TITRE Le spleen de Paris AUTEURS Charles Baudelaire ÉDITEUR à Limoges, éditions littérature – histoire – science sous la direction de Marcel Huot-Sordot ANNÉE 1945 FORMAT 19 cm x 24 cm NOMBRE DE TOMES 1 NOMBRE DE PAGES 150 ILLUSTRATIONS oui, 6 illustrations en noir hors-texte protégées par serpente de Pierre Thomas RELIURE broché JAQUETTE oui, rempliée et recouverte d’un papier cristal SIGNET non RHODOÏD non PARTICULARITÉS tirage à 750 exemplaires 250 sur Hollande crème des papeteries de Rives numérotés de 1 à 250 ; 500 sur Vélin blanc numérotés de 251 à 750 ; exemplaires n° 335 ÉTAT bon état, le papier cristal a quelques manques, ouvrage bien solide pouvant être manipulé sans crainte. THÈMES livres anciens, livres illustrés, édition numérotée, poésie, littérature SUR LE LIVRELe titre complet est Le spleen de Paris Petits poèmes en prose Le Spleen de Paris est un recueil de poèmes de Charles Baudelaire, publié à titre posthume en 1869 sous le titre Petits Poèmes en prose. Baudelaire en commence la rédaction en juillet 1857, au lendemain de la publication des Fleurs du mal. Il aurait voulu composer cent poèmes en prose, autant qu’il y a de poèmes en vers dans les Fleurs du mal, mais l’œuvre est inachevée et ne comportera que cinquante pièces. Le titre le Spleen de Paris, choisi par Baudelaire lui-même après beaucoup d’hésitations il envisage successivement Poèmes nocturnes, le Promeneur solitaire, le Rôdeur parisien, constitue une allusion évidente à la section Spleen et Idéal » des Fleurs du mal ; il suggère la continuité et la divergence entre les deux ouvrages. Certains poèmes en prose sont des transpositions évidentes de poèmes en vers antérieurs l’Invitation au voyage ». Pour la plupart, ils se présentent comme de brèves nouvelles inspirées d’un fait divers la Corde », des choses vues », saynètes ou portraits Un plaisant », des récits allégoriques situés hors du temps le Joujou du pauvre », des fictions fantastiques Chacun sa chimère » ou des rêveries l’Étranger ». L’œuvre se veut éclatée, disparate et dépourvue de toute architecture concertée chaque texte se suffit à lui-même ; il est à lire au gré du moment. On y retrouve bien sûr les grands thèmes des Fleurs du mal, mais exprimés souvent sur un mode plus grinçant Assommons les pauvres », plus exacerbé, voire plus hystérique le Mauvais Vitrier » s’achève dans une véritable crise nerveuse. Né sous le signe du péché originel et de la perversité naturelle le Gâteau », l’homme écrasé par le temps est condamné au spleen la Chambre double ». Il essaie de le fuir par les rêves d’ailleurs le Port », le recours aux paradis artificiels Enivrez-vous » et l’ultime voyage que constitue la mort Any Where out of the World ». Les rapports avec les femmes, marqués par l’incompréhension réciproque Portraits de maîtresses » se limitent à un érotisme fortement teinté de sadisme le Galant Tireur ». L’artiste, présenté sous les traits du bouffon ou du saltimbanque Une mort héroïque » doit supporter l’indifférence de ses contemporains et continuer à créer dans la souffrance le Fou et la Vénus », puisque l’œuvre d’art constitue sa seule justification et sa seule chance de rachat À une heure du matin ». Mais la thématique urbaine, limitée aux Tableaux parisiens » dans les Fleurs du mal, est ici omniprésente. La ville apparaît comme l’espace même de la modernité, avec ses ouvriers en blouse, ses fiacres, ses chiens crottés, son éclairage au gaz et son macadam. Elle est un être vivant accordé à l’âme du poète par une évidente correspondance. Il y erre en témoin curieux, perdu dans la foule et fasciné par le spectacle insolite de la rue. C’est d’ailleurs à la fréquentation des villes énormes », univers chaotique où le monstrueux s’insinue dans le quotidien familier, que le poète attribue dans sa dédicace à Arsène Houssaye le renouvellement de sa poétique. Baudelaire dit s’être inspiré d’Aloysius Bertrand qui, avec Gaspard de la nuit 1842, a fait entrer le poème en prose dans la littérature. Mais il ne faut pas surestimer cette influence si, comme son modèle, il donne bien la primauté à l’image, il ne cisèle pas la prose en refrains et en couplets et son inspiration est aux antipodes du pittoresque moyenâgeux. C’est précisément au nom de la modernité que Baudelaire abandonne le vers traditionnel, dont les contraintes lui paraissent désormais artificielles et limitent son inspiration. Il lui faut une forme plus libre, susceptible de rendre compte de toutes les facettes de son tempérament, qui convienne à la pente philosophique et moraliste comme à la veine lyrique. Il lui faut aussi inventer un langage pour exprimer tous les aspects de l’existence sur une multitude de tons l’ironie sarcastique, l’humour noir, la cruauté et la trivialité de la vie moderne sont peu compatibles avec les traditions, et de toute façon, avec les contraintes de l’œuvre en vers. Dans sa dédicace, Baudelaire définit son idéal comme une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s’adapter aux mouvements lyriques de l’âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ». Mais le genre même du poème en prose est mal défini et Baudelaire n’a cessé d’exprimer les difficultés qu’il éprouve à s’aventurer dans une expérience qui l’effraie par sa nouveauté et sa licence même. L’œuvre, plus de dix ans sur le métier, ne sera jamais terminée, même si comme en témoigne sa correspondance l’artiste épuisé y travaille douloureusement jusqu’à ses derniers jours, toujours déçu et insatisfait. Peut-être, comme le soulignent souvent les commentateurs, Baudelaire n’a-t-il pas, encore trop prisonnier de l’écriture antérieure des Fleurs du mal, su tirer de la prose tout le parti possible. Avec le Spleen de Paris il ouvre cependant la voie à Rimbaud, à Lautréamont et aux surréalistes.
Le Spleen de Paris, également connu sous le titre Petits Poèmes en prose, est un recueil posthume de poèmes en prose de Charles Baudelaire, établi par Charles Asselineau et Théodore de Banville. Il a été publié pour la première fois en 1869 dans le quatrième volume des Œuvres complètes de Baudelaire par l'éditeur Michel Levy après la mort du poète. Historique Les cinquante pièces qui composent ce recueil ont été rédigées entre 1857 Le Crépuscule du soir et 1864. Une quarantaine d'entre elles ont paru dans divers journaux de l'époque selon la volonté de Baudelaire, une partie des poèmes ont été publiés dans la revue littéraire L'Artiste, dirigée par son ami Arsène Houssaye auquel il dédie son œuvre, et une autre dans des journaux à grands tirages comme La Presse ou Le Figaro. Selon une lettre de 1862 qui sert de dédicace aux éditions postérieures[1], Baudelaire a été inspiré en les écrivant par l'exemple d'Aloysius Bertrand. J'ai une petite confession à vous faire. C'est en feuilletant, pour la vingtième fois au moins, le fameux Gaspard de la Nuit d'Aloysius Bertrand un livre connu de vous, de moi et de quelques-uns de nos amis, n'a-t-il pas tous les droits à être appelé fameux ? que l'idée m'est venue de tenter quelque chose d'analogue, et d'appliquer à la description de la vie moderne, ou plutôt d'une vie moderne et plus abstraite, le procédé qu'il avait appliqué à la peinture de la vie ancienne, si étrangement pittoresque[1].» Les dix poèmes restant ont été publiés à titre posthume entre 1867 et 1869. Le Port, petit poème en prose, pièce XLI - Manuscrit de Baudelaire. Le titre Petits Poèmes en prose est celui de l'édition posthume de 1869. Mais Baudelaire lui-même avait évoqué à plusieurs reprises le titre Le Spleen de Paris pour désigner le recueil qu'il complétait au gré de son inspiration et de ses publications. S'il imagina plusieurs titres successifs, sa correspondance atteste clairement son choix pour le titre Le Spleen de Paris qui se rapproche des titres de deux parties des Fleurs du mal Spleen et Idéal et Tableaux parisiens. Pour exemple, dans une lettre du 6 février 1866, il écrit à Hippolyte Garnier Le Spleen de Paris, pour faire pendant aux Fleurs du mal », ou encore Le Spleen de Paris poëmes en prose », l'expression Poèmes en prose désignant moins un titre qu'un genre il n'est employé comme titre du vivant de Baudelaire que de 1862 à 1863 pour des publications de quelques poèmes en prose dans des périodiques[2]. Le 7 février 1864, le journal Le Figaro publia d'ailleurs quatre de ces pièces en prose sous le titre Le Spleen de Paris. La Revue de Paris en publia six autres le 25 décembre de la même année. Cependant, depuis la publication posthume des œuvres complètes, le recueil porte indifféremment ces deux titres. Le Figaro a choisi d'arrêter son choix sur un des titres proposés par Baudelaire, mais c'est bien au terme de spleen » qu'il faut surtout prêter attention plus qu'au lieu-dit de Paris. Comme on le voit à la lecture du recueil, Paris n'est pas le décor principal de l'expérience poétique. Cependant, Le Spleen de Paris ne se trompe pas de lieu, le spleen de Baudelaire est bel et bien un mal de vauriens » de Paris, et Baudelaire nous présente le diagnostic d'un malaise social lié à une ville plus qu'une simple indication cartographique pour situer son épanchement poétique.[réf. nécessaire] Seule la dernière pièce du recueil Épilogue est en vers. Il est aujourd'hui établi que Baudelaire n'avait pas prévu de l'y inclure[3]. Si l'auteur est libéré de la contrainte de la rime, il se doit tout de même de donner un rythme, une structure proche de la poésie à son écriture, de crainte de tomber dans le récit classique.[réf. nécessaire] À titre d'exemple, la XXXVIIe pièce, Les Bienfaits de la lune 1863, propose une symétrie entre deux paragraphes mêmes phrases, même structure grammaticale et continuité dans le deuxième paragraphe de l'idée du premier. De même, la XLVIIIe pièce, Anywhere out of the World[4] 1867, posthume, est construite principalement autour de quatre semi-anaphores, quatre petites phrases basées sur la même idée, les mêmes mots s'intercalant entre les paragraphes principaux. Réception Comme le souligne Robert Kopp, jusqu'au milieu des années 1960, Baudelaire a été considéré comme l'auteur d'un seul livre, Les Fleurs du Mal »[5]. En effet, la condamnation en justice des Fleurs du Mal et leur publication organisée du vivant de l'auteur ont renforcé l'importance accordée à l'œuvre en vers de Baudelaire. Le Spleen de Paris souffre lui très tôt d'une publication partielle et posthume, qui réunit les poèmes publiés dans la presse sans concours de l'auteur alors mort. La critique se concentre donc logiquement sur l'œuvre versifiée de Baudelaire au début du XXe siècle en mettant l'accent sur le classicisme de Baudelaire dans lequel Cassagne voit un nouveau Racine[6]. Le tournant opéré dans la critique dans les années 1960 continue d'accorder peu d'importance aux poèmes en prose et se concentre, dans le sillage de Walter Benjamin, sur l'héritage poétique contrasté que laisse Baudelaire et sur son abondante œuvre critique[7]. La première monographie consacrée entièrement aux poèmes en prose est publiée par Steve Murphy en 2003 avec Logiques du dernier Baudelaire. Cette lecture de plusieurs poèmes en prose capitaux dans l'œuvre baudelairienne est suivie par la parution en 2014 d'une étude d'Antoine Compagnon centrée elle aussi sur la prose de Baudelaire[8]. Contenu À Arsène Houssaye I. L'Étranger II. Le Désespoir de la vieille III. Le Confiteor de l'artiste IV. Un plaisant V. La Chambre double VI. Chacun sa chimère VII. Le Fou et la Vénus VIII. Le Chien et le Flacon IX. Le Mauvais Vitrier X. À une heure du matin XI. La Femme sauvage et la Petite-maîtresse XII. Les Foules XIII. Les Veuves XIV. Le Vieux Saltimbanque XV. Le Gâteau XVI. L'Horloge XVII. Un hémisphère dans une chevelure XVIII. L'Invitation au voyage 2e version XIX. Le Joujou du pauvre XX. Les Dons des fées XXI. Les Tentations ou Eros, Plutus et la Gloire XXII. Le Crépuscule du soir XXIII. La Solitude XXIV. Les Projets XXV. La Belle Dorothée XXVI. Les Yeux des pauvres XXVII. Une mort héroïque XXVIII. La Fausse Monnaie XXIX. Le Joueur généreux, XXX. La Corde XXXI. Les Vocations XXXII. Le Thyrse XXXIII. Enivrez-vous XXXIV. Déjà ! XXXV. Les Fenêtres XXXVI. Le Désir de peindre XXXVII. Les Bienfaits de la lune XXXVIII. Laquelle est la vraie ? XXXIX. Un cheval de race XL. Le Miroir XLI. Le Port XLII. Portraits de maîtresses XLIII. Le Galant Tireur XLIV. La Soupe et les Nuages XLV. Le Tir et le Cimetière XLVI. Perte d'auréole XLVII. Mademoiselle Bistouri XLVIII. Anywhere out of the World XLIX. Assommons les Pauvres ! L. Les Bons Chiens Épilogue Éditions illustrées Le Spleen de Paris, seize lithographies originales de Michèle Battut, Club du livre, 1988 Le Spleen de Paris, avec des gravures sur cuivre de Paul Hannaux ; Paris, Aux dépens d'un amateur Impr. La Ruche, 1950 Petits Poèmes en prose, illustrations aquarelles de Serge Ivanoff ; Paris, Javal et Bourdeau, 1933 Notes et références ↑ a et b Charles Baudelaire, Lettre à Arsène Houssaye, Paris, Cl. Pichois, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1973, p. 208 ↑ Cf. Claude Pichois, notice du Spleen de Paris in Charles Baudelaire, Œuvres complètes, tome 1, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade », 1975, p. 1297-1301. ↑ Steve Murphy, Logiques du dernier Baudelaire, p. 35. ↑ N'importe où hors du monde ». ↑ Robert Kopp, Une prose longtemps négligée », Le Magazine Littéraire, no 548, octobre 2014, p. 82 ↑ Cassagne, Versification et métrique de Charles Baudelaire, 1906 ↑ Robert Kopp, Une prose longtemps négligée », Le Magazine Littéraire, no 548, octobre 2014 ↑ Antoine Compagnon, Baudelaire, l'irréductible, Flammarion, 2014 Voir aussi Bibliographie Barbara Johnson, Défigurations du langage poétique. La Seconde Révolution baudelairienne, Flammarion, Paris, 1979 Dolf Oehler, Le Spleen contre l'oubli. Juin 1848, Payot, coll. Critique de la politique », Paris, 1996 Patrick Labarthe, Baudelaire Le Spleen de Paris, Gallimard, coll. Foliothèque », Paris, 2000 Steve Murphy, Logiques du dernier Baudelaire, Champion, coll. Essais », Paris, 2007 Antoine Compagnon, Baudelaire, l'irréductible, Flammarion, 2014 En 2012-2013, Antoine Compagnon, professeur au Collège de France, a dédié sa leçon annuelle à l'étude des poèmes en prose de Baudelaire. Le Magazine Littéraire, en octobre 2014, dédie son dossier spécial au dernier Baudelaire » et publie de nombreuses contributions qui ont trait à la redécouverte du Spleen de Paris. Violaine Boneu, Sandrine Bédouret-Larraburu, Baudelaire Le Spleen de Paris, Neuilly, Atlande, coll. Clés concours Lettres XIXe siècle, 2014 Lien externe Sur Charles Baudelaire Chronologie des poèmes Mises en musique Spleen baudelairien Œuvres majeures Les Fleurs du mal Les Paradis artificiels Le Peintre de la vie moderne Le Spleen de Paris Poèmes Les Fleurs du mal À une dame créole À une mendiante rousse À une Passante L'Albatros L'Amour du mensonge Les Aveugles Les Bijoux Correspondances Le Crépuscule du matin Le Crépuscule du soir Le Cygne Danse macabre Don Juan aux enfers Élévation L'idéal L'Ennemi La Géante L'Héautontimorouménos L'Horloge L'Invitation au voyage Le Jeu L'Homme et la Mer La Beauté Les Litanies de Satan Parfum exotique Paysage Les Petites Vieilles Le Poison Rêve parisien Les Sept Vieillards Le Serpent qui danse Le Soleil Le Squelette laboureur Une charogne Le Spleen de Paris Assommons les Pauvres ! La Belle Dorothée Les Bienfaits de la lune Le Confiteor de l'artiste Le Désespoir de la vieille Déjà ! Le Désir de peindre Enivrez-vous L'Étranger La Fausse Monnaie Les Fenêtres Les Foules Le Galant Tireur L'Horloge Le Joueur généreux Le Joujou du pauvre Le Miroir Le Port La Solitude Un cheval de race Un hémisphère dans une chevelure Un plaisant Personnalités liées Caroline Aupick mère Joseph-François Baudelaire père Jacques Aupick beau-père Jean Wallon ami Jeanne Duval muse, maîtresse Ernest Pinard détracteur Léo Ferré admirateur voir les albums Les Fleurs du mal, Léo Ferré chante Baudelaire et Les Fleurs du mal suite et fin Jérôme Thélot spécialiste Articles liés La Modernité Éloge du maquillage Représentation de la femme dans Les Fleurs du mal Lola de Valence Cénotaphe de Baudelaire Dernière mise à jour de cette page le 29/03/2022.
Charles Baudelaire, par Nadar 1856 Un recueil de textes en prose auquel Baudelaire consacra les dernières années de sa vie c'est Le Spleen de Paris, qui ne sera publié intégralement que deux ans après sa mort. L'un des grands poètes du XIXème siècle- si ce n'est le plus grand - Baudelaire n'a jamais cessé d'écrire en prose. Ses premières publications furent celle d'un critique d'art les Salons de 1845 et 1846 et d'un romancier La Fanfarlo. Il conclut ses activités prosaïques par Le Spleen de Paris. Le sous-titre de l'oeuvre, Petits Poèmes en Prose, amorce l'explication de cette confrontation entre prose et poésie dans l'œuvre de Baudelaire. Poète avant tout, il s'est toujours attelé à un décloisonnement des genres littéraires. Sois toujours poète, même en prose... » Même si Le Spleen de Paris s'éloigne de l'exercice poétique par sa forme, il n'en reste pas moins de la poésie, attaché au langage métaphorique et imagé. Ce mélange des genres ne s'arrête pas là puisqu'on retrouve dans ce recueil des textes se rapprochant davantage d'une critique, d'un essai ou d'une nouvelle. En regroupant ces textes, Baudelaire ne crée pas un genre, mais s'adonne simplement à évaluer l'ensemble des potentialités de l'écriture. retour au choix de l'oeuvre << Voir les Pages liées à ce texte Télécharger cette oeuvre Profondeur immense de la pensée dans les locutions vulgaires, tous creusés par des générations de fourmis. - Qu'est-ce que l'amour ? Adorer, c'est se sacrifier et se prostituer. - Ah! que le monde est grand à la clarté des lampes! Aux yeux du souvenir que le monde est petit! - Homme libre, toujours tu chériras la mer ! - Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d'un art. - On ne doit jamais juger les gens d'après leur fréquentation, Judas, par exemple, avait des amis irréprochables. - La musique creuse le ciel. - La volupté unique et suprême de l'amour gît dans la certitude de faire le mal. Et l'homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve toute volupté. - Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. - Etre un homme utile m'a toujours paru quelque chose de bien hideux. - Je demande à tout homme qui pense de me montrer ce qui subsiste de la Salon de 1845 Le Salon de 1846 Le Salon de 1859 La Fanfarlo Les Fleurs du mal, premi?re ?dition 1857 Les Fleurs du mal, seconde ?dition 1861 Le Spleen de Paris Mon coeur mis ? nu Les Paradis artificiels Comment on paie ses dettes quand on a du g?nie Conseils aux jeunes litt?rateurs Les Drames et les romans honn?tes Peintres et aquafortistes Morale du joujou Madame Bovary par Gustave Flaubert Du Vin et du Haschisch Fus?es Le mus?e classique du bazar Bonne-Nouvelle Exposition universelle Les Mis?rables par Victor Hugo Richard Wagner et Tannh?user ? Paris Le peintre de la vie moderne Choix de maximes consolantes sur l'amour L'?cole pa?enne Les fleurs du mal, fleurs maladives, la fleur du mal, fleurs du mal de Charles Baudelaire. Les Fleurs du mal Le Spleen de Paris, Les Petits po?mes en prose,po?sie en prose, recueil majeur. Le Spleen de Paris "Le diable, je suis bien obligé d'y croire, car je le sens en moi !"
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