perceptif passif, mais a une spontanĂ©itĂ© propre intentionnelle. Par exemple, une livre n’est pas qu'un ensemble de formes imprimĂ©es, car ces formes ont un sens pour la conscience. Il n'y a donc pas de dĂ©termination mĂ©canique des formes objectives, mais une signification inspirĂ©e de ces formes. Ce ne sont pas les donnĂ©es sensibles qui importent, mais les symboles que la conscience y trouve c’est une activitĂ© intentionnelle du sujet, une projection dans l'objet. Cette activitĂ© isole des Ă©lĂ©ments, et en nĂ©glige d'autres. Mon intention constitue l’objet comme objet spirituel. 2. Cette thĂšse implique ensuite une situation de la conscience dans le monde pour la phĂ©nomĂ©nologie, la conscience est dĂ©terminĂ©e par le monde, mais c’est du monde environnant constituĂ© par elle qu’il s'agit, et non du monde objectif. Ainsi rendra-t-on compte du l'action humaine par le monde subjectif c’est moi qui dĂ©termine le monde. Le principe de la libertĂ© humaine sera alors une loi intĂ©rieure Ă  la conscience. Ce rapport de la conscience Ă  son monde renverse la dĂ©pendance classique entre l’objet et le sujet, puisque l'esprit est conditionnĂ© en tant qu’il constitue le monde. Cette position permet nĂ©anmoins de naturaliser l'esprit, mais pas d'une maniĂšre unilatĂ©rale il y a un rapport rĂ©ciproque nature / conscience. DĂšs lors, le lieu de rĂ©alisation de la libertĂ© sera le corps propre, c'est-Ă -dire non pas le corps en tant qu’il est connu par la science, mais le corps organique Ă©prouvĂ© par la conscience. Ce corps est comme l'interface entre le monde de l'esprit et celui de la nature. Le corps propre c’est la causalitĂ© spirituelle, le lieu oĂč l'esprit s'objective et se rĂ©alise dans le monde. En conclusion, cet ensemble de rĂ©flexions sur la conscience et le corps propre fait que la libertĂ© transcendantale est bien dans la lignĂ©e de la mĂ©taphysique classique, car elle oppose, comme il a Ă©tĂ© vu plus haut, la raison Ă  la sensibilitĂ©. La libertĂ© est en effet l'indĂ©pendance transcendantale de la conscience elle s'Ă©tablit sur les ruines du dĂ©terminisme, car la spontanéïtĂ© du sujet est irrĂ©ductible. Sartre[modifier modifier le wikicode] Pour Sartre, la libertĂ© transcendantale de l'ego est rendue manifeste par l'imagination. Cette derniĂšre suppose en effet que la conscience soit douĂ©e de libertĂ© La nĂ©antisation du monde impliquĂ©e par une telle conscience capable d'imaginer rend possible un Ă©cart par rapport au monde objectif ; sans cet Ă©cart, nous resterions engluĂ©s dans "l'en-soi" et entiĂšrement dĂ©terminĂ©s. L'imaginaire permet de se donner Ă  soi-mĂȘme un objet la conscience est donc totalement compromise dans la constitution du "monde". La nĂ©antisation permet de conclure au primat de l’existence sur l'essence la cĂ©lĂšbre formule de Sartre selon laquelle "l'existence prĂ©cĂšde l'essence" signifie que l'individu n’est pas dĂ©terminisme d’aprĂšs un sens qui d'avance le dĂ©finirait en le "chosifiant". Car si l'homme appartient Ă  l'en-soi et Ă  ce titre est une chose, il est aussi et avant tout un "existant", un ĂȘtre qui opĂšre continuellement des choix. La libertĂ© est donc inhĂ©rente Ă  l’existence humaine ; elle en est la condition. Être homme, c’est ĂȘtre "condamnĂ© Ă  ĂȘtre libre", condamnĂ© Ă  assumer son existence libre. Le "pour-soi" peut bien ĂȘtre facilement tentĂ© par la mauvaise foi, forme exemplaire de l'inauthenticitĂ© niant toute responsabilitĂ© je n'y suis pour rien, prĂ©tend-il alors ; c’est la faute des "autres", c’est Ă  cause de telle ou telle passion qui s'est emparĂ©e de moi et Ă  laquelle je n'ai pu rĂ©sister, voire parce que Dieu ou "le destin" l'a voulu... Mais l'homme n’est pas libre d'Ă©chapper Ă  la libertĂ© refuser la libertĂ©, c’est encore la refuser librement. Et s'abstenir de choisir, c’est encore faire un choix − le choix de s'abstenir. Ainsi, Ă  travers le suivisme ou la lĂąchetĂ© prĂ©tendons-nous nier notre propre libertĂ© − comme par le fanatisme nous prĂ©tendons nier celle des autres. Mais la libertĂ© nous colle pour ainsi dire Ă  la peau "Nous dirons donc que, pour le coupe-papier, l'essence — c'est-Ă -dire l’ensemble des recettes et des qualitĂ©s qui permettent de le produire et de le dĂ©finir — prĂ©cĂšde l’existence ; et ainsi la prĂ©sence, en face de moi, de tel coupe-papier ou de tel livre est dĂ©terminĂ©e. Nous avons donc lĂ  une vision technique du monde, dans laquelle on peut dire que la production prĂ©cĂšde l'existence. [...] Nous voulons dire que l'homme existe d'abord, c'est-Ă -dire que l'homme est d'abord ce qui se jette vers un avenir, et ce qui est conscient de se projeter dans l'avenir. L'homme est d'abord un projet qui se vit subjectivement, au lieu d’ĂȘtre une mousse, une pourriture ou un chou-fleur ; rien n'existe prĂ©alablement Ă  ce projet ; rien n'est au ciel intelligible, et l'homme sera d'abord ce qu’il aura projetĂ© d'ĂȘtre." L’existentialisme est un humanisme Certes, un projet peut bien se rĂ©aliser, mais il n'est plus alors un projet ; il relĂšve dĂ©sormais de l'en-soi. C’est pourquoi "l'ĂȘtre du pour-soi est ce qu’il n’est pas et n’est pas ce qu’il est". La rĂ©alitĂ© humaine implique donc toujours un Ă©cart au rĂ©el Ă  l'en-soi, et c’est prĂ©cisĂ©ment en quoi consiste la libertĂ©. La raison peut bien prĂ©tendre le contraire et se prĂ©senter comme l'instrument de la dĂ©libĂ©ration volontaire, seule manifestation de la libertĂ© en rĂ©alitĂ©, dit Sartre, "la dĂ©libĂ©ration volontaire est toujours truquĂ©e" L'Être et le NĂ©ant, car "quand je dĂ©libĂšre, les jeux sont faits" dĂ©libĂ©rer c’est en effet choisir de dĂ©libĂ©rer, avant mĂȘme toute dĂ©libĂ©ration. Par consĂ©quent, la dĂ©libĂ©ration, quand elle a lieu, arrive toujours en dernier "il y a [...] un choix de la dĂ©libĂ©ration comme procĂ©dĂ© qui m'annoncera ce que je projette, et par suite ce que je suis". La libertĂ© est donc tout entiĂšre dans ce choix originel qui oriente tout choix, quelque forme qu’il prenne finalement. Et la vraie libertĂ©, Ă©vitant les nombreux piĂšges de l'attitude inauthentique, suppose de reconnaĂźtre et d'assumer ce caractĂšre originel de l'existence. Wittgenstein[modifier modifier le wikicode] Taper sur tout le monde avec pour seuls objectifs : dĂ©noncer la bĂȘtise, l’intolĂ©rance, et faire rire » Charlie Hebdo dĂ©nonce les absurditĂ©s de notre sociĂ©tĂ© . Et se moque de tous les sujets . Title: La LibertĂ© d'Expression dans la Presse L'exemple de Charlie Hebdo Author : NICOLLE Alexandra Created Date: 3/28/2017 10:46:24 AM Travail sur la libertĂ© d’expression Ă  partir d’une brochure disponible ici. L’étude de cas vue en cours concerne la libertĂ© d’expression sur Internet I. PrĂ©sentation du sujet II. Qu’est ce que la libertĂ© d’expression III. Les limites de l’exercice de la libertĂ©. Les Ă©lĂšves devront rĂ©aliser des exposĂ©s sur d’autres sujets mais en gardant le mĂȘme plan que celui du cours. Cette activitĂ© est intĂ©grĂ©e dans la 2Ăšme partie de l’edc et les questions font travailler des compĂ©tences reformuler, illustrer par un exemple
 qui devront ĂȘtre effectuĂ©es en autonomie lorsque l’élĂšve va effectuer en autonomie la 2Ăšme partie de son exposĂ©. Mon prezi de cours avec le sujet des exposĂ©s en fin de prĂ©sentation La libertĂ© d'expression a Ă©tĂ© inscrite dans la DĂ©claration Universelle des Droits de l’homme et du citoyen le 26 aoĂ»t 1989. - La libertĂ© d'expression, c’est le droit de dire tout ce qu'on veut
Cours des LibertĂ©s publiques Cours des LibertĂ©s publiques Droits de l'homme, libertĂ©s publiques, libertĂ©s fondamentales, droits fondamentaux. Symbolique > Les Droits de l'homme furent d'abord une fermentation philosophique consacrĂ©e par plusieurs textes. La philosophie est donc devenue du droit par le biais d'une Ă©lite dominante qui le revendique ainsi. MalgrĂ© le fait que ces textes soient dans des textes comme la DDHC ou le prĂ©ambule de 46, ils ne sont pas toujours respectĂ©s, voire bafouĂ©s La terreur, l'Empire de Bonaparte. Droit positif > Les LibertĂ©s Publiques sont envisagĂ©es vers la rĂ©volution de 1848. Le terme se rationalise Ă  cette Ă©poque. Sous la 3eme RĂ©publique. L’idĂ©e va ĂȘtre de traduire les droits de l’homme. C'est le passage de grandes idĂ©es Ă  des applications concrĂštes. Cela caractĂ©rise une pĂ©riode qui va voir les droits de l’homme transcrit sous forme de lois. > La notion de Droits fondamentaux apparaĂźt au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Cette expression figure dans des constitutions Ă©trangĂšres RFA. L'idĂ©e est de donner une garantie solide Ă  un certain nombre de droits qui sont intrinsĂšquement fondamentaux. Cette expression correspond donc Ă  une sĂ©lection de droits particuliĂšrement important, et Ă  la constitutionnalisation de ces droits > La notion de libertĂ©s fondamentales est française, et beaucoup moins prĂ©cise. On la trouve dans des textes des annĂ©es 80-90 qui venaient modifier la procĂ©dure devant les juridictions administratives. Les droits de la personnalitĂ© sont apparus. Incertitude terminologique. Pas d'accord prĂ©cis sur ce que cela veut dire. > L'expression Droits de l'homme est consacrĂ©e terminologiquement au 18eme. Elle n'est pas dissociable de l'idĂ©e de droits naturels. L'idĂ©e selon laquelle avant la sociĂ©tĂ© il y a une vie va apparaĂźtre, et que, en raison de sa nature, l'homme est intrinsĂšquement titulaire de droits. C'est aussi indissociable de l'idĂ©e de contrat social, car pour passer un contrat, il faut dĂ©jĂ  avoir des droits ! Les droits de l'homme ne peuvent ĂȘtre imaginĂ©s sans l'idĂ©e de droits naturels. Les droits de l'homme prĂ©existent Ă  la sociĂ©tĂ©. La DDHC en est imprĂ©gnĂ©e. Chronologiquement, c'est le premier des termes Ă  dĂ©finir. → Aujourd'hui, cette expression a aussi un autre sens contemporain. Elle Ă©tait en retrait, mais elle reprend du service au lendemain de la SECONDE GUERRE MONDIALE avec son internationalisation => DUDH de 1948. Il y a eu une prise de conscience de ce que l'ĂȘtre humain devait prendre en compte qu'il Ă©tait capable de barbarie et qu'il fallait palier cela. D'ou la crĂ©ation aussi de la SDN. DUDH ressemble beaucoup Ă  DDHC. → RenĂ© Cassin, Français, est le principal auteur de la DUDH, c'est lui qui va imposer le terme universel alors que les autres auteurs voulaient le terme international. Le terme Universel transcende les Etats. → L'expression Droits de l'Homme se trouve dans le mm temps utilisĂ©e en Europe dans la CEDH. > La premiĂšre transcription en droit positif des libertĂ©s publiques est la loi du 29 juillet 1981 instituant la libertĂ© de la presse, qui utilise cette expression. Mais on ne sait pas comment dĂ©finir vraiment les libertĂ©s publiques. Un rapport du Conseil d’Etat du 13 aout 1947. Selon ce rapport, les libertĂ©s publiques recouvrent 2 catĂ©gories de libertĂ©s → 1/ Les libertĂ©s qui se rattachent Ă  la notion classique de libertĂ©s individuelles c Ă  dire celles dont la personne humaine peut jouir individuellement et isolĂ©ment comme la libertĂ© d'aller et venir ou le droit Ă  la suretĂ© → 2/ Les grandes libertĂ©s qui n'Ă©tant pas limitĂ©s Ă  l'individu seul, se manifestent au dehors et comportent l'action de co-participant ou l'appel au public ». Ex. la libertĂ© de rĂ©union, d'association, syndicale, de la presse, d'expression, religieuse, de l'enseignement. → Les libertĂ©s publiques seraient alors l'ensemble des pouvoirs/facultĂ© d'auto dĂ©termination qui visent Ă  assurer l'autonomie de la personne humaine, reconnue par une norme lĂ©gislative leur assurant une protection renforcĂ©e Ă  l'Ă©gard des pouvoirs publics. C'est ce que les marxistes ont appelĂ©s des libertĂ©s bourgeoises. Les droits de la DDHC profitent Ă  la bourgeoisie, se sont des libertĂ©s individuelles au sens de la 1Ăšre catĂ©gorie du Conseil d'Etat. Ces libertĂ©s publiques bĂ©nĂ©ficient d'une reconnaissance lĂ©gislative Article 34 Constitution reconnaĂźt Ă  la loi le pouvoir de proclamer de nouvelles libertĂ©s publiques. Les libertĂ©s publiques sont sous la protection du juge judiciaire. Le titre 3 de la Constitution y est consacrĂ©. Un Etat oĂč les libertĂ©s publiques sont respectĂ©es est un Etat de Droit. > La notion de Droits fondamentaux apparaĂźt car la protection lĂ©gislative peut paraĂźtre bancale. Ce qu'une loi fait, elle peut le dĂ©faire. Constitution 23 mai 49 de la RFA consacre sa 1Ăšre partie Ă  la question des droits fondamentaux. Cela constitue une synthĂšse de ce qu'en France Ă  Ă©tĂ© consacrĂ© sous la notion de libertĂ©s publiques. → Les droits fondamentaux doivent ĂȘtre consacrĂ©s par la constitution, → Le contenu de ces droits est plus riche que les droits de l’homme ou libertĂ©s publiques. MĂȘme les pays non marxistes tiennent compte de ce que les libertĂ©s politiques ne suffisent pas. Dans le prĂ©ambule de 46, il est Ă©crit que la France proclame son attachement Ă  la DDHC socle des libertĂ©s publiques et son attachement aux principes fondamentaux reconnus par les lois de la RĂ©publique et aux principes particuliĂšrement nĂ©cessaires Ă  notre temps droit Ă  la santĂ©, au travail, au logement. → Ces droits ne peuvent pas ĂȘtre appelĂ©s libertĂ©s car ils reposent sur une revendication d'intervention de l'Etat providence, alors que les libertĂ©s fondamentale = auto dĂ©termination. → Ces droits fondamentaux caractĂ©risent le passage de l'Etat libĂ©ral Ă  l'Etat providence, qui va assurer l'Ă©ducation et la santĂ©. Les droits fondamentaux sont dans la synthĂšse entre les droits Ă©conomiques et sociaux, et les droits classiques. > La notion de LibertĂ©s fondamentales est apparue dans la JURISPRUDENCE du Conseil d’Etat & dans les textes de procĂ©dure d'urgence pour instaurer le rĂ©fĂ©rĂ© libertĂ©. Vers la fin des annĂ©es 70, idĂ©e que la dĂ©mocratie doit aussi ĂȘtre administrative. Loi qui instaure le rĂ©fĂ©rĂ© libertĂ© lorsqu'une collectivitĂ© locale porte atteinte Ă  une libertĂ© fondamentale. Cette notion va ĂȘtre reprise en 86 dans la rĂ©daction du code de justice administrative, permettant le sursis Ă  exĂ©cution. → Cette notion ne bĂ©nĂ©ficie pas d'une frontiĂšre nette. Elles concerneraient plutĂŽt les droits crĂ©ances, c Ă  dire des droits qui nĂ©cessitent une intervention supplĂ©mentaire de l'Etat ou de la puissance publique. Par ex, rĂ©fĂ©rĂ© formĂ© par un dĂ©tenu sur sa libertĂ© fondamentale de ne pas ĂȘtre exposĂ© au tabagisme passif. Droit Ă  » droit crĂ©ance ».
Uneapproche de la liberté d'expression sur Internet de Arnaud Hamon Sous la direction de Madame Sylvia Loussinotte 2000 Téléchargement PDF 2235 Ko Résumé La récente « convergence technique » entre l'informatique, les télécommunications et l'audiovisuel ainsi que le développement de la numérisation ont fait exploser les carcans qui contenaient la liberté
   Ref. 138719FRA Type de document Document Auteurs ComitĂ© directeur pour les droits de l’homme CDDH Fichier indisponible, contactez-nous pour plus d'informations Pour recevoir plusieurs exemplaires imprimĂ©s, sous rĂ©serve de disponibilitĂ©, merci de nous contacter RĂ©sumĂ© Table des matiĂšres Guide de bonnes et prometteuses pratiques sur la maniĂšre de concilier la libertĂ© d’expression avec d’autres droits et libertĂ©s, notamment dans les sociĂ©tĂ©s culturellement diversesLa libertĂ© d’expression, qui est protĂ©gĂ©e par l’article 10 de la Convention europĂ©enne des droits de l’homme, fait partie intĂ©grante des sociĂ©tĂ©s ouvertes et inclusives. En effet, il s’agit de la pierre angulaire de sociĂ©tĂ©s pluralistes culturellement diverses. Il ne s’agit toutefois pas d’un droit absolu et peut faire l’objet de restrictions conformĂ©ment Ă  l’article 10 2 de la Convention. Ce Guide rĂ©pond au souhait du ComitĂ© des Ministres de disposer d’un outil pratique pouvant ĂȘtre utilisĂ© par les Etats membres pour concilier le droit Ă  la libertĂ© d’expression et d’autres droits de l’homme, en particulier le droit au respect de la vie privĂ©e ; le droit Ă  la libertĂ© de pensĂ©e, de conscience et de religion ; la libertĂ© de rĂ©union et d’association ; et l’interdiction de la discrimination. À cet Ă©gard, les bonnes pratiques prometteuses prĂ©sentĂ©es dans le Guide dĂ©taillent les approches et les mĂ©thodes utilisĂ©es par les États et servent d’exemple pour l’élaboration et l’incorporation de nouvelles mesures et l’amĂ©lioration de la Guide a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© par le ComitĂ© directeur pour les droits de l’homme CDDH et s’appuie sur les normes, principes et recommandations Ă©manant d’instances juridiques internationales, rĂ©gionales et nationales. En outre, le Guide fournit des rĂ©sumĂ©s succincts des principes Ă©tablis dans la jurisprudence pertinente de la Cour europĂ©enne des droits de l’homme. Bien que le Guide s’adresse principalement aux dĂ©cideurs politiques et aux autoritĂ©s publiques, il constitue un outil utile pour un public plus large. Le lecteur trouvera dans ce Guide un exposĂ© approfondi sur l’étendue et le contenu du droit Ă  la libertĂ© d’expression ; la relation d’acteurs spĂ©cifiques Ă  la libertĂ© d’expression ; son importance pour le discours politique ; la relation entre la libertĂ© d’expression et les autres droits de l’homme. Le Guide attire l’attention sur les problĂšmes contemporains en interaction avec la libertĂ© d’expression, tels que les dĂ©sordres de l’information fake news » et le discours de haine. Il mentionne Ă©galement le dĂ©veloppement de l’intelligence artificielle IA qui aura probablement des incidences sur l’exercice de la libertĂ© d’expression, engendrant Ă  la fois dĂ©fis et opportunitĂ©s. I. CONTEXTE II. INTRODUCTION III. ÉTENDUE ET CONTENU DU DROIT À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION A. Protection de la libertĂ© d’expression Au niveau rĂ©gional et international Au niveau national Article 10 de la CEDH Étendue Restrictions autorisĂ©es Obligations des États AccĂšs Ă  l’information en ligne et hors ligne B. Acteurs spĂ©cifiques et leur relation Ă  la libertĂ© d’expression MĂ©dias Acteurs de la sociĂ©tĂ© civile IntermĂ©diaires d’Internet i. Domaine d’intĂ©rĂȘt spĂ©cifique la libertĂ© d’expression dans le discours politiqueLibre jeu du dĂ©bat politique ResponsabilitĂ© des dirigeants politiques et des partis politiques Mesures visant Ă  combattre les dĂ©clarations politiques qui incitent Ă  la violence ou Ă  la haine a. AutorĂ©gulation b. Retrait du soutien financier et d’autres formes de soutien public c. Interdiction et dissolution de partis politiques et d’organisations dans des cas exceptionnels TolĂ©rance accrue des personnalitĂ©s politiques Ă  l’égard des critiques ii. Domaine d’intĂ©rĂȘt spĂ©cifique les dĂ©sordres de l’information fake news » RĂ©glementation au niveau national Approche multidimensionnelle Initiatives de vĂ©rification des faits et de renforcement de la confiance Promotion du pluralisme et de la diversitĂ© des mĂ©dias Sensibilisation et Ă©ducation aux mĂ©dias RĂ©ponses coordonnĂ©es et poursuite de la recherche IV. Domaine d’interet specifique LE DISCOURS DE HAINE La difficultĂ© de dĂ©finir le discours de haine » Élaboration de stratĂ©gies nationales complĂštes Adoption d’une lĂ©gislation conforme aux obligations rĂ©gionales et internationales Renforcement des poursuites en cas d’infractions de discours de haine AutorĂ©gulation par les institutions publiques et privĂ©es Renforcement du signalement du discours de haine Aide aux victimes de discours de haine AmĂ©lioration de la recherche et du suivi, y compris par la collecte de donnĂ©es Éducation et sensibilisation, y compris dialogue interculturel Dialogue avec les mĂ©dias au sens large et notamment les plateformes de mĂ©dias sociaux, la sociĂ©tĂ© civile et les autres parties prenantes Contre-discours V. RAPPORT ENTRE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION ET D’AUTRES DROITS DE L’HOMME A. LibertĂ© d’expression et droit au respect de la vie privĂ©e B. LibertĂ© d’expression et libertĂ© de pensĂ©e, de conscience et de religion IntĂ©rĂȘts concurrents de la libertĂ© d’expression et de la libertĂ© de pensĂ©e, de conscience et de religion Symboles religieux dans l’espace public Lanceurs d’alerte BlasphĂšme, insultes Ă  caractĂšre religieux et incitation Ă  la haine religieuse C. LibertĂ© d’expression et libertĂ© de rĂ©union et d’association D. LibertĂ© d’expression et interdiction de la discrimination VI. CONCLUSIONS ANNEXE Analyse de la jurisprudence pertinente de la Cour europĂ©enne des droits de l'homme et d'autres instruments du Conseil de l'Europe en vue de fournir des orientations complĂ©mentaires sur la maniĂšre de concilier la libertĂ© d'expression avec d'autres droits et libertĂ©s, notamment dans les sociĂ©tĂ©s culturellement diverses. ThĂšmes similaires LibertĂ© d'expression et diffamation 2016 OĂč se trouve la limite entre libertĂ© d’expression et diffamation ? La libertĂ© d’expression est une libertĂ© fondamentale, un des piliers de la dĂ©mocratie en Europe, consacrĂ©e par... LibertĂ© d'expression et internet 2014 L’expansion d’internet a engendrĂ© une croissance exponentielle des possibilitĂ©s de s’exprimer, mais elle a aussi multipliĂ© les dangers qui menacent la libertĂ© d’expression. Du Printemps... Manuel sur le discours de haine 2009 Le droit Ă  la libertĂ© d'expression entraĂźne des devoirs et des responsabilitĂ©s, et il est soumis Ă  certaines limites, prĂ©vues Ă  l'article 10 paragraphe 2 de la Convention europĂ©enne des... Format PDF Ref 037717FRA Format PDF Ref LaProtectionDrLibFr Format PDF Ref LibPensFr Format PDF Ref 90212FRA1270 Format PDF Ref 151916FRA Guide de bonnes et prometteuses pratiques sur la maniĂšre de concilier la libertĂ© d’expression avec d’autres droits et libertĂ©s, notamment dans les sociĂ©tĂ©s culturellement diversesLa libertĂ© d’expression, qui est protĂ©gĂ©e par l’article 10 de la Convention europĂ©enne des droits de l’homme, fait partie intĂ©grante des sociĂ©tĂ©s ouvertes et inclusives. En effet, il s’agit de la pierre angulaire de sociĂ©tĂ©s pluralistes culturellement diverses. Il ne s’agit toutefois pas d’un droit absolu et peut faire l’objet de restrictions conformĂ©ment Ă  l’article 10 2 de la Convention. Ce Guide rĂ©pond au souhait du ComitĂ© des Ministres de disposer d’un outil pratique pouvant ĂȘtre utilisĂ© par les Etats membres pour concilier le droit Ă  la libertĂ© d’expression et d’autres droits de l’homme, en particulier le droit au respect de la vie privĂ©e ; le droit Ă  la libertĂ© de pensĂ©e, de conscience et de religion ; la libertĂ© de rĂ©union et d’association ; et l’interdiction de la discrimination. À cet Ă©gard, les bonnes pratiques prometteuses prĂ©sentĂ©es dans le Guide dĂ©taillent les approches et les mĂ©thodes utilisĂ©es par les États et servent d’exemple pour l’élaboration et l’incorporation de nouvelles mesures et l’amĂ©lioration de la Guide a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© par le ComitĂ© directeur pour les droits de l’homme CDDH et s’appuie sur les normes, principes et recommandations Ă©manant d’instances juridiques internationales, rĂ©gionales et nationales. En outre, le Guide fournit des rĂ©sumĂ©s succincts des principes Ă©tablis dans la jurisprudence pertinente de la Cour europĂ©enne des droits de l’homme. Bien que le Guide s’adresse principalement aux dĂ©cideurs politiques et aux autoritĂ©s publiques, il constitue un outil utile pour un public plus large. Le lecteur trouvera dans ce Guide un exposĂ© approfondi sur l’étendue et le contenu du droit Ă  la libertĂ© d’expression ; la relation d’acteurs spĂ©cifiques Ă  la libertĂ© d’expression ; son importance pour le discours politique ; la relation entre la libertĂ© d’expression et les autres droits de l’homme. Le Guide attire l’attention sur les problĂšmes contemporains en interaction avec la libertĂ© d’expression, tels que les dĂ©sordres de l’information fake news » et le discours de haine. Il mentionne Ă©galement le dĂ©veloppement de l’intelligence artificielle IA qui aura probablement des incidences sur l’exercice de la libertĂ© d’expression, engendrant Ă  la fois dĂ©fis et opportunitĂ©s.
Lamesure de la libertĂ© d’expression sur Internet Dans le domaine de la protection des droits et libertĂ©s, la principale difficultĂ© rĂ©side dans la conciliation de principes contradictoires et, Ă  ce
Plan de travail[tabs slidertype= »top tabs »] [tabcontainer] [tabtext]Sujets des exposĂ©s[/tabtext] [tabtext]Travail en classe[/tabtext] [tabtext]Travail Ă  la maison[/tabtext] [/tabcontainer] [tabcontent] [tab] Migrants en Europe et libertĂ© de circulation. Les frontiĂšres sont-elles les mĂȘmes pour tous en Europe? Artistes de rue Banksy et libertĂ© d’expression. Taguer, c’est vandaliser ou s’exprimer? EurokĂ©ennes et libertĂ© de rĂ©union. Les Eurocks, un festival no limit? Port du voile intĂ©gral et la libertĂ© de religion/expression. Doit-on cacher sa religion? Perturbations Ă  la SNCF Printemps 2018 et droit de grĂšve. Les cheminots prennent-ils en otage la libertĂ© de circulation? Caricatures de presse et libertĂ© d’expression Charlie Hebdo
.. Faut-il se moquer de tout et de tout le monde? Placements de produits et libertĂ© d’expression. Est-ce vendre son Ăąme aux marques? DĂ©monĂ©tisation sur Youtube et libertĂ© d’expression. Youtube est-t-il en train de censurer ses crĂ©ateurs? Dissolution des groupes d’extrĂȘme droite et libertĂ© d’association. Peut-on s’associer pour haĂŻr autrui? DĂ©rapages Ă  la TV et libertĂ© d’expression. Doit-on est politiquement correct Ă  la TV? Fake News et libertĂ© d’expression. Quel intĂ©rĂȘt y-a-t-il de cacher la vĂ©ritĂ©? [/tab] [tab] Calendrier Ă  partir du 5 novembre ComplĂ©ter le livret cf ci-dessous. Partie I Formuler 6 questions en lien avec le sujet. Utiliser Internet afin de rĂ©pondre Ă  celles-ci puis noter les sites utilisĂ©s. Partie II SĂ©lectionner deux textes de loi qui dĂ©finissent et garantissent la libertĂ© sur laquelle tu travailles. Les textes fondamentaux et/ou textes de loi. Indiquer leurs noms, l’article concernĂ© et la date Ă  laquelle ils ont Ă©tĂ© adoptĂ©s. Puis recopier les phrases et/ou expressions qui te paraissent importantes. Partie III SĂ©lectionner un texte de loi qui limite et encadre la libertĂ© sur laquelle tu travailles. Le copier ou seulement certaines expressions importantes, indiquer son nom et reformule le. Expliquer pourquoi il est important que la libertĂ© soit encadrĂ©e et limitĂ©e selon toi en lien avec la situation Ă©tudiĂ©e. [/tab] [tab] Calendrier du 5 novembre au 3 dĂ©cembre 1- S’inscrire sur Prezi 2- RĂ©aliser le diaporama. Celui-ci doit comporter 3 parties PrĂ©sentation du sujet de l’exposĂ© PrĂ©sentation de la libertĂ© Ă©tudiĂ©e. DĂ©finition, textes de loi etc
 voir Ă©tape 1 Donner et expliquer les limites et textes de lois qui limitent l’exercice de la libertĂ©. voir Ă©tape 1 [/tab] [/tabcontent] [/tabs] Documents de travail Pour afficher en grand, clique ici Exemple de livret complĂ©tĂ© extraits, le livret fait 5 pages
LalibertĂ© d’expression est un droit fondamental inscrit dans la DĂ©claration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (article 11) et dans la DĂ©claration universelle des Droits de
Les rĂ©seaux sociaux occupent actuellement une place importante dans la vie quotidienne. Outre Twitter, Linkedin et Instagram, Facebook tient le haut du pavĂ© et ne cesse d’innover pour gagner en nombre d’abonnĂ©s en France et partout dans le monde. La popularitĂ© de ces plateformes numĂ©riques rĂ©sulte non seulement de leur utilitĂ©, mais aussi des publications polĂ©miques qui y sont diffusĂ©es rĂ©guliĂšrement. Face aux faits extravagants qui attirent constamment l’attention du public, qu’en est-il de la notion de libertĂ© d’expression du point de vue juridique ? Les internautes ont-ils le droit de s’exprimer sans limites ? Cette libertĂ© peut-elle porter atteinte Ă  la paix et Ă  l’ordre public ? Pour les auteurs qui subissent des fuites de leurs Ɠuvres sur les rĂ©seaux sociaux, prendre conseil auprĂšs d’un avocat qualifiĂ© en droit du numĂ©rique est recommandĂ©. Zoom sur le cadre lĂ©gal des rĂ©seaux sociaux confrontĂ©s Ă  la libertĂ© d’expression. Quel est le principe de la libertĂ© d’expression ? La libertĂ© d’expression est dĂ©finie par l’article 19 de la DĂ©claration Universelle des Droits de l’Homme DUDH comme Ă©tant Besoin d'un avocat ? Nous vous mettons en relation avec l’avocat qu’il vous faut, prĂšs de chez vous Trouver mon Avocat La libertĂ© d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas ĂȘtre inquiĂ©tĂ© pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de rĂ©pandre, sans considĂ©ration de frontiĂšres, les informations et les idĂ©es par quelque moyen d’expression que ce soit. Article 19 de la DĂ©claration Universelle des Droits de l’Homme DUDH Il s’agit d’un concept lĂ©gal reconnu par tous les pays membres de l’Union europĂ©enne et instaurĂ© dans le cadre de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertĂ©s fondamentales du Conseil d’Europe CEDH. D’ailleurs, l’alinĂ©a 1er de ladite Convention met l’accent sur le principe selon lequel Toute personne a droit Ă  la libertĂ© d’expression. » La dĂ©finition de cette notion dĂ©pend du pays qui l’applique. À titre d’exemple, les États-Unis ont reconnu le principe de libertĂ© d’expression suite Ă  de nombreuses dĂ©cisions jurisprudentielles. Le juge de la Cour suprĂȘme Holmes l’a dĂ©crit comme suit le bien ultime souhaitĂ© est atteint de maniĂšre optimale par le libre-Ă©change des idĂ©es ». Abrams c. quant Ă  lui, affirme que le meilleur test de vĂ©ritĂ© est la puissance de la pensĂ©e Ă  se faire accepter par la compĂ©tition du marchĂ©. » Un autre juge de la Cour suprĂȘme, Powell a dit ⚖ Selon le premier amendement, il n’y a pas une telle chose qu’une idĂ©e fausse. Aussi pernicieuse qu’une opinion puisse paraĂźtre, nous dĂ©pendons pour qu’elle soit corrigĂ©e non pas de la conscience des juges et des jurys, mais de sa concurrence avec d’autres idĂ©es. » Enfin, l’affaire Handyside au Royaume-Uni s’aligne avec ces affirmations en Ă©nonçant que la libertĂ© d’expression vaut non seulement pour les informations » ou idĂ©es » accueillies avec faveur ou considĂ©rĂ©es comme inoffensives ou indiffĂ©rentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiĂštent l’État ou une fraction quelconque de la population.» Quelles sont les exceptions Ă  la libertĂ© d’expression ? Selon la jurisprudence amĂ©ricaine, les exceptions Ă  la libertĂ© d’expression concernent les faits relatifs aux discours obscĂšnes et Ă  la diffamation. En effet, s’exprimer librement est un droit fondamental jusqu’à ce qu’il entraĂźne un danger clair et prĂ©sent, voire Ă  caractĂšre obscĂšne ou menaçant pour autrui. Pour renforcer ces propos, la CEDH a, dans son article 24 alinĂ©a 8, prĂ©vu des sanctions de peines d’emprisonnement 1 an et d’amende 45 000 € pour les dĂ©lits de provocation Ă  la haine, Ă  la discrimination ou Ă  la violence raciale. D’ailleurs, la diffamation et les menaces sont des infractions reconnues et rĂ©primĂ©es par le Code pĂ©nal français. RĂ©seaux sociaux vs libertĂ© d’expression le cadre juridique applicable Les propos dans les rĂ©seaux sociaux pouvant enfreindre les limites Ă  la libertĂ© d’expression sont interdits par la loi française. L’exemple le plus cĂ©lĂšbre est celui du fameux Tweets antisĂ©mites » qui a suscitĂ© de nombreux dĂ©bats dans les mĂ©dias sociaux. Les faits se sont dĂ©roulĂ©s en 2012 en France, lorsque des blagues dites antisĂ©mitiques » ou inspirant la haine contre les Juifs comme des hashtags unbonjuif et unjuifmort ont Ă©tĂ© publiĂ©es sur Twitter. La situation a dĂ©clenchĂ© la colĂšre de plusieurs associations luttant contre le racisme, plus prĂ©cisĂ©ment l’antisĂ©mitisme. Ces derniĂšres ont demandĂ© au tribunal judiciaire de Paris TGI d’exiger Ă  Twitter les donnĂ©es permettant d’identifier les personnes Ă  l’origine des tweets litigieux. Leur demande a Ă©tĂ© acceptĂ©e par le TGI le 24 janvier 2013. Le tribunal de Paris a alors ordonnĂ© Ă  Twitter de concevoir un dispositif facile d’accĂšs et visible par le public sur sa plateforme. Cette fonctionnalitĂ© permet de ce fait d’informer les internautes des contenus illicites et ainsi de censurer les tweets incitant aux crimes contre l’humanitĂ© et au racisme. D’autres cas d’exceptions Ă  la libertĂ© d’expression touchent aussi le domaine professionnel. Par exemple, une affaire concernait un salariĂ© cadre qui a Ă©mis des propos excessifs et calomnieux en ligne Ă  l’encontre de son employeur. La Cour d’appel de Dijon a estimĂ©, le 21 mars 2013, que le contenu publiĂ© sur le site avait un caractĂšre insultant et l’a qualifiĂ© d’injure publique ». Les faits Ă©taient aggravĂ©s par le fait que la plateforme Ă©tait Ă©galement facile d’accĂšs au public. Il a ainsi Ă©tĂ© conclu que le salariĂ© n’a pas le droit d’abuser de sa libertĂ© d’expression en Ă©mettant des propos injurieux sur les rĂ©seaux sociaux, sauf si ces propos sont tenus dans un espace privĂ© ou non public. » En 2011, la Cour d’appel de Rouen a soulignĂ© que Facebook pouvait Ă  la fois constituer un espace public et un espace privĂ© selon le paramĂ©trage ou la configuration effectuĂ©s par l’utilisateur. À noter D’aprĂšs l’étude de ces affaires, la libertĂ© d’expression ne constitue aucunement une infraction tant que l’accĂšs aux messages est autorisĂ© par le titulaire du compte et que ledit accĂšs est restreint Ă  un nombre d’utilisateurs dĂ©terminĂ©s. À cet effet, la Cour de cassation considĂšre que les messages publiĂ©s sur le rĂ©seau social Facebook ont un caractĂšre public par dĂ©faut. Pour conclure, le cadre lĂ©gal des rĂ©seaux sociaux et de la libertĂ© d’expression dĂ©pend de deux principales conditions, Ă  savoir la nature des propos Ă©mis par l’utilisateur d’une part et les circonstances de la publication des propos en ligne d’autre part. Quel que soit le type de rĂ©seaux sociaux en question, la violation ou le respect de la libertĂ© d’expression est Ă©tabli en fonction de ces paramĂštres. MaĂźtre Nejma LABIDI Membre du ComitĂ© d’experts Avocate AssociĂ©e Ă  Paris MaĂźtre Nejma LABIDI saura mettre Ă  votre service tout son savoir-faire en droit pĂ©nal, en assurant la dĂ©fense de vos intĂ©rĂȘts devant le juge d’instruction, le juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention, le tribunal Correctionnel ou la cour d’Assises... DĂ©couvrez notre ligne Ă©ditoriale Navigation de l’article Besoin d'un avocat ? 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