1 Donnez-vous suffisamment de temps. Le temps est un facteur important dans le rĂ©sultat de votre discours, plus vous vous serez entrainĂ©, meilleure sera votre prestation. Pour vous faire un ordre d'idĂ©e, il faut employer une Ă  deux heures pour chaque minute de parole. Pour un discours de 5 minutes par exemple, entre 5 et 10 heures vous Simone Veil en 1974 Ă  l'AssemblĂ©e nationale. - AFPLe 26 novembre 1974, Simone Veil se prĂ©sente Ă  l'AssemblĂ©e nationale pour dĂ©fendre une loi qui fera histoire. Face Ă  un hĂ©micycle essentiellement composĂ© d'hommes, elle porte le texte ouvrant l'accĂšs Ă  l'IVG. vous propose de relire son loi historique et un discours qui a marquĂ© les esprits. En 1974, Simone Veil prononce l'un des discours les plus marquants de l'AssemblĂ©e nationale. Voici ce qu'elle disait. Monsieur le PrĂ©sident, Mesdames, Messieurs, si j’interviens aujourd’hui Ă  cette tribune, Ministre de la SantĂ©, femme et non-parlementaire, pour proposer aux Ă©lus de la nation une profonde modification de la lĂ©gislation sur l’avortement, croyez bien que c’est avec un profond sentiment d’humilitĂ© devant la difficultĂ© du problĂšme, comme devant l’ampleur des rĂ©sonances qu’il suscite au plus intime de chacun des Françaises, et en pleine conscience de la gravitĂ© des responsabilitĂ©s que nous allons assumer ensemble. Mais c’est aussi avec la plus grande conviction que je dĂ©fendrai un projet longuement rĂ©flĂ©chi et dĂ©libĂ©rĂ© pour l’ensemble du gouvernement, un projet qui, selon les termes mĂȘme du prĂ©sident de la RĂ©publique, a pour objet de mettre fin Ă  une situation de dĂ©sordre et d’injustice et d’apporter une solution mesurĂ©e et humaine Ă  un des problĂšmes les plus difficiles de notre temps».Si le gouvernement peut aujourd’hui vous prĂ©senter un tel projet, c’est grĂące Ă  tous ceux d’entre vous – et ils sont nombreux et de tous horizons – qui, depuis plusieurs annĂ©es, se sont efforcĂ©s de proposer une nouvelle lĂ©gislation, mieux adaptĂ©e au consensus social et Ă  la situation de fait que connaĂźt notre pays. C’est aussi parce que le gouvernement de M. Messmer avait pris la responsabilitĂ© de vous soumettre un projet novateur et courageux. Chacun d’entre nous garde en mĂ©moire la trĂšs remarquable et Ă©mouvante prĂ©sentation qu’en avait fait M. Jean Taittinger. C’est enfin parce que, au sein d’une commission spĂ©ciale prĂ©sidĂ©e par M. Berger, nombreux sont les dĂ©putĂ©s qui ont entendu, pendant de longues heures, les reprĂ©sentants de toutes les familles d’esprit, ainsi que les principales personnalitĂ©s compĂ©tentes en la matiĂšre. Pourtant, d’aucuns s’interrogent encore une nouvelle loi est-elle vraiment nĂ©cessaire ? Pour quelques-uns, les choses sont simples il existe une loi rĂ©pressive, il n’y a qu’à l’appliquer. D’autres se demandent pourquoi le Parlement devrait trancher maintenant ces problĂšmes nul n’ignore que depuis l’origine, et particuliĂšrement depuis le dĂ©but du siĂšcle, la loi a toujours Ă©tĂ© rigoureuse, mais qu’elle n’a Ă©tĂ© que peu appliquĂ©e. En quoi les choses ont-elles donc changĂ©, qui oblige Ă  intervenir ? Pourquoi ne pas maintenir le principe et continuer Ă  ne l’appliquer qu’à titre exceptionnel ? Pourquoi consacrer une pratique dĂ©lictueuse et, ainsi, risquer de l’encourager ? Pourquoi lĂ©gifĂ©rer et couvrir ainsi le laxisme de notre sociĂ©tĂ©, favoriser les Ă©goĂŻsmes individuels au lieu de faire revivre une morale de civisme et de rigueur ? Pourquoi risquer d’aggraver une mouvement de dĂ©natalitĂ© dangereusement amorcĂ© au lieu de promouvoir une politique familiale gĂ©nĂ©reuse et constructive qui permette Ă  toutes les mĂšres de mettre au monde et d’élever des enfants qu’elles ont conçus ?Parce que tout nous montre que la question ne se pose pas en ces termes. Croyez-vous que ce gouvernement et celui qui l’a prĂ©cĂ©dĂ© se seraient rĂ©solus Ă  Ă©laborer un texte et Ă  vous le proposer s’ils avaient pensĂ© qu’une autre solution Ă©tait encore possible ? Nous sommes arrivĂ©s Ă  un point oĂč, en ce domaine, les pouvoirs publics ne peuvent plus Ă©luder leurs responsabilitĂ©s. Tout le dĂ©montre les Ă©tudes et les travaux menĂ©s depuis plusieurs annĂ©es, les auditions de votre commission, l’expĂ©rience des autres pays la plupart d’entre vous le sentent, qui savent qu’on ne peut empĂȘcher les avortements clandestins et qu’on ne peut non plus appliquer la loi pĂ©nale Ă  toutes les femmes qui seraient passibles de ses rigueurs. Pourquoi donc ne pas continuer Ă  fermer les yeux ? Parce que la situation actuelle est dirai mĂȘme qu’elle est dĂ©plorable et dramatique. Elle est mauvaise parce que la loi est ouvertement bafouĂ©e, pire mĂȘme, ridiculisĂ©e. Lorsque l’écart entre les infractions commises et celles qui sont poursuivies est tel qu’il n’y a plus Ă  proprement parler de rĂ©pression, c’est le respect des citoyens pour la loi, et donc l’autoritĂ© de l’État, qui sont mis en cause. Lorsque des mĂ©decins, dans leurs cabinets, enfreignent la loi et le font connaĂźtre publiquement, lorsque les parquets, avant de poursuivre, sont invitĂ©s Ă  en rĂ©fĂ©rer dans chaque cas au ministĂšre de la Justice, lorsque des services sociaux d’organismes publics fournissent Ă  des femmes en dĂ©tresse les renseignements susceptibles de faciliter une interruption de grossesse, lorsque, aux mĂȘmes fins, sont organisĂ©s ouvertement et mĂȘme par charters des voyages Ă  l’étranger, alors je dis que nous sommes dans une situation de dĂ©sordre et d’anarchie qui ne peut plus me direz-vous, pourquoi avoir laissĂ© la situation se dĂ©grader ainsi et pourquoi la tolĂ©rer ? Pourquoi ne pas faire respecter la loi ? Parce que si des mĂ©decins, si des personnels sociaux, si mĂȘme un certain nombre de citoyens participent Ă  ces actions illĂ©gales, c’est bien qu’ils s’y sentent contraintes ; en opposition parfois avec leurs convictions personnelles, ils se trouvent confrontĂ©s Ă  des situations de fait qu’ils ne peuvent mĂ©connaĂźtre. Parce qu’en face dĂ©cidĂ©e Ă  interrompre sa grossesse, ils savent qu’en refusant leur conseil et leur soutien ils la rejettent dans la solitude et l’angoisse d’un acte perpĂ©trĂ© dans les pires conditions, qui risque de la laisser mutilĂ©e Ă  jamais. Ils savent que la mĂȘme femme, si elle a de l’argent, si elle sait s’informer, se rendra dans un pays voisin ou mĂȘme en France dans certaines cliniques et poura, sans encourir aucun risque ni aucune pĂ©nalitĂ©, mettre fin Ă  sa grossesse. Et ces femmes, ce ne sont pas nĂ©cessairement les plus immorales ou les plus inconscientes. Elles sont trois cent mille chaque annĂ©e. Ce sont celles que nous cĂŽtoyons chaque jour et dont nous ignorons la plupart du temps la dĂ©tresse et les drames. C’est Ă  ce dĂ©sordre qu’il faut mettre fin. C’est cette injustice qu’il convient de faire cesser. Mais comment y parvenir? Je le dis avec toute ma conviction l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolĂ©rer sans qu’il perde ce caractĂšre d’exception, sans que la sociĂ©tĂ© paraisse l’encourager?Je voudrais tout d’abord vous faire partager une conviction de femme - je m’excuse de le faire devant cette AssemblĂ©e presque exclusivement composĂ©e d’hommes aucune femme ne recourt de gaietĂ© de cƓur Ă  l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes. C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame.. C’est pourquoi, si le projet qui vous est prĂ©sentĂ© tient compte de la situation de fait existante, s’il admet la possibilitĂ© d’une interruption de grossesse, c’est pour la contrĂŽler et, autant que possible, en dissuader la femme. Nous pensons ainsi rĂ©pondre au dĂ©sir conscient ou inconscient de toutes les femmes qu se trouvent dans cette situation d’angoisse, si bien dĂ©crite et analysĂ©e par certaines des personnalitĂ©s que votre commission spĂ©ciale a entendues au cours de l’automne 1973. Actuellement, celles qui se trouvent dans cette situation ce dĂ©tresse, qui s’en prĂ©occupe ? La loi les rejette non seulement dans l’opprobre, la honte et la solitude, mais aussi dans l’anonymat et l’angoisse des poursuites. Contraintes de cacher leur Ă©tat, trop souvent elles ne trouvent personne pour les Ă©couter, les Ă©clairer et leur apporter un appui et une protection. Parmi ceux qui combattent aujourd’hui une Ă©ventuelle modification de la loi rĂ©pressive, combien sont-ils ceux qui se sont prĂ©occupĂ©s d’aider ces femmes dans leur dĂ©tresse ? Combien sont-ils ceux qui au-delĂ  de ce qu’ils jugent comme une faute, ont su manifester aux jeunes mĂšres cĂ©libataires la comprĂ©hension et l’appui moral dont elles avaient grand besoin ? Je sais qu’il en existe et je me garderai de gĂ©nĂ©raliser. Je n’ignore pas l’action de ceux qui, profondĂ©ment conscients de leurs responsabilitĂ©s, font tout ce qui est Ă  leur portĂ©e pour permettre Ă  ces femmes d’assumer leur maternitĂ©. Nous aiderons leur entreprise ; nous ferons appel Ă  eux pour nous aider Ă  assurer les consultations sociales prĂ©vues par la loi. Mais la sollicitude et l’aide, lorsqu’elles existent, ne suffisent pas toujours Ă  les difficultĂ©s auxquelles sont confrontĂ©es les femmes sont parfois moins grave qu’elles ne les perçoivent. Certaines peuvent ĂȘtre dĂ©dramatisĂ©es et surmontĂ©es ; mais d’autres demeurent qui font que certaines femmes se sentent acculĂ©es Ă  une situation sans autre issue que le suicide, la ruine de leur Ă©quilibre familial ou le malheur de leurs enfants. C’est lĂ , hĂ©las !, la plus frĂ©quente des rĂ©alitĂ©s, bien davantage que l’avortement dit de convenance ». S’il n’en Ă©tait pas ainsi, croyez-vous que tous les pays, les uns aprĂšs les autres, auraient Ă©tĂ© conduits Ă  rĂ©former leur lĂ©gislation en la matiĂšre et Ă  admettre que ce qui Ă©tait hier sĂ©vĂšrement rĂ©primĂ© soit dĂ©sormais lĂ©gal ? Ainsi, conscient d’une situation intolĂ©rable pour l’État et injuste aux yeux de la plupart, le gouvernement a renoncĂ© Ă  la voie de la facilitĂ©, celle qui aurait consistĂ© Ă  ne pas intervenir. C’eĂ»t Ă©tĂ© cela le laxisme. Assumant ses responsabilitĂ©s, il vous soumet un projet de loi propre Ă  apporter Ă  ce problĂšme une solution Ă  la fois rĂ©aliste, humaine et juste. Certains penseront sans doute qu notre seule prĂ©occupation a Ă©tĂ© l’intĂ©rĂȘt de la femme, que c’est un texte qui a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© dans cette seule perspective. Il n’y est guĂšre question ni de la sociĂ©tĂ© ou plutĂŽt de la nation, ni du pĂšre de l’enfant Ă  naĂźtre et moins encore de cet enfant. Je me garde bien de croire qu’il s’agit d’une affaire individuelle ne concernant que la femme et que la nation n’est pas en cause. Ce problĂšme la concerne au premier chef, mais sous des angles diffĂ©rents et qui ne requiĂšrent pas nĂ©cessairement les mĂȘmes de la nation, c’est assurĂ©ment que la France soit jeune, que sa population soit en pleine croissance. Un tel projet, adoptĂ© aprĂšs une loi libĂ©ralisant la contraception, ne risque-t-il pas d’entraĂźner une chute importante de notre taux de natalitĂ© qui amorce dĂ©jĂ  une baisse inquiĂ©tante ? Ce n’est lĂ  ni un fait nouveau, ni une Ă©volution propre Ă  la France un mouvement de baisse asse rĂ©gulier des taux de natalitĂ© et de fĂ©conditĂ© est apparu depuis 1965 dans tous mes pays europĂ©ens, quelle que soit leur lĂ©gislation en matiĂšre d’avortement ou mĂȘme de contraception. Il serait hasardeux de chercher des causes simples Ă  un phĂ©nomĂšne aussi gĂ©nĂ©ral. Aucune explication ne peut y ĂȘtre apportĂ© au niveau national. Il s’agit d’un fait de civilisation rĂ©vĂ©lateur de l’époque que nous vivons et qui obĂ©it Ă  des rĂšgles complexes que d’ailleurs nous connaissons mal. Les observations faites dans de nombreux pays Ă©trangers par les dĂ©mographes ne permettent pas d’affirmer qu’il existe une corrĂ©lation dĂ©montrĂ©e entre une modification de la lĂ©gislation de l’avortement et l’évolution des taux de natalitĂ© et surtout de fĂ©conditĂ©. Il est vrai que l’exemple de la Roumanie semble dĂ©mentir cette constatation, puisque la dĂ©cision prise par le gouvernement de ce pays, Ă  la fin de l’annĂ©e 1966, de revenir sur des dispositions non rĂ©pressives adoptĂ©es dix ans plus tĂŽt a Ă©tĂ© suivie d’une forte explosion de natalitĂ©. Cependant, ce qu’on omet de dire, c’est qu’une baisse non moins spectaculaire c’est produit ensuite et il est essentiel de remarquer que dans ce pays, oĂč n’existait aucune forme de contraception moderne, l’avortement a Ă©tĂ© le mode principal de limitation des brutale d’une lĂ©gislation restrictive explique bien dans ce contexte un phĂ©nomĂšne qui est demeurĂ© exceptionnel e passager. Tout laisse Ă  penser que l’adoption du projet de loi n’aura que peu d’effets sur le niveau de fatalitĂ© en France, les avortements lĂ©gaux remplaçant en fait les avortements clandestins, une fois passĂ©e une pĂ©riode d’éventuelles oscillations Ă  court terme. Il n’en reste pas moins que la baisse de notre natalitĂ©, si elle est indĂ©pendante de l’état de la lĂ©gislation sur l’avortement, est un phĂ©nomĂšne inquiĂ©tant, Ă  l’égard duquel les pouvoirs publics ont l’impĂ©rieux devoir de des premiĂšres rĂ©unions du conseil de planification que prĂ©sidera le prĂ©sident de la RĂ©publique va ĂȘtre consacrĂ©e Ă  un examen d’ensemble des problĂšmes de la dĂ©mographie française et des moyens de mettre un frein Ă  une Ă©volution inquiĂ©tante pour l’avenir du pays. Quant Ă  la politique familiale, le gouvernement a estimĂ© qu’il s’agissait d’un problĂšme distinct de celui e la lĂ©gislation sur l’avortement et qu’il n’y avait pas lieu de lier ces deux problĂšmes dans la discussion lĂ©gislative. Cela ne signifie pas qu’il n’y attache pas une extrĂȘme importance. DĂšs vendredi, l’AssemblĂ©e aura Ă  dĂ©libĂ©rer d’un projet de loi tendant Ă  amĂ©liorer trĂšs sensiblement les allocations servies en matiĂšre des frais de garde et les allocations dites d’orphelin, qui sont notamment destinĂ©es aux enfants des mĂšres cĂ©libataires. Ce projet rĂ©formera, en outre, le rĂ©gime de l’allocation maternitĂ© et les conditions d’attribution des prĂȘts aux jeunes mĂ©nages. En ce qui me concerne, je m’apprĂȘte Ă  proposer Ă  l’AssemblĂ©e divers projets. L’un d’entre eux tend Ă  favoriser l’action ces travailleuses familiales en prĂ©voyant leur intervention Ă©ventuelle au titre de l’aide sociale. un autre a pour objet d’amĂ©liorer les conditions de fonctionnement et de financement des centres maternels, oĂč sont accueillies les jeunes mĂšres en difficultĂ© pendant leur grossesse et les premiers mois de la vie de leur enfant. J’ai l’intention de faire un effort particulier pour la lutte contre la stĂ©rilitĂ©, par la suppression du ticket modĂ©rateur pour toutes les consultations en cette matiĂšre. D’autre part, j’ai demandĂ© Ă  l’INSERM de lancer, dĂšs 1975, une action thĂ©matique de recherche sur ce problĂšme de la stĂ©rilitĂ© qui dĂ©sespĂšre tant de couples. Avec M. le garde des Sceaux, je me prĂ©pare Ă  tirer les conclusions du rapport que votre collĂšgue, M. Rivierez, parlementaire en mission, vient de rĂ©diger sur l’adoption. RĂ©pondant aux vƓux de tant de personnes qui souhaitent adopter un enfant, j’ai dĂ©cidĂ© d’instituer un Conseil supĂ©rieur de l’adoption qui sera chargĂ© de soumettre aux pouvoirs publics toutes suggestions utiles sur ce problĂšme. Enfin et surtout, le gouvernement s’est publiquement engagĂ©, par la voix de M. Durafour, Ă  entamer dĂšs les toutes prochaines semaines avec les organisations familiales la nĂ©gociation d’un contrat de progrĂšs dont le contenu sera arrĂȘtĂ© d’un commun accord avec les reprĂ©sentants des familles, sur la base de propositions qui seront soumises au Conseil consultatif de la famille que je prĂ©side. En rĂ©alitĂ©, comme le soulignent tous les dĂ©mographes, ce qui importe, c’est de modifier l’image que se font les Français du nombre idĂ©al d’enfants par couple. Cet objectif est infiniment complexe et la discussion de l’avortement ne saurait se limiter Ă  des mesures financiĂšres nĂ©cessairement ponctuelles. Le deuxiĂšme absent dans ce projet pour beaucoup d’entre vous sans doute, c’est le pĂšre. La dĂ©cision de l’interruption de grossesse ne devrait pas, chacun le ressent, entreprise par la femme seule, mais aussi par son mari ou son compagnon. Je souhait, pour ma part, que dans les faits il en soit toujours ainsi et j’approuve la commission de nous avoir proposĂ© une modification en ce sens ; mais, comme elle l’a fort bien compris, il n’est pas possible d’instituer en cette matiĂšre une obligation juridique. Enfin, le troisiĂšme absent, n’est-ce pas cette promesse de vie que porte en elle la femme ? Je me refuse Ă  entrer dans les discussions scientifiques et philosophiques dont les auditions de la commission ont montrĂ© qu’elles posaient un problĂšme insoluble. Plus personne ne contexte maintenant que, sur un plan strictement mĂ©dical, l’embryon port en lui dĂ©finitivement toutes les virtualitĂ©s de l’ĂȘtre humain qu’il deviendra. Mais il n’est encore qu’un devenir, qui aura Ă  surmonter bien des alĂ©as avant de venir Ă  terme, un fragile chaĂźnon de la transmission de la vie. Fat-il rappeler que, selon les Ă©tudes de l’Organisation mondiale de la santĂ©, sur cent conceptions, quarante-cinq s’interrompent d’elles-mĂȘmes au cours des deux premiĂšres semaines et que, sur cent grossesses au dĂ©but de la troisiĂšme semaine, un quart n’arrivent pas Ă  terme, du seul fait de phĂ©nomĂšnes naturels ? La seule certitude sur laquelle nous puissions nous appuyer, c’est le fait qu’une femme ne prend pleine conscience qu’elle porte un ĂȘtre vivant qui sera un jour son enfant que lorsqu’elle ressent en elle les premiĂšres manifestations de cette vie. Et c’est, sauf pour les femmes qu’anime une profonde conviction religieuse, ce dĂ©calage entre ce qui n’est qu’un devenir pour lequel la femme n’éprouve pas encore de sentiment profond et ce qu’est l’enfant dĂšs l’instant de sa naissance qui explique que certaines, qui repousseraient avec horreur l’éventualitĂ© monstrueuse de l’infanticide, se rĂ©signent Ă  envisager la perspective de l’avortement. Combien d’entre nous, devant le cas d’un ĂȘtre cher dont l’avenir serait irrĂ©mĂ©diablement compromis, n’ont pas eu le sentiment que les principes devaient parfois cĂ©der le pas ! Il n’en serait pas de mĂȘme – c’est Ă©vident – si cet acte Ă©tait vĂ©ritablement perçu comme un crime analogue aux autres. Certains, parmi ceux qui ont les plus opposĂ©s au vote de ce projet, acceptent qu’en fait on n’exerce plus de poursuites et s’opposeraient mĂȘme avec moins de vigueur au vote d’un texte qui se bornerait Ă  prĂ©voir la suspension des poursuites pĂ©nales. C’est donc qu’eux-mĂȘmes perçoivent qu’il s’agit lĂ  d’un acte d’une nature particuliĂšre, ou, en tout cas, d’un acte qui appelle une solution spĂ©cifique. D’assemblĂ©e ne m’en voudra pas d’avoir abordĂ© longuement cette question. Vous sentez tous que c’est lĂ  un point essentiel, sans doute, le fond mĂȘme du dĂ©bat. Il convenait de l’évoquer avant d’en venir Ă  l’examen du contenu du projet. En prĂ©parant le projet qu’il vous soumet aujourd’hui, le gouvernement s’est fixĂ© un triple objectif faire une loi rĂ©ellement applicable ; faire une loi dissuasive ; faire une loi protectrice. Ce triple objectif explique l’économie du projet. Une loi applicable d’abord. Un examen rigoureux des modalitĂ©s et des consĂ©quences de la dĂ©finition de cas dans lesquels serait autorisĂ©e l’interruption de grossesse rĂ©vĂšle d’insurmontables contradictions. Si ces conditions sont dĂ©finies en termes prĂ©cis – par exemple, l’existence de graves menaces pour la santĂ© physique ou mentale de la femme, ou encore, par exemple, les cas de viol ou d’inceste vĂ©rifiĂ©s par un magistrat -, il est clair que la modification de la lĂ©gislation n’atteindra pas son but quand ces critĂšres seront rĂ©ellement respectĂ©s, puisque la proportion d’interruptions de grossesse pour de tels motifs est faible. Au surplus, l’apprĂ©ciation de cas Ă©ventuels de viol ou d’inceste soulĂšverait des problĂšmes de preuve pratiquement insolubles dans un dĂ©lai adaptĂ© Ă  la situation. Si, au contraire, c’est une dĂ©finition large qui est donnĂ©e – par exemple, le risque pour la santĂ© physique ou l’équilibre psychologique ou la difficultĂ© des conditions matĂ©rielles ou morales d’existence -, il est clair que les mĂ©decins ou les commissions qui seraient chargĂ©s de dĂ©cider si ces conditions sont rĂ©unies auraient Ă  prendre leur dĂ©cision sur la base de critĂšres insuffisamment prĂ©cis pour ĂȘtre objectifs. Dans de tels systĂšmes, l’autorisation de pratiquer l’interruption de grossesse n’est en pratique donnĂ©e qu’en fonction des conceptions personnelles des mĂ©decinsou des commissions en matiĂšre d’avortement et ce sont les femmes les moins habiles Ă  trouver le mĂ©decin le plus comprĂ©hensif ou la commission la plus indulgente qui se trouveront encore dans une situation sans issue. Pour Ă©viter cette injustice, l’autorisation est donnĂ©e dans bien des pays de façon quasi automatique, ce qui rend une telle procĂ©dure inutile, tout en laissant Ă  elles-mĂȘmes un certain nombre de femmes qui ne veulent pas encourir l’humiliation de se prĂ©senter devant une instance qu’elles ressentent comme un si le lĂ©gislateur est appelĂ© Ă  modifier les textes en vigueur, c’est pour mettre fin aux avortements clandestins qui sont le plus souvent le fait de celles qui, pour des raisons sociales, Ă©conomiques ou psychologiques, se sentent dans une telle situation de dĂ©tresse qu’elles sont dĂ©cidĂ©es Ă  mettre fin Ă  leur grossesse dans n’importe quelles conditions. C’est pourquoi, renonçant Ă  une formule plus ou moins ambigĂŒe ou plus ou moins vague, le gouvernement a estimĂ© prĂ©fĂ©rable d’affronter la rĂ©alitĂ© et de reconnaĂźtre qu’en dĂ©finitive la dĂ©cision ultime ne peut ĂȘtre prise que par la femme. Remettre la dĂ©cision Ă  la femme, n’est-ce pas contradictoire avec l’objectif de dissuasion, le deuxiĂšme des trois que s’assigne ce projet ?Ce n’est pas un paradoxe que de soutenir qu’une femme sur laquelle pĂšse l’entiĂšre responsabilitĂ© de son geste hĂ©sitera davantage Ă  l’accomplir que celle qui aurait le sentiment que la dĂ©cision a Ă©tĂ© prise Ă  sa place par d’ gouvernement a choisi une solution marquant clairement la responsabilitĂ© de la femme parce qu’elle est plus dissuasive au fond qu’une autorisation Ă©manant d’un tiers qui ne serait ou ne deviendrait vite qu’un qu’il faut, c’est que cette responsabilitĂ©, la femme ne l’exerce pas dans la solitude ou dans l’ en Ă©vitant d’instituer une procĂ©dure qui puisse la dĂ©tourner d’y avoir recours, le projet prĂ©voit donc diverses consultations qui doivent la conduire Ă  mesurer toute la gravitĂ© de la dĂ©cision qu’elle se propose de mĂ©decin peut jouer ici un rĂŽle capital, d’une part, en informant complĂštement la femme des risques mĂ©dicaux de l’interruption de grossesse qui sont maintenant bien connus, et tout spĂ©cialement des risques de prĂ©maturitĂ© de ses enfants futurs, et, d’autre part, en la sensibilisant au problĂšme de la tĂąche de dissuasion et de conseil revient au corps mĂ©dical de façon privilĂ©giĂ©e et je sais pouvoir compter sur l’expĂ©rience et le sens de l’humain des mĂ©decins pour qu’ils s’efforcent d’établir au cours de ce colloque singulier le dialogue confiant et attentif que les femmes recherchent, parfois mĂȘme projet prĂ©voit ensuite une consultation auprĂšs d’un organisme social qui aura pour mission d’écouter la femme, ou le couple lorsqu’il y en a un, de lui laisser exprimer sa dĂ©tresse, de l’aider Ă  obtenir des aides si cette dĂ©tresse est financiĂšre, de lui faire prendre conscience de la rĂ©alitĂ© des obstacles qui s’opposent ou semblent s’opposer Ă  l’accueil d’un enfant. Bien des femmes apprendront ainsi Ă  l’occasion de cette consultation qu’elles peuvent accoucher anonymement et gratuitement Ă  l’hĂŽpital et que l’adoption Ă©ventuelle de leur enfant peut constituer une va sans dire que nous souhaitons que ces consultations soient le plus diversifiĂ©es possible et que, notamment, les organismes qui se sont spĂ©cialisĂ©s pour aider les jeunes femmes en difficultĂ© puissent continuer Ă  les accueillir et Ă  leur apporter l’aide qui les incite Ă  renoncer Ă  leur projet. Tous ces entretiens auront naturellement lieu seul Ă  seule, et il est bien Ă©vident que l’expĂ©rience et la psychologie des personnes appelĂ©es Ă  accueillir les femmes en dĂ©tresse pourront contribuer de façon non nĂ©gligeable Ă  leur apporter un soutien de nature Ă  les faire changer d’avis. Ce sera, en outre, une nouvelle occasion d’évoquer avec la femme le problĂšme de la contraception et la nĂ©cessitĂ©, dans l’avenir, d’utiliser des moyens contraceptifs pour ne plus jamais avoir Ă  prendre la dĂ©cision d’interrompre une grossesse pour les cas oĂč la femme ne dĂ©sirerait pas avoir d’enfant. Cette information en matiĂšre de rĂ©gulation des naissances – qui est la meilleure des dissuasions Ă  l’avortement – nous paraĂźt si essentielle que nous avons prĂ©vu d’en faire une obligation, sous peine de fermeture administrative, Ă  la charge des Ă©tablissements oĂč se feraient les interruptions de grossesse. Les deux entretiens qu’elle aura eus, ainsi que le dĂ©lai de rĂ©flexion de huit jours qui lui sera imposĂ©, ont paru indispensables pour faire prendre conscience Ă  la femme de ce qu’il ne s’agit pas d’un acte normal ou banal, mais d’une dĂ©cision grave qui ne peut ĂȘtre prise sans en avoir pesĂ© les consĂ©quences et qu’il convient d’éviter Ă  tout prix. Ce n’est qu’aprĂšs cette prise de conscience, et dans le cas oĂč la femme n’aurait pas renoncĂ© Ă  sa dĂ©cision, que l’interruption de grossesse pourrait avoir lieu. Cette intervention ne doit toutefois pas ĂȘtre pratiquĂ©e sans de strictes garanties mĂ©dicales pour la femme elle-mĂȘme et c’est le troisiĂšme objectif du projet de loi protĂ©ger la femme. Tout d’abord, l’interruption de grossesse ne peut ĂȘtre que prĂ©coce, parce que ses risques physiques et psychiques, qui ne sont jamais nuls, deviennent trop sĂ©rieux aprĂšs la fin de la dixiĂšme semaine qui suit la conception pour que l’on permette aux femmes de s’y l’interruption de grossesse ne peut ĂȘtre pratiquĂ©e que par un mĂ©decin, comme c’est la rĂšgle dans tous les pays qui ont modifiĂ© leur lĂ©gislation dans ce domaine. Mais il va de soi qu’aucun mĂ©decin ou auxiliaire mĂ©dical ne sera jamais tenu d’y pour donner plus de sĂ©curitĂ© Ă  la femme, l’intervention ne sera permise qu’en milieu hospitalier, public ou ne faut pas dissimuler que le gouvernement juge essentielles, et, et qui restent sanctionnĂ©es par les pĂ©nalitĂ©s prĂ©vues Ă  l’article 317 du code pĂ©nal maintenues en vigueur Ă  cet Ă©gard, implique une sĂ©rieuse remise en ordre que le gouvernement entend mener Ă  bien. Il sera mis fin Ă  des pratiques qui ont reçu rĂ©cemment une fĂącheuse publicitĂ© et qui ne pourront plus ĂȘtre tolĂ©rĂ©es dĂšs lors que les femmes auront la possibilitĂ© de recourir lĂ©galement Ă  des interventions accomplies dans de rĂ©elles conditions de sĂ©curitĂ©. De mĂȘme, le gouvernement est dĂ©cidĂ© Ă  appliquer fermement les dispositions nouvelles qui remplaceront celles de la loi de 1920 en matiĂšre de propagande et de publicitĂ©. Contrairement Ă  ce qui est dit ici ou lĂ , le projet n’interdit pas de donner des informations sur la loi et sur l’avortement ; il interdit l’incitation Ă  l’avortement par quelque moyen que ce soit car cette incitation reste fermetĂ©, le gouvernement la montrera encore en ne permettant pas que l’interruption de grossesse donne lieu Ă  des profits choquants ; les honoraires et les frais d’hospitalisation ne devront pas dĂ©passer des plafonds fixĂ©s par dĂ©cision administrative en vertu de la lĂ©gislation relative aux prix. Dans le mĂȘme souci, et pour Ă©viter de tomber dans les abus constatĂ©s dans certains pays, les Ă©trangĂšres devront justifier de conditions de rĂ©sidence pour que leur grossesse puisse ĂȘtre interrompue. Je voudrais enfin expliquer l’option prise par le gouvernement, qui a Ă©tĂ© critiquĂ©e par certains , sur le non-remboursement de l’interruption de grossesse par la SĂ©curitĂ© l’on sait que les soins dentaires, les vaccinations non obligatoires, les verres correcteurs ne sont pas ou sont encore trĂšs incomplĂštement remboursĂ©s par la SĂ©curitĂ© sociale, comment faire comprendre que l’interruption de grossesse soit, elle, remboursĂ©e ? Si l’on s’en tient aux principes gĂ©nĂ©raux de la SĂ©curitĂ© sociale, l’interruption de grossesse, lorsqu’elle n’est pas thĂ©rapeutique, n’a pas Ă  ĂȘtre prise en charge. Faut-il faire exception Ă  ce principe ? Nous ne le pensons pas, car il nous a paru nĂ©cessaire de souligner la gravitĂ© d’un acte qui doit rester exceptionnel, mĂȘme s’il entraĂźne dans certains cas une charge financiĂšre pour les femmes. Ce qu’il faut, c’est que l’absence de ressources ne puisse pas empĂȘcher une femme de demander une interruption de grossesse lorsque cela se rĂ©vĂšle indispensable ; c’est pourquoi l’aide mĂ©dicale a Ă©tĂ© prĂ©vue pour les plus dĂ©munies. Ce qu’il faut aussi, c’est bien marquer la diffĂ©rence entre la contraception qui, lorsque les femmes ne dĂ©sirent pas un enfant, doit ĂȘtre encouragĂ©e par tous les moyens et dont le remboursement par la SĂ©curitĂ© sociale vient d’ĂȘtre dĂ©cidĂ©, et l’avortement que la sociĂ©tĂ© tolĂšre mais qu’elle ne saurait ni prendre en charge ni sont les femmes qui ne dĂ©sirent pas d’enfant ; la maternitĂ© fait partie de l’accomplissement de leur vie et celles qui n’ont pas connu ce bonheur en souffrent profondĂ©ment. Si l’enfant une fois nĂ© est rarement rejetĂ© et donne Ă  sa mĂšre, avec son premier sourire, les plus grandes joies qu’elle puisse connaĂźtre, certaines femmes se sentent incapables, en raison de difficultĂ©s trĂšs graves qu’elles connaissent Ă  un moment de leur existence, d’apporter Ă  un enfant l’équilibre affectif et la sollicitude qu’elles lui doivent. A ce moment, elles feront tout pour l’éviter ou ne pas le garder. Et personne ne pourra les en empĂȘcher. Mais les mĂȘmes femmes, quelques mois plus tard, leur vie affective ou matĂ©rielle s’étant transformĂ©e, seront les premiĂšres Ă  souhaiter un enfant et deviendront peut-ĂȘtre les mĂšres les plus attentives. C’est pour celles-lĂ  que nous voulons mettre fin Ă  l’avortement clandestin, auquel elles ne manqueraient pas de recourir, au risque de rester stĂ©riles ou atteintes au plus profond d’ arrive au terme de mon exposĂ©. Volontairement, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© m’expliquer sur la philosophie gĂ©nĂ©rale du projet plutĂŽt que sur le dĂ©tail de ses dispositions que nous examinerons Ă  loisir au cours de la discussion des sais qu’un certain nombre d’entre vous estimeront en conscience qu’ils ne peuvent voter ce texte, pas davantage qu’aucune loi faisant sorti l’avortement de l’interdit et du clandestin. Ceux-lĂ , j’espĂšre les avoir au moins convaincus que ce projet est le fruit d’une rĂ©flexion honnĂȘte et approfondie sur tous les aspects du problĂšme et que, si le gouvernement a pris la responsabilitĂ© de le soumettre au Parlement, ce n’est qu’aprĂšs en avoir mesurĂ© la portĂ©e immĂ©diate aussi bien que les consĂ©quences futures pour la nation Je ne leur donnerai qu’une preuve, c’est qu’usant d’une procĂ©dure tout Ă  fait exceptionnelle en matiĂšre lĂ©gislative, le gouvernement vous propose d’en limiter l’application Ă  cinq annĂ©es. Ainsi dans l’hypothĂšse oĂč il apparaĂźtrait au cours de ce laps de temps que la loi que vous auriez votĂ© ne serait plus adaptĂ©e Ă  l’évolution dĂ©mographique ou au progrĂšs mĂ©dical, le Parlement aurait Ă  se prononcer nouveau dans cinq ans en tenant compte de ces nouvelles donnĂ©es. D’autres hĂ©sitent encore. Ils sont conscients de la dĂ©tresse de trop de femmes et souhaitent leur venir en aide ; ils craignent toutefois les effets et les consĂ©quences de la loi. A ceux-ci je veux dire que, si la loi est gĂ©nĂ©rale et donc abstraite, elle est faite pour s’appliquer Ă  des situations individuelles souvent angoissantes ; que si elle n’interdit plus, elle ne crĂ©e aucun droit Ă  l’avortement et que, comme le disait Montesquieu la nature des lois humaines est d’ĂȘtre soumise Ă  tous les accidents qui arrivent et de varier Ă  mesure que les volontĂ©s des hommes changent. Au contraire, la nature des lois de la religion est de ne varier jamais. Les lois humaines statuent sur le bien, la religion sur le meilleur ». C’est bien dans cet esprit que depuis une dizaine d’annĂ©es, grĂące au prĂ©sident de votre commission des lois, avec lequel j’ai eu l’honneur de collaborer lorsqu’il Ă©tait garde des Sceaux, a Ă©tĂ© rajeuni et transformĂ© notre prestigieux code civil. Certains ont craint alors qu’en prenant acte d’une nouvelle image de la famille, on ne contribue Ă  la dĂ©tĂ©riorer. Il n’en a rien Ă©tĂ© et notre pays peut s’honorer d’une lĂ©gislation civile dĂ©sormais plus juste, plus humaine, mieux adaptĂ©e Ă  la sociĂ©tĂ© dans laquelle nous vivons. Je sais que le problĂšme dont nous dĂ©battons aujourd’hui concerne des questions infiniment plus graves et qui troublent beaucoup plus la conscience de chacun. Mais en dĂ©finitive il s’agit aussi d’un problĂšme de voudrais enfin vous dire ceci au cours de la discussion, je dĂ©fendrai ce texte, au nom du gouvernement, sans arriĂšre-pensĂ©e, et avec toute ma conviction, mais il est vrai que personne ne peut Ă©prouver une satisfaction profonde Ă  dĂ©fendre un tel texte – le meilleur possible Ă  mon avis – sur un tel sujet personne n’a jamais contestĂ©, et le ministre de la SantĂ© moins que quiconque, que l’avortement soit un Ă©chec quand il n’est pas un nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les trois cent mille avortements qui, chaque annĂ©e, mutilent les femmes de ce pays, qui bafouent nos lois et qui humilient ou traumatisent celles qui y ont nous montre que les grands dĂ©bats qui ont divisĂ© un moment les Français apparaissent avec le recul du temps comme une Ă©tape nĂ©cessaire Ă  la formation d’un nouveau consensus social, qui s’inscrit dans la tradition de tolĂ©rance et de mesure de notre ne suis pas de ceux et de celles qui redoutent l’ jeunes gĂ©nĂ©rations nous surprennent parfois en ce qu’elles diffĂšrent de nous ; nous les avons nous-mĂȘmes Ă©levĂ©es de façon diffĂ©rente de celle dont nous l’avons Ă©tĂ©. Mais cette jeunesse est courageuse, capable d’enthousiasme et de sacrifices comme les autres. Sachons lui faire confiance pour conserver Ă  la vie sa valeur suprĂȘme.
Cest dire Ă  quel point les derniers mots d’un orateur sont dĂ©cisifs. GrĂące au livre Le Finale du Discours, l’ouvrage le plus complet sur ce thĂšme de l’éloquence, tu t’offres toutes les chances de rester mĂ©morable et de changer quelque chose dans la vie des gens. Cette partie si cruciale et souvent bĂąclĂ©e qu’est la conclusion est ici Ă©tudiĂ©e sous le microscope d’un
Lorsqu’on invite une partie de ses invitĂ©s pour le cocktail mais pas pour le repas on l’indique gĂ©nĂ©ralement sur le faire-part en prĂ©cisant l’horaire de dĂ©but et de fin du vin d’honneur. Mais si cela ne suffisait pas ? ActualisĂ© le 22 Novembre 2021 La journĂ©e de mariage est ponctuĂ©e de diffĂ©rentes Ă©tapes dont il s’agira de respecter au mieux le timing pour que tout se dĂ©roule au mieux. Certains de vos convives sont invitĂ©s au vin d’honneur mais pas au dĂźner ? Il va donc falloir trouver une façon courtoise de leur indiquer la fin du cocktail pour ne pas vous mettre en retard pour le repas. Nous avons pensĂ© Ă  tout pour vous aider Ă  sonner la fin du cocktail sans embarras. 1. Une annonce La façon la plus simple de clĂŽturer votre vin d’honneur est encore de l’annoncer ! Pour ne pas manquer de dĂ©licatesse, annoncez plutĂŽt le dĂ©but du repas que la fin du cocktail, ceux qui ne sont pas conviĂ©s au dĂźner comprendront qu’il est temps pour eux de partir. Vous pouvez par exemple charger votre dj de l’annonce ou mieux, demander aux enfants de la noce de faire sonner des clochettes ou de passer parmi les convives avec une pancarte À table ! ». 2. Un discours Un discours de mariage de remerciement peut ĂȘtre une bonne façon de conclure votre cocktail. Ce sera pour vous l’occasion de remercier l’ensemble de vos invitĂ©s d’avoir Ă©tĂ© prĂ©sents en ce grand jour. Une fois le discours achevĂ©, vos proches devant reprendre la route viendront naturellement vous saluer. 3. Le lancer du bouquet Vous cherchez une idĂ©e d’animation de mariage qui pourrait servir Ă  mettre un terme Ă  votre vin d’honneur ? Le lancer du bouquet semble ici tout indiquĂ©. Programmer le lancer Ă  ce moment de la journĂ©e permettra Ă  tout le monde de participer avant qu’une partie de vos convives ne regagnent leur domicile. 4. Une photo de groupe Vous voulez garder un souvenir de la venue de tous vos convives ? C’est le moment de rĂ©unir tout le monde sur le parvis de votre salle de rĂ©ception pour une photo de mariage originale oĂč tous les invitĂ©s auront leur place. Une jolie façon de marquer la fin du vin d’honneur et le dĂ©but de la soirĂ©e. 5. Le livre d’or Ă  signer Comment faire comprendre Ă  certains de ses convives que l’heure est venue de partir ? En les invitant par exemple Ă  venir signer votre livre d’or de mariage original pour conserver une trace de leur prĂ©sence. En guise de livre d’or, on peut aussi proposer Ă  ses invitĂ©s de complĂ©ter un arbre Ă  empreintes ou tout autre support ayant votre prĂ©fĂ©rence. 6. Une distribution de cadeaux La fin du cocktail peut ĂȘtre le bon moment de distribuer Ă  vos proches un petit cadeau de mariage original en souvenir de votre Ă©vĂ©nement. Remettez en mains propres ces prĂ©sents aux personnes ne poursuivant pas la soirĂ©e avec vous et profitez-en pour les remercier un Ă  un de leur venue. 7. La complicitĂ© des tĂ©moins Chargez vos tĂ©moins ou demoiselles d’honneur d’inviter toutes les personnes conviĂ©es au repas Ă  se rendre peu Ă  peu dans la salle de rĂ©ception pour le dĂźner. Vous vous retrouverez ainsi en seule compagnie des convives du cocktail et pourrez profiter un peu plus de leur prĂ©sence avant qu’ils ne rentrent chez eux. Le cocktail ne sera pas la seule occasion de prononcer un discours de mariage. N’hĂ©sitez pas Ă  prendre la parole plus intimement au cours du repas ou de la soirĂ©e, une fois vos invitĂ©s VIP rĂ©unis. Autres articles qui peuvent vous intĂ©resser
Cemardi 7 juin, l’acteur a tout donnĂ© en livrant un discours d’une vingtaine de minutes Ă  la Maison Blanche devant la presse et les camĂ©ras de tĂ©lĂ©vision.
1 Ă©mettre, dire, articuler, formuler, bafouiller, bredouiller, murmurer, balbutier, chuchoter, Ă©noncer, bĂ©gayer, profĂ©rer, dĂ©biter, manifester, exprimer, entendre [antonyme] proclamer, aboyer, clamer 2 dire, Ă©noncer, profĂ©rer, exprimer, marquer, Ă©mettre, articuler, chuchoter, murmurer, dĂ©biter, manifester, entendre, dĂ©clamer [antonyme] taire 3 rendre, dĂ©clarer, affirmer, Ă©dicter, dĂ©crĂ©ter, Ă©noncer 4 marquer, dessiner, griffonner se prononcer emploi pronominal mal prononcer v avoir de la bouillie dans la bouche ne pas se prononcer v ne dire ni oui, ni non prononcer le divorce v divorcer prononcer le grand oui v se marier prononcer l'interdit v interdire prononcer mal v Ă©corcher un mot Dictionnaire Français Synonyme Dictionnaire Collaboratif Français Synonymes dĂ©ni de justice n. refus de la part d'un tribunal d'examiner une affaire qui lui est soumise et de prononcer un jugement - sauf s'il se dĂ©clare incompĂ©tent [Leg.] verbatim nm. transcription intĂ©grale d'un discours, d'une dĂ©claration prononcĂ© n. ce qui a Ă©tĂ© dit Ă  l'oral notamment pour un discours redondant adj. 1. superflu dans un discours ou un Ă©crit 2. qui dit plusieurs fois la mĂȘme chose sous diffĂ©rentes formes ! traduire vt n. faire passer un texte, un discours d'une langue dans une autre ! conclusion nf n. 1. arrangement dĂ©finitif, rĂ©alisation complĂšte 2. partie qui termine un discours, un Ă©crit Ă©lĂ©ments de langage n. mots-clĂ©s d'un discours, notamment politique, qu'il faut citer pour illustrer un propos tenir la jambe Ă  quelqu'un v. retenir quelqu'un en lui imposant un discours plus ou moins ennuyeux Expressiofamilier et pĂ©joratif ! Ne pas manquer de tranchant exp. Se dit de quelque chose qui est dĂ©cisif ou d'un discours animĂ©. voilĂ  pourquoi votre fille est muette exp. expression qui conclut ironiquement un discours verbeux ou incomprĂ©hensible, qui s'utilise Ă  la fin d'une conversation aprĂšs une pseudo-conclusion destinĂ©e Ă  couper court aux Ă©ventuels commentaires, ou bien qui suit des explications d'une totale Ă©vidence Expressio xette, x-ette prononcer iksette n. jeune fille ou jeune femme Ă©lĂšve ou diplĂŽmĂ©e de l'Ecole Polytechnique jargon seul le prononcĂ© fait foi exp. un projet de discours Ă©crit est donnĂ© Ă  titre indicatif, mais il peut ĂȘtre modifiĂ© au moment de son prononcĂ© et seul ce qui a Ă©tĂ© dit peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme officiel ! jugement d'expĂ©dient, jugement convenu n. lorsque le juge, aprĂšs l'avoir constatĂ©, s'approprie l'accord des parties et prononce un jugement comprenant des motifs et un dispositif, celui-ci est revĂȘtu de l'autoritĂ© de la chose jugĂ©e et ne peut ĂȘtre critiquĂ© que par les voies de recours. [Leg.] un nom Ă  coucher dehors nm. un nom trĂšs difficile Ă  prononcer et/ou Ă  retenir Expressiofamilier Pour ajouter des entrĂ©es Ă  votre liste de vocabulaire, vous devez rejoindre la communautĂ© Reverso. C’est simple et rapide
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Labondance "c’est sĂ»rement la situation que vit le prĂ©sident de la RĂ©publique avec ses amis mais ce n’est pas la rĂ©alitĂ© de millions de citoyens", a rĂ©agi jeudi 25 aoĂ»t sur

CicĂ©ron dĂ©nonçant Catilina CC Perkins, Bridgeman Art Library Selon CicĂ©ron, un bon discours s’articule en quatre grandes parties l’exordium introduction, la narratio exposition des faits, la confirmatio prĂ©sentation des arguments et la peroratio conclusion. Ces diffĂ©rentes parties font Ă  leur tour l’objet de nouvelles divisions. La confirmatio, par exemple, se dĂ©compose en propositio dĂ©finition du point Ă  dĂ©battre, l’argumentatio dĂ©roulement de l’argumentation logique et dĂ©veloppement des raisons probantes, la refutatio oĂč l’on rĂ©fute les arguments de l’adversaire, l’altercatio oĂč l’on provoque par une sĂ©rie de questions rhĂ©toriques, l’amplificatio oĂč l’on cherche Ă  Ă©lever le dĂ©bat, et la disgressio considĂ©rations annexes par rapport au point du dĂ©bat. Tout au long du discours et de chacune de ses parties et sous-parties, l’orateur Ă©loquent doit Ă©galement veiller Ă  trouver le bon style oratoire, tout en joignant le geste Ă  la parole. Cette façon de dĂ©composer le discours en parties clairement identifiĂ©es a Ă©videmment un grand avantage mĂ©thodologique, en fournissant ainsi Ă  l’orateur un canevas Ă  respecter pour produire plus facilement ses allocutions. Mais le risque est aussi de limiter l’orateur dans sa crĂ©ativitĂ©, le contraindre dans sa façon de penser, et, en rĂ©vĂ©lant un mĂȘme schĂ©ma pour toutes ses argumentations, amoindrir l’effet de celles-ci aux yeux de ceux qui l’auront trop nettement identifié  Nous ne nous attacherons donc pas trop Ă  ce dĂ©coupage du discours, et prenons-le simplement ici comme un exemple de l’obsession taxinomique » qui semble animer les grands thĂ©oriciens de la rhĂ©torique
 L’orateur moderne trouvera toujours un intĂ©rĂȘt Ă  se tourner vers la tradition, ne serait-ce que pour sa culture culture gĂ©nĂ©rale, mais il gagnera tout autant Ă  chercher Ă  les combiner avec de nouvelles inspirations en explorant des modes de communication plus contemporains, comme le storytelling.

Situationpersonnelle Origines et études. Alain Marie Juppé naßt le 15 août 1945 à Mont-de-Marsan [1].Il est le fils de Robert Juppé (1915-1998), gaulliste, membre du corps franc PommiÚs à la fin de la Seconde Guerre mondiale, exploitant agricole dans les Landes, issu d'une famille de cheminots [2], et de Marie Darroze (1910-2004), fille d'un propriétaire terrien, issu d'une famille
l'essentiel En ce jour de fĂȘte nationale, et alors que le pays entre dans son septiĂšme mois de guerre, la gare de Tchaplino, dans le centre de l'Ukraine, a Ă©tĂ© touchĂ©e par une frappe russe ce mercredi 24 aoĂ»t, causant la mort d'au moins 22 personnes et prĂšs de 50 blessĂ©s Au moins 22 personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es, mercredi 22 aoĂ»t, par une frappe russe ayant touchĂ© la gare ferroviaire de Tchaplino, dans le centre de l'Ukraine, selon un nouveau bilan annoncĂ© en soirĂ©e par le prĂ©sident ukrainien. "Pour le moment, il y a 22 morts, dont cinq personnes qui ont brĂ»lĂ© dans une voiture" et un garçon de 11 ans, a dĂ©clarĂ© Volodymyr Zelensky dans son allocution du soir. "Les opĂ©rations de recherche et de sauvetage vont se poursuivre", a-t-il ajoutĂ©. "Nous allons faire en sorte que les agresseurs paient pour tout ce qu'ils ont fait. Et nous allons les chasser de notre terre." Plus tĂŽt dans la journĂ©e, il avait annoncĂ© un bilan d'au moins 15 morts et 50 blessĂ©s, au dĂ©but d'un discours devant le Conseil de sĂ©curitĂ© de l'ONU. Terrorist Russia keeps killing Ukrainian civilians. At least 15 killed in a Russian missile strike on a train station in Chaplyne, Dnipropetrovsk region. As ZelenskyyUa stressed at UNSC terrorist Russia must be stopped now before it kills more people in Ukraine and beyond. Dmytro Kuleba DmytroKuleba August 24, 2022 L'Ukraine se battra "jusqu'au bout" DĂ©plorant les consĂ©quences de cette "guerre absurde bien au-delĂ  de l'Ukraine", il a rĂ©itĂ©rĂ© sa "profonde inquiĂ©tude" concernant les activitĂ©s militaires sur le site de la centrale nuclĂ©aire ukrainienne de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, qui a subi des frappes dont les deux belligĂ©rants s'accusent mutuellement. "Toute nouvelle escalade de la situation pourrait conduire Ă  l'autodestruction", a-t-il averti. Alors que l'Ukraine fĂȘte son indĂ©pendance, le pays a Ă©tĂ© touchĂ© par une frappe russe, a annoncĂ© Volodymyr Zelensky. AFP - DIMITAR DILKOFF Cette frappe intervient alors que l'Ukraine cĂ©lĂšbre le jour de l'IndĂ©pendance, qui commĂ©more sa sĂ©paration de l'URSS en 1991. Elle survient aussi alors que le pays entre dans son septiĂšme mois de la guerre contre la Russie, lancĂ©e le 24 fĂ©vrier. Volodymyr Zelensky avait assurĂ© plus tĂŽt mercredi que l'Ukraine se battrait "jusqu'au bout". Si l'essentiel des combats se dĂ©roule aujourd'hui dans l'est et dans le sud de l'Ukraine, oĂč aucun des deux camps ne semble progresser, la Russie frappe rĂ©guliĂšrement les villes ukrainiennes avec des missiles Ă  longue portĂ©e, selon Kiev.
Ce30 juillet, le Roi Mohammed VI a donnĂ© un discours Ă  l’occasion du 23 Ăšme anniversaire de son accession au trĂŽne. L’occasion pour le Souverain d’aborder plusieurs sujets Ă  caractĂšre social, mais aussi la question des relations avec le voisin algĂ©rien. D’emblĂ©e, le monarque affirme insister « sur la nĂ©cessitĂ© que la femme Quel honneur d’avoir Ă©tĂ© choisie comme tĂ©moin de mariage ! VoilĂ  une belle preuve d’amour, d’amitiĂ©, mais surtout de confiance de la part du futur mariĂ© ou de la future Ă©pouse. En tant que tĂ©moin, votre rĂŽle consiste Ă  accompagner les mariĂ©s, Ă  les aider dans leurs prĂ©paratifs, mais Ă©galement Ă  les rassurer face au stress qu’engendre un mariage. Parmi toutes les missions qui vous sont confiĂ©es, il en est une Ă  laquelle vous n’échapperez pas le fameux discours lors du repas. Et rien que d’y penser, la pression monte dĂ©jĂ  d’un cran. Vous n’avez pas forcĂ©ment l’habitude de parler en public, et vous vous sentez un peu intimidĂ©e ? Vous aimeriez que votre discours suscite du rire et de l’émotion mais vous n’avez aucune idĂ©e de ce qu’il faut dire ? Pas de panique ! En suivant ces 10 conseils et exemples, vous saurez rĂ©diger un beau discours de tĂ©moin de mariage sans fausse note. Sommaire1 Trouvez les idĂ©es de dĂ©part2 Commencez par vous prĂ©senter3 Partagez vos souvenirs4 Ajoutez une petite dose d’humour5 Soignez bien la fin de votre discours6 Restez vous-mĂȘme7 Écrivez votre discours8 EntraĂźnez-vous9 DĂ©tendez-vous10 Prenez votre temps Trouvez les idĂ©es de dĂ©part Si vous avez du mal Ă  savoir par oĂč commencer, rĂ©pondez simplement Ă  quelques questions. Qui ĂȘtes-vous par rapport aux mariĂ©es ? Comment les avez-vous connues ? Comment Ă©tait-ilelle avant de rencontrer sa moitiĂ© ? Quelles sont les anecdotes qui vous reviennent spontanĂ©ment ? Que voulez-vous leur dire en tant que tĂ©moin, amie, frĂšre ou sƓur ? Les rĂ©ponses vont vous apporter des idĂ©es pour votre discours. Ne comptez pas trop sur vos talents d’improvisation. Le jour J, avec le stress et l’émotion, vous risquez de perdre tous vos moyens et de ne plus savoir quoi dire ! Commencez par vous prĂ©senter Dans un mariage, les invitĂ©s ne se connaissent pas forcĂ©ment tous. Prenez le temps d’expliquer qui vous ĂȘtes par rapport aux mariĂ©es. Vous pouvez Ă©galement les remercier pour cette belle journĂ©e, en parlant au nom de toutes les personnes prĂ©sentes, pour susciter un joli moment de communion entre convives. Bonjour tout le monde. Puis-je avoir votre attention svp ? J’aimerais juste dire quelques mots en l’honneur des mariĂ©es. Je suis Emma, la sƓur de la mariĂ©e et trĂšs heureuse, et honorĂ©e, d’ĂȘtre aussi son tĂ©moin. Je tenais Ă  vous remercier, les jeunes mariĂ©s, au nom de nous tous ici prĂ©sents, de nous avoir rĂ©unis pour une si belle occasion. » Partagez vos souvenirs Camping sauvage dans des festivals, histoires de cour d’école, premiĂšres sorties sans les parents
 Vous avez sans aucun doute de nombreux souvenirs avec l’un ou l’autre des mariĂ©es, peut-ĂȘtre mĂȘme avec les 2 ! Qu’ils soient drĂŽles ou Ă©mouvants, sĂ©lectionnez-en 1 ou 2 maximum pour Ă©viter que l’assemblĂ©e se sente exclue de votre relation. Soigneusement choisis, ils pourront provoquer des rires et/ou tirer quelques larmes d’émotion. Essayez autant que possible d’équilibrer votre discours en parlant des 2 stars de la journĂ©e, mĂȘme si vous en connaissez une mieux que l’autre. Et bien entendu, oubliez les moments gĂȘnants ou les soirĂ©es qui auraient dĂ» rester secrĂštes ! Ajoutez une petite dose d’humour Si le discours du tĂ©moin est une tradition, rien ne vous empĂȘche d’y apporter un peu de lĂ©gĂšretĂ© avec une pincĂ©e d’humour. 1 ou 2 blagues sont toujours les bienvenues, mais prenez garde que tout le monde les comprenne ! Trop de private joke risque de vous faire perdre l’attention du public. Vous pouvez crĂ©er un effet comique en reprenant par exemple un souvenir commun et en laissant deviner la suite aux invitĂ©s Angelina et moi, nous sommes devenues amies lors d’une soirĂ©e pour le dĂ©part d’un collĂšgue
 ». Une mimique explicite sur la suite de la fĂȘte provoquera Ă  coup sĂ»r quelques rires ! Pas d’humour graveleux, donc, mais un humour intelligent, lĂ©ger, et respectueux de chacun. Selon les mariages, il peut y avoir quelques diffĂ©rences culturelles entre les familles, d’oĂč l’importance de ne heurter personne ! Soignez bien la fin de votre discours C’est important de le rappeler tous les convives vivent un moment magique devant l’union de 2 ĂȘtres qui s’aiment. À la fin de votre discours, vous pouvez remercier Ă  nouveau les jeunes mariĂ©es de faire partie de votre vie. Un merci aux parents est aussi bienvenu. Ne vous aventurez pas trop Ă  parler d’avenir. Sans savoir s’ils peuvent ou veulent avoir des enfants, il vaut mieux Ă©viter ce sujet qui peut devenir dĂ©licat. Concentrez-vous sur cette journĂ©e et souhaitez-leur le meilleur en tant que nouveauxelles mariĂ©es. Vous pouvez terminer simplement par Levons nos verres Ă  la santĂ© de Ben et Jennifer. Que le bonheur de cette journĂ©e se prolonge toute votre vie ! » Restez vous-mĂȘme Les mariĂ©es vous connaissent par cƓur. Ils vous ont choisie parce qu’ils vous aiment telle que vous ĂȘtes. Ce qu’ils attendent de votre discours, c’est de la sincĂ©ritĂ©. VoilĂ  ce que vous devez garder Ă  l’esprit. Ne pensez qu’à eux en rĂ©digeant vos idĂ©es. N’essayez pas de modifier votre personnalitĂ© pour espĂ©rer plaire au plus grand monde. Les personnes les plus importantes de cette journĂ©e sont ces 2 amoureuxses qui vous ont fait confiance. Soyez sĂ»re qu’en restant fidĂšle Ă  vous-mĂȘme, vous les comblerez de joie avec votre discours ! Écrivez votre discours 1er jet, 2Ăšme jet, 3Ăšme jet
 Il va vous falloir Ă©crire, réécrire votre discours plusieurs fois avant de le trouver parfait. À force de le lire et de le rĂ©pĂ©ter, vous avez l’impression de le connaĂźtre par cƓur. Mais c’est sans compter sur l’émotion et le stress du jour J ! Gardez votre discours sur un bout de papier dans votre poche, ou confiez-le Ă  un proche. Vous pourrez toujours vous y rĂ©fĂ©rer en cas de trou de mĂ©moire. N’ayez crainte, ça ne vous rendra que plus touchante car tout le monde vous verra Ă©mue ! EntraĂźnez-vous Prenez le temps de rĂ©pĂ©ter votre discours Ă  voix haute. Vous serez plus Ă  l’aise avec certaines formulations et vous vous rendrez mieux compte de l’effet rendu. Demandez Ă  votre entourage ce qu’ils en pensent. Ils auront sĂ»rement quelques conseils avisĂ©s pour agrĂ©menter et/ou corriger vos paroles en cas de besoin. C’est aussi un bon moyen pour tester les touches d’humour et d’émotion sur un vrai public, ainsi que la durĂ©e totale du discours. En moyenne, votre temps de parole ne doit pas excĂ©der 5 mn. DĂ©tendez-vous Ça y est ! Le grand jour est arrivĂ©. Chaque invitĂ© est lĂ  pour partager de bons moments et cĂ©lĂ©brer une belle union. Essayez de vous dĂ©tendre. Pensez au joli souvenir que vous allez offrir aux mariĂ©es. Si vous dĂ©cidez de boire un verre avant votre discours, histoire de vous dĂ©sinhiber un peu, prenez garde Ă  ne pas en abuser ! Le rĂ©sultat serait alors catastrophique. Une profonde inspiration, un regard Ă©changĂ© avec une personne chĂšre Ă  votre cƓur suffiront Ă  vous donner confiance avant de vous lancer. Prenez votre temps Oui, vous avez le temps de parler. Vous avez suffisamment rĂ©pĂ©tĂ© votre discours pour savoir qu’il n’est ni trop long ni trop court. Évitez de parler trop vite. Il est inutile de vous prĂ©cipiter, au risque de vous mettre Ă  bafouiller et de sortir des phrases inintelligibles. C’est votre moment. L’instant oĂč vous pouvez dire ce que vous ressentez Ă  2 personnes qui comptent Ă©normĂ©ment pour vous. Savourez-en chaque seconde ! Ces 10 conseils vont vous aider Ă  rĂ©diger votre discours de tĂ©moin de mariĂ©e, que vous dĂ©cidiez de le faire pendant la cĂ©rĂ©monie laĂŻque ou pendant le repas de mariage. Mais plus que tout, n’oubliez pas que c’est en laissant parler votre cƓur que vous rĂ©ussirez Ă  Ă©crire un discours authentique, sincĂšre, et fort applaudi.

DISCOURSMACRON. Emmanuel Macron a ponctué ses années à l'Elysée par de nombreux discours ou interviews. Certains, dont celui annonçant le confinement en 2020, sont restés dans l'histoire.

Dans le monde des lettres et de l'Ă©loquence, la littĂ©rature Ă©crite fait trĂšs bonne figure, mais il ne faudrait pas laisser de cĂŽtĂ© les allocutions orales qui font partie du patrimoine culturel mondial pour leur construction, leur impact sur le monde et le message qu'elles renvoient. Les prises de parole sont donc aussi importantes que les textes. Superprof vous propose une fiche complĂšte sur le discours, ses caractĂ©ristiques, comment en crĂ©er un, quelles sont les diffĂ©rentes formes d'allocutions et enfin quelques extraits des plus grands discours de l'histoire contemporaine. Vous n'aurez aucun mal Ă  progresser Ă  l'oral en vous inspirant de ces grands discours ! Le discours et ses caractĂ©ristiques Ecrire un discours et le prononcer n'est pas une tĂąche facile, mais en s'entraĂźnant on peut y arriver ! Un discours est un texte prononcĂ© devant un public. Celui qui parle est dĂ©signĂ© sous le nom d'orateur et ceux qui Ă©coutent constituent l'auditoire. Le plus souvent, le discours a pour but de convaincre et/ou de persuader. Convaincre consiste Ă  faire partager un point de vu en s'adressant au raisonnement, Ă  la rĂ©flexion, Ă  la logique du destinataire. Persuader vise Ă  obtenir l'adhĂ©sion du destinataire en s’adressant Ă  son affectivitĂ©. S'il existe un mode d'Ă©criture propre au discours , il n'existe pas de discours type. Chaque discours doit ĂȘtre Ă©crit en fonction du contexte et des objectifs fixĂ©s par le sujet. Il faut tout d'abord prĂ©ciser le cadre dans lequel est prononcĂ© le discours. Le sujet indique en gĂ©nĂ©ral que le discours est prononcĂ© dans une certaine occasion, devant un certain type de public Ă  l'occasion du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo ..Ă  l’occasion du prix dĂ©cernĂ© Ă  la meilleure nouvelle... Il faut alors tenir compte de ces donnĂ©es si le sujet ne prĂ©cise pas ces circonstances, on aura intĂ©rĂȘt Ă  les imaginer et Ă  les intĂ©grer au propos afin de donner au discours un plus fort ancrage dans la rĂ©alitĂ©, une plus grande vraisemblance. Attention ! Le sujet qui demande de rĂ©diger un discours ne demande pas l'interlocution narrative ou descriptive. Les rĂ©fĂ©rences aux conditions de l'Ă©nonciation lieu, temps, destinataire doivent ĂȘtre intĂ©grĂ©es au discours lui-mĂȘme par l'orateur "Chers amis, puisque nous voici rĂ©unis pour fĂȘter les dix ans du club théùtre du lycĂ©e dans les lieux mĂȘmes oĂč il a vu le jour.." Attention ! RĂ©diger un discours exclut que l'on intercale dans son texte des interventions du public sauf s'il s'agit d'un discours politique, en particulier le discours parlementaire, retranscrit par voie de presse. On pourra alors faire figurer les mentions "vifs applaudissements Ă  gauche...mouvements de protestations dans l’assemblĂ©e...." Il est nĂ©cessaire d'adapter le propos Ă  l'auditoire Ă  convaincre. Les sujets prĂ©cisent en gĂ©nĂ©ral devant quel public est prononcĂ© le discours. Ces donnĂ©es doivent orienter votre choix dans les domaines suivants Le niveau de langage on ne parlera pas devant un groupe de jeunes comme devant une institution officielle, Les indices de la langue de l'Ă©poque Ă  laquelle est prononcĂ© le discours . Le "je" qui prononce le discours peut appartenir Ă  une Ă©poque historique, Ă  une sociĂ©tĂ©, diffĂ©rentes de celles du candidat en 1849, vous prononcez devant l'assemblĂ©e un discours en faveur de la libertĂ© de presse, Adapter les moyens Ă  l'objectif du discours. Selon le sujet , le discours remplit une fonction particuliĂšre. Le contenu doit correspondre Ă  cette visĂ©e. Ainsi on doit se poser des questions S'agit-il d'un encouragement? on utilisera la modalitĂ© impĂ©rative, S'agit-il d'un souhait? on utilisera surtout la tournure hypothĂ©tique , le subjonctif, S'agit-il d'une dĂ©nonciation ou d'une mise en garde? on utilisera surtout le lexique dĂ©prĂ©ciatif . Le registre sera de prĂ©fĂ©rence le registre polĂ©mique, S'agit-il d'un discours commĂ©moratif? on jouera la confrontation du passĂ© et du prĂ©sent. Comment trouver des cours de français afin de rĂ©viser ? Les meilleurs professeurs de Français disponibles4,9 70 avis 1er cours offert !5 85 avis 1er cours offert !4,9 117 avis 1er cours offert !5 39 avis 1er cours offert !4,9 56 avis 1er cours offert !5 38 avis 1er cours offert !4,9 17 avis 1er cours offert !5 111 avis 1er cours offert !4,9 70 avis 1er cours offert !5 85 avis 1er cours offert !4,9 117 avis 1er cours offert !5 39 avis 1er cours offert !4,9 56 avis 1er cours offert !5 38 avis 1er cours offert !4,9 17 avis 1er cours offert !5 111 avis 1er cours offert !C'est partiLes rĂšgles du genre oratoire Winston Churchill fait partie des grands orateurs du XXĂšme siĂšcle et mĂȘme de l'histoire ! source Youtube Ecrire un discours impose de respecter les contraintes d'Ă©criture. La premiĂšre consiste Ă  faire apparaĂźtre l'implication de celui qui parle. ConcrĂštement, cela consiste Ă  Faire figurer les marques de l'Ă©nonciation les pronoms, les adjectifs possessifs de la premiĂšre personne, Disposer les indices de l'espace et du temps qui situent l'Ă©noncĂ© par rapport Ă  celui qui parle ici, demain, il y a mille ans..., Utiliser les procĂ©dĂ©s de modalisation celui qui parle Ă©value ce qu'il dit en le situant dans le domaine du probable il arrivera peut-ĂȘtre un jour que.., du souhaitable si tous le pays du monde parvenaient Ă  s'entendre.., du doute il semble que ce ne soit pas pour aujourd'hui..., du certain il faut absolument garder confiance..., Inscrire les marques de la subjectivitĂ©, notamment dans l'emploi d'un vocabulaire valorisant qui fait l'Ă©loge ou dĂ©prĂ©ciatif qui critique, dĂ©nonce, rabaisse..., Faire apparaĂźtre la prĂ©sence d'un destinataire. Un discours est censĂ© ĂȘtre prononcĂ© en public. On ne doit donc pas hĂ©siter Ă  solliciter l'auditoire en l'intĂ©grant Ă  ce qui est dit, au moyen de L'apostrophe par laquelle ou interpelle l'auditeur mes chers amis..ces messieurs de l'opposition, Les pronoms dits "de la prĂ©sence" comme le "vous" de politesse ou du pluriel, Les dĂ©signations de l'auditoire par des reprises nominales ou des pĂ©riphrases l'assemblĂ©e ici prĂ©sente sait bien que...Ceux qui m'Ă©coutent se souviennent. Il faut bien se rappeler que dans un discours, il faut assurer la progression argumentative pour convaincre. Le discours doit suivre un plan progressif. On assurera la logique interne du propos par Les procĂ©dĂ©s d'annonce et de rappel annonce de l'idĂ©e avant son dĂ©veloppement, rappel de l'idĂ©e aprĂšs son dĂ©veloppement Le "balisage" de la dĂ©monstration deux cas se prĂ©sentent...pour trois raisons... un double objectif, Les articulations elles permettent de relier deux idĂ©es dans une phrase, deux phrases entre elles, deux paragraphes. Ce sont par exemple les outils logiques conjonctions de coordination mais, donc ou de subordination bien que, parce que.., adverbes ou locutions adverbiales nĂ©anmoins, par consĂ©quent... Il est Ă©galement important d'utiliser les procĂ©dĂ©s de la persuasion car un discours doit faire rĂ©agir l'auditoire. Pour cela on utilisera L'injonction qui donne un ordre ou qui pousse Ă  agir, L'interrogation rhĂ©torique l'orateur pose une question Ă  laquelle il apporte lui-mĂȘme la rĂ©ponse, conduisant le destinataire Ă  rĂ©flĂ©chir avec lui, Les hyperboles mots ou expressions exagĂ©rĂ©es ; elles ont pour effet de renforcer le propos, Les ressources du style oratoire. Par exemple les parallĂ©lismes , les rythmes binaires ou ternaires qui retiennent l'attention en Ă©tablissant un Ă©cho entre deux binaires ou troisternaires structures dans la phrase ,le paragraphe, ou le texte ; les anaphores c'est-Ă -dire la reprise du mĂȘme mot en dĂ©but de phrase elles produisent un effet d'insistance la libertĂ© qui ...,la libertĂ© que,...cette libertĂ© dont.... Enfin, voici un tableau rĂ©capitulatif des contraintes d'Ă©criture du discours ContrainteMoyens DĂ©gager la fonction du discoursModalitĂ©s impĂ©ratives, hypothĂ©tiques, dĂ©prĂ©ciatives, temporelles en fonction de l'objectif Adapter le propos au publicNiveau de langage, indice temporel, adapter les moyens Ă  l'objectif du discours Implication du locuteurMarques de l’énonciation, indices d'espace et de temps, procĂ©dĂ©s de modalisation, subjectivitĂ©, destinataire Solliciter l'auditoireApostrophe, pronoms, nommer l'assemblĂ©e ou pĂ©riphrase Progression dans l'argumentationAnnonce et rappel, balisage, articulations Persuader l'auditoireInjonction, interrogation rhĂ©torique, hyperboles, ressources oratoires diverses Les diffĂ©rents types de discours L'art de l'allocution publique n'est pas donnĂ© Ă  tous il faut du courage et surtout beaucoup de prĂ©paration ! Le plaidoyer Au sens premier , il s'agit d'un discours prononcĂ© devant un tribunal pour dĂ©fendre quelqu'un. Par extension de sens, un plaidoyer est un discours qui consiste Ă  dĂ©fendre un droit ,une cause, un principe, une opinion, le plaidoyer appartient au genre de l'Ă©loge. OĂč trouver des cours de français en ligne ? Le rĂ©quisitoire Au sens premier, il s'agit d'un discours prononcĂ© devant un tribunal pour accuser quelqu'un. Par extension de sens, un rĂ©quisitoire est un discours qui consiste Ă  critiquer, Ă  dĂ©noncer, Ă  sanctionner Ă  l'aide d'arguments une rĂ©alitĂ© sociale , une institution.. Le rĂ©quisitoire apparient au genre du blĂąme. Le speech motivant Un discours qui vise Ă  motiver des troupes ou une population est gĂ©nĂ©ralement prononcĂ© par un responsable militaire ou par un dirigeant politique. Il appelle Ă  se mobiliser pour une cause dans l'intĂ©rĂȘt d'une nation ou d'un groupe donnĂ©. Les meilleurs exemples sont l'Appel du 18 Juin 1940 Charles de Gaulle ou encore Blood, Toil, Tears and Sweat Winston Churchill. Le discours le plus cĂ©lĂšbre de la planĂšte est clairement I Have a Dream de Martin Luther King Jr ! Voici quelques extraits de discours sĂ©lectionnĂ©s. Ils couvrent les diffĂ©rents types de discours et peuvent vous donner une idĂ©e de ce Ă  quoi ressemble une allocution publique d'ampleur relative, du groupe militant Ă  toute une nation. Extrait du discours de ThĂ©roigne de MĂ©ricourt de 1792, Citoyennes, Armons-Nous ! "Armons-nous ! Nous en avons le droit par la nature et mĂȘme par la loi. Montrons aux hommes que nous ne leur sommes infĂ©rieures ni en vertu, ni en courage montrons Ă  l’Europe que les Françaises connaissent leurs droits et sont Ă  la hauteur des lumiĂšres du XVIIIe siĂšcle, en mĂ©prisant les prĂ©jugĂ©s, qui par cela seul qu’ils sont prĂ©jugĂ©s, sont absurdes, souvent immoraux, en ce qu’ils nous font un crime des vertus. [
] Brisons nos fers, il est temps enfin que les femmes sortent de leur honteuse nullitĂ© oĂč l’ignorance, l’orgueil et l’injustice des hommes les tiennent asservies depuis si longtemps". Extrait du discours de Charles de Gaulle de 1940, L'Appel du 18 Juin 1940 "Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derriĂšre elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis. Cette guerre n'est pas limitĂ©e au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n'est pas tranchĂ©e par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n'empĂȘchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens pour Ă©craser un jour nos ennemis. FoudroyĂ©s aujourd'hui par la force mĂ©canique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mĂ©canique supĂ©rieure. Le destin du monde est lĂ . Moi, gĂ©nĂ©ral de Gaulle, actuellement Ă  Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient Ă  s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingĂ©nieurs et les ouvriers spĂ©cialisĂ©s des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient Ă  s'y trouver, Ă  se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la Flamme de la rĂ©sistance française ne doit pas s'Ă©teindre et ne s'Ă©teindra pas. Demain, comme aujourd'hui, je parlerai Ă  la radio de Londres". Extrait du discours de Winston Churchill de 1940, Blood, Toil, Tears and Sweat "A la Chambre des communes, je dirai comme je l'ai dit Ă  ceux qui ont rejoint le gouvernement " Je n'ai rien d'autre Ă  offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ". Nous avons devant nous une Ă©preuve des plus douloureuses. Nous avons devant nous de nombreux et longs mois de combat et de souffrance. Vous demandez, quelle est notre politique ? Je peux vous dire c'est d'engager le combat sur terre, sur mer et dans les airs, avec toute la puissance, la force que Dieu peut nous donner ; engager le combat contre une monstrueuse tyrannie, sans Ă©gale dans les sombres et dĂ©solantes annales du crime. VoilĂ  notre politique. Vous demandez, quel est notre but ? Je peux rĂ©pondre en un mot la victoire, la victoire Ă  tout prix, la victoire en dĂ©pit de la terreur, la victoire aussi long et dur que soit le chemin qui nous y mĂšnera ; car sans victoire, il n'y a pas de survie". Extrait du discours de John F. Kennedy de 1963, Ich Bin Ein Berliner "Il y a beaucoup de gens dans le monde qui ne comprennent pas ou qui prĂ©tendent ne pas comprendre quelle est la grande diffĂ©rence entre le monde libre et le monde communiste. Qu'ils viennent Ă  Berlin !Il y en a qui disent qu'en Europe et ailleurs, nous pouvons travailler avec les communistes. Qu'ils viennent Ă  Berlin ! Lass sie nach Berlin kommen !Notre libertĂ© Ă©prouve certes beaucoup de difficultĂ©s et notre dĂ©mocratie n'est pas parfaite. Cependant, nous n'avons jamais eu besoin, nous, d'Ă©riger un mur [
] pour empĂȘcher notre peuple de s'enfuir. [
] Le mur fournit la dĂ©monstration Ă©clatante de la faillite du systĂšme communiste. Cette faillite est visible aux yeux du monde entier. Nous n'Ă©prouvons aucune satisfaction en voyant ce mur, car il constitue Ă  nos yeux une offense non seulement Ă  l'histoire mais encore une offense Ă  l'humanitĂ©. [
] Tous les hommes libres, oĂč qu'ils vivent, sont des citoyens de Berlin. Par consĂ©quent, en tant qu'homme libre, je suis fier de prononcer ces mots Ich bin ein Berliner !". Extrait du discours de Martin Luther King Jr. de 1963, I Have a Dream "Je rĂȘve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriĂ©taires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble Ă  la table de la fraternitĂ©. Je rĂȘve qu’un jour, mĂȘme l’Etat du Mississippi, un Etat oĂč brĂ»lent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformĂ© en un oasis de libertĂ© et de justice. Je rĂȘve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation oĂč ils ne seront pas jugĂ©s sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractĂšre. Je fais aujourd’hui un rĂȘve ! Je rĂȘve qu’un jour, mĂȘme en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur Ă  la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fĂ©dĂ©rales, que lĂ  mĂȘme en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frĂšres et sƓurs. Je fais aujourd’hui un rĂȘve ! Je rĂȘve qu’un jour toute la vallĂ©e sera relevĂ©e, toute colline et toute montagne seront rabaissĂ©es, les endroits escarpĂ©s seront aplanis et les chemins tortueux redressĂ©s, la gloire du Seigneur sera rĂ©vĂ©lĂ©e Ă  tout ĂȘtre fait de chair". Pensez aux cours de français pour progresser en la matiĂšre. Vous connaissez dĂ©sormais la recette magique pour crĂ©er un discours et pour le prononcer de la meilleure maniĂšre. Si vous souhaitez en apprendre plus sur les textes oraux et Ă©crits, vous pouvez consulter nos autres articles. Vous avez Ă©galement la possibilitĂ© de prendre des cours particuliers de français avec un professeur sur notre site ! LĂ©laboration d’un mĂ©moire permet aux Ă©tudiants de prĂ©senter, exposer, mettre en valeur et dĂ©fendre leurs idĂ©es et leur travail face Ă  un jury. Une soutenance n’est pas une redite du rapport de stage ou du mĂ©moire. Il est important de faire un rappel de la question et des grandes lignes, ainsi que des rĂ©sultats. Toutefois, la soutenance permet de dĂ©velopper un bilan, et des Passer au contenu principal DĂ©but du contenu principal. Harold LeBel lors de son discours Ă  l'AssemblĂ©e nationale CrĂ©dit photo Capture d'Ă©cran Le dĂ©putĂ© de Rimouski a fait un discours Ă  la clĂŽture de la session parlementaire jeudi.
  1. Рሄ τ ŐŽ
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Lireaussi : Le gouvernement poussĂ© Ă  se convertir Ă  la sobriĂ©tĂ© Ă©nergĂ©tique. La force et la pertinence de cet appel ne font que souligner en La solution Ă  ce puzzle est constituéÚ de 10 lettres et commence par la lettre P Les solutions ✅ pour PARTIE A LA FIN DU DISCOURS de mots flĂ©chĂ©s et mots croisĂ©s. DĂ©couvrez les bonnes rĂ©ponses, synonymes et autres types d'aide pour rĂ©soudre chaque puzzle Voici Les Solutions de Mots CroisĂ©s pour "PARTIE A LA FIN DU DISCOURS" 0 0 Partagez cette question et demandez de l'aide Ă  vos amis! Recommander une rĂ©ponse ? Connaissez-vous la rĂ©ponse? profiter de l'occasion pour donner votre contribution! Similaires qBc3.
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