Zillow website La maison se situe Ă la frontière entre le Canada et les États-Unis Zillow website IMMOBILIER - "Old stone store" est une maison de 300 m² situĂ©e Ă la frontière entre le Canada et les États-Unis dans la commune de Beebe Plain. En vente depuis le dĂ©but de l'annĂ©e au prix de euros, elle ne trouve aucun repreneur. Le coĂ»t des travaux pour rĂ©nover la maison fait sans doute un peu peur. En effet, il faudrait dĂ©bourser pour le repreneur près de euros. Mais cela ne serait pas la raison principale... La maison se situe Ă la frontière entre le Canada et les États-Unis. Et si cette bizarrerie peut avoir son charme, c'est aussi ce qui rend la vente beaucoup plus compliquĂ©e, rapporte Mashable. Depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Les mesures de sĂ©curitĂ© sont devenues plus importantes notamment au niveau des frontières terrestres. Google Maps Google Maps InterrogĂ© par le Times, le propriĂ©taire Brian DuMoulin, explique vivre dans cette maison depuis son enfance. Il affirme qu'Ă l'Ă©poque vivre Ă la frontière "... c'Ă©tait quelque chose de normal et naturel". "Maintenant, cela stresse tout le monde", raconte le propriĂ©taire. "Les rues rĂ©sidentielles qui Ă©taient ouvertes sont bloquĂ©es par des barrières. Les portes arrières d'un immeuble d'appartements Ă cheval sur la frontière du village de Derby Line ont Ă©tĂ© fermĂ©es. La rue Ă cĂ´tĂ© de la bibliothèque gratuite et de l'OpĂ©ra Haskell, dĂ©libĂ©rĂ©ment construits dans les deux pays, est bloquĂ©e par des pots de fleurs, cependant les Canadiens peuvent continuer Ă se rendre Ă l'entrĂ©e amĂ©ricaine de la bibliothèque sans passer par la douane", rapporte le Times. Des patrouilles canadiennes et amĂ©ricaines font des rondes autour de la maison. Le propriĂ©taire de la maison explique qu'une fois que les douaniers connaissent les habitants la situation devient moins compliquĂ©e. Cependant, il raconte qu'une fois un nouvel agent canadien l'a vu lui, sa femme et sa fille devant la maison et leur a demandĂ© de se rendre au poste-frontière pour faire un rapport. "Il ne savait tout simplement pas", a dĂ©clarĂ© Brian DuMoulin. Il lui aura fallu 45 minutes pour rĂ©gler la situation. Ă€ voir Ă©galement sur Le HuffPostCest diffĂ©rent de la France; emplois, nourriture, coĂ»t de la vie. Voici, 6 raisons de ne pas venir habiter aux USA. 1. La sĂ©curitĂ© de l’emploi. La sĂ©curitĂ© de l’emploi est une des raisons de ne pas venir habiter aux USA. C’est pourtant une des Une maison Ă vendre Ă Elgin, Illinois Etats-Unis, le 12 mai 2009, en pleine crise des subprimes OLSON Dans le salon de l'appartement qu'il loue aujourd'hui Ă Coral Springs, au nord de Miami en Floride, le père de famille de 57 ans a la gorge nouĂ©e Ă l'Ă©vocation de ses dĂ©boires immobiliers. "Je me souviens que mes enfants Ă©taient très jeunes lorsque nous avons commencĂ© Ă tout vendre", raconte-t-il. "Ils m'ont dit +Papa, oĂą est-ce qu'on va ?+ Et je leur ai rĂ©pondu que nous allions Ă Disney World. Ils m'ont alors demandĂ© si Disney Ă©tait si cher que nous devions vendre le frigo et les lits". Durant les annĂ©es qui ont prĂ©cĂ©dĂ© la crise, accĂ©der Ă la propriĂ©tĂ© Ă©tait d'une grande simplicitĂ©. Pas besoin de dĂ©montrer sa capacitĂ© de paiement les banques prĂŞtaient Ă tout-va et les intermĂ©diaires engrangeaient des millions en revendant de la dette. Offre limitĂ©e. 2 mois pour 1€ sans engagement JesĂşs RodrĂguez a Ă©migrĂ© aux Etats-Unis en 2005 avec sa famille pour fuir la crise politique frappant son pays, le Venezuela. Il a contractĂ© un emprunt peu de temps après pour acheter un appartement qui lui donnait l'illusion de vivre le "rĂŞve amĂ©ricain", alors qu'il ne gagnait que dollars par mois comme employĂ© d'une imprimerie. "Mon voisin Ă©tait livreur de pizzas et il a obtenu le mĂŞme prĂŞt", relève-t-il. Selon l'avocate Shari Olefson, spĂ©cialisĂ©e dans les saisies immobilières, la crise a Ă©tĂ© alimentĂ©e par les nombreux prĂŞts hypothĂ©caires Ă haut risque - les subprimes - accordĂ©s par des banques "dĂ©terminĂ©es Ă faire beaucoup d'argent". MalgrĂ© la hausse inquiĂ©tante des prix de l'immobilier et les mises en garde d'Ă©conomistes, "de nombreux AmĂ©ricains sans expĂ©rience dans les biens immobiliers ont cru qu'ils pouvaient devenir investisseurs", pointe l'experte, auteure de plusieurs livres sur le sujet. - Des dettes impayables - La bulle s'est finalement dĂ©gonflĂ©e, la valeur des biens s'est effondrĂ©e, les intĂ©rĂŞts ont augmentĂ©, les dettes ont atteint des niveaux absurdes et les gens ont arrĂŞtĂ© de payer. Les 4% d'intĂ©rĂŞts payĂ©s par JesĂşs RodrĂguez ont ainsi grimpĂ© Ă 14% en un an et sa dette est devenue "impayable". Après une deuxième hypothèque, la famille devait en 2008 quelque dollars pour un appartement dont la valeur avait chutĂ© Ă dollars. "Les frais ont commencĂ© Ă augmenter et, d'un coup, le nombre de dĂ©fauts d'emprunts a explosĂ©", dĂ©taille Mme Olefson. "Alors que davantage de gens faisaient l'objet de saisies, l'offre immobilière grossissait sur le marchĂ© et cela a commencĂ© Ă faire baisser les prix. Et la panique s'est installĂ©e". Plus de la moitiĂ© des foyers de Floride Ă©taient concernĂ©s. La crise des "subprimes", qui a dĂ©marrĂ© en 2006 avant d'atteindre son paroxysme deux ans plus tard, a provoquĂ© la chute de banques et d'institutions financières. Ses rĂ©percussions spectaculaires partout dans le monde ont donnĂ© naissance Ă la pire dĂ©pression Ă©conomique depuis les annĂ©es 1930. Selon un rapport de 2009 de RealtyTrac, une sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e dans les donnĂ©es immobilières, l'annĂ©e 2008 a vu un nombre record de "dossiers de saisie". Quelque 3,1 millions d'entre eux ont ainsi Ă©tĂ© ouverts en 2008 aux Etats-Unis, soit 81% de plus que l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente et 225% de plus qu'en 2006. Parmi les Etats les plus touchĂ©s le Nevada, l'Arizona et la Floride, oĂą 4,5% des biens immobiliers Ă©taient alors concernĂ©s par un dossier de saisie. - Et maintenant ? - Ironie du sort, JesĂşs RodrĂguez travaille aujourd'hui comme conseiller financier pour une compagnie d'assurances. "J'aide dĂ©sormais les gens Ă ne pas tomber comme j'ai pu le faire, Ă ne pas s'endetter autant", confie-t-il. "Je leur apprends Ă s'occuper de leur indĂ©pendance financière, de leur Ă©pargne, de leur fonds de pension et de ce genre de choses. C'est comme un renvoi d'ascenseur". Les experts estiment que le système financier a tirĂ© les leçons de ses erreurs et qu'il est peu probable de voir se produire Ă nouveau une crise hypothĂ©caire du mĂŞme genre, notamment parce qu'il est plus difficile d'accĂ©der Ă un emprunt. Les plus lus OpinionsLa chronique d'Albert MoukheiberAlbert MoukheiberLa chronique de Vincent PonsVincent Pons, avec Boris VallĂ©eLa chronique de Marion Van RenterghemPar Marion Van RenterghemLa chronique de Sylvain FortPar Sylvain Fort LaboĂ®te Ă mĂ©dia : "Vivre aux Etats-Unis : rĂŞve ou cauchemar ?" : 2e degrĂ© : thème n° 1 / Philippe Delfosse. Public; ISBD; Titre : La boĂ®te Ă mĂ©dia : "Vivre aux Etats-Unis : rĂŞve ou cauchemar ?" : 2e degrĂ© : thème n° 1 : Type de document : texte imprimĂ©: Auteurs : Philippe Delfosse, Responsable de l'Ă©quipe de recherche ; M. BarbĂ©, Collaborateur ; Pierre Gridelet, Collaborateur twitter facebook Contactez-nous Cest littĂ©ralement “Marche ou Crève”. Et les amĂ©ricains eux, mĂŞme quand ils Ă©chouent, ils ne sont pas lĂ Ă se lamenter et Ă blâmer les autres ou encore Ă les jalouser, non. Eux ils disent “Bravo” Ă ceux qui rĂ©ussissent et C’est une histoire comme il en existe des millions. Un homme cherche son bonheur dans un ailleurs idĂ©alisĂ©. Il quitte sa terre natale, le Cameroun, pour tenter sa chance aux États-Unis, gagner sa vie et devenir un homme de respect ». Sa femme et son fils le rejoignent. Ils vivent chichement mais sont heureux… jusqu’à ce que leur visa de tourisme expire et qu’ils se retrouvent sans papiers. Un avocat spĂ©cialisĂ© leur laisse croire que tout ira bien tant qu’ils lui feront confiance et le paieront. Le père de famille, Jende, devient le chauffeur de Clark, un banquier de Lehman Brothers impliquĂ© dans le scandale des subprimes. Une spirale infernale entraĂ®nera les deux hommes vers la chute inĂ©vitable. Leurs familles sauront-elles y rĂ©sister et surmonter unies le dĂ©sastre qui s’annonce ? Une oeuvre qui vaut de l’or C’est Ă partir de cette expĂ©rience de migration laborieuse, plutĂ´t frĂ©quente, qu’Imbolo Mbue a construit Voici venir les rĂŞveurs. Un premier roman qui a fait grand bruit en 2014 lors de la foire du livre de Francfort oĂą Random House aurait acquis les droits pour un million de dollars. Ă€ coups de communiquĂ©s savamment orchestrĂ©s tous les six mois, l’éditeur a su crĂ©er le mystère et entretenir l’intĂ©rĂŞt des mĂ©dias pour un ouvrage Ă l’écriture fluide, ponctuĂ© d’humour, et qui a le mĂ©rite d’aborder la question de l’émigration sans tomber dans le pathos. Si elle gratte le vernis amĂ©ricain pour Ă©corner l’image d’une sociĂ©tĂ© ouverte oĂą tout serait possible et oĂą chacun pourrait se rĂ©aliser, Imbolo Mbue ne propose pas, Ă rebours, une image idyllique de son pays natal. Un rĂ©cit exposant les tensions raciales entre noirs en AmĂ©rique Ă€ LimbĂ©, oĂą j’ai grandi, explique la trentenaire, nous vivions simplement et avions peu, mais nous Ă©tions heureux. Pour autant, la vie n’était pas facile. Sans soutien, sans relations, il est impossible de rĂ©ussir mĂŞme si l’on est intelligent et diplĂ´mĂ©. Le nĂ©potisme et le tribalisme y règnent. Alors les gens partent en pensant qu’en Europe ou aux États-Unis il est plus aisĂ© de s’accomplir. C’est vrai en un sens. On peut obtenir seul un travail. Mais la pauvretĂ© peut aussi ĂŞtre extrĂŞmement brutale. Sans oublier le racisme. » Il n’y a pas tant de mĂ©lange que ça aux États-Unis Dans Voici venir les rĂŞveurs, celle qui a foulĂ© le sol amĂ©ricain pour faire des Ă©tudes en droit des affaires dĂ©crit un racisme lâche, quotidien, mesquin, perfide oĂą les non-dits et les sous-entendus empoisonnent le quotidien et empĂŞchent toute fraternitĂ©. Ă€ tel point que Jende et sa femme Neni ne frĂ©quentent que des migrants subsahariens. Mon expĂ©rience, explique Imbolo Mbue, est celle-ci. Il n’y a pas tant de mĂ©lange que ça aux États-Unis. Les Africains et les Africains-AmĂ©ricains constituent deux groupes avec des cultures et des manières de vivre diffĂ©rentes. Notre histoire n’est pas la mĂŞme. Certains sont venus de leur plein grĂ© ; les autres ont Ă©tĂ© dĂ©portĂ©s de force. Et ça, ça change tout ! Notre manière d’apprĂ©hender le monde est forcĂ©ment diffĂ©rente. » Une illustration de l’intersexionnalitĂ© Soyons honnĂŞtes, Voici venir les rĂŞveurs est certes un roman plutĂ´t agrĂ©able Ă lire, mais ce n’est pas non plus le chef d’oeuvre vendu par les Ă©diteurs, mĂŞme si Imboblo Mbue parvient Ă le doter d’une certaine Ă©paisseur en abordant diffĂ©rentes thĂ©matiques. Ă€ travers le prisme de l’émigration, il est question du regard de l’autre, sur l’autre, de la manière dont on peut ou veut se fondre dans une sociĂ©tĂ© qui n’a finalement d’accueil que le nom. Terre de paradoxes construite par des migrants et qui s’est dĂ©veloppĂ©e par l’exploitation Ă©hontĂ©e des esclaves arrachĂ©s Ă leur sol natal, les États-Unis ne sont guère enclins aujourd’hui Ă permettre aux Subsahariens de trouver leur place en leur sein. Quand tu es femme, noire, migrante, tu ne sais jamais pour quelle raison prĂ©cise on te discrimine, explique Imbolo Mbue, mais le racisme est lĂ Ă tout moment. » Le sexisme, aussi. Dans le quartier de Little Senegal, Ă New York. © damon winter/REDUX/REA Rapports de classes, rapports de races mais aussi de genres sont Ă©voquĂ©s tour Ă tour. Neni et la femme de Clark, Cindy, peinent chacune Ă se rĂ©aliser et Ă s’épanouir, Ă ĂŞtre elles-mĂŞmes au sein de leur mĂ©nage. Au Cameroun, avance Imbolo Mbue, les femmes sont fortes. Le problème n’est pas tant d’être une femme que d’être mariĂ©e. Le mariage peut ĂŞtre liberticide quand les Ă©poux ne regardent pas dans la mĂŞme direction. » De fait, Jende et Neni sont tentĂ©s de prendre des chemins opposĂ©s et sont confrontĂ©s Ă un dilemme doivent-ils rester Ă tout prix dans un pays qui s’est rĂ©vĂ©lĂ© ĂŞtre un eldorado fantasmĂ©, quitte Ă renier ce qu’ils sont ? Et si le bonheur Ă©tait ailleurs ? Bonnes feuilles Trois ans trois ans qu’il se battait pour obtenir des papiers en AmĂ©rique. Il n’était arrivĂ© que depuis quatre semaines quand Winston l’avait emmenĂ© voir un avocat en droit de l’immigration – ils devaient trouver un moyen de le faire rester après que son visa de touriste aurait expirĂ©. Tel avait Ă©tĂ© leur plan depuis le dĂ©part, mĂŞme si Jende avait racontĂ© tout autre chose devant l’employĂ© de l’ambassade des États-Unis, Ă YaoundĂ©, lorsqu’il avait dĂ©posĂ© sa demande de visa. Combien de temps resterez-vous Ă New York ? lui avait-on demandĂ©. — Seulement trois mois, monsieur. Seulement trois mois, et je jure que je vais revenir. » Et il avait avancĂ© des preuves pour montrer sa bonne foi une lettre de son supĂ©rieur le dĂ©crivant comme un employĂ© zĂ©lĂ©, si amoureux de son travail que jamais il ne le laisserait tomber pour aller vagabonder en AmĂ©rique ; le certificat de naissance de son fils pour prouver que rester lĂ -bas reviendrait Ă l’abandonner ; son droit de propriĂ©tĂ© sur une parcelle de terrain que son père lui avait donnĂ©e, afin de montrer qu’il comptait bien revenir pour y faire bâtir quelque chose ; une autre lettre du service d’urbanisme de la mairie, obtenue en payant un lointain oncle qui travaillait lĂ -bas, dĂ©clarant que Jende avait dĂ©posĂ© un dossier de permis de construire pour une maison ; et une dernière d’un ami qui avait fait le serment que Jende ne resterait pas aux États-Unis, car tous deux comptaient ouvrir un dĂ©bit de boissons lorsqu’il reviendrait. L’employĂ© de l’ambassade avait Ă©tĂ© convaincu. Le lendemain, Jende Ă©tait sorti du bureau des affaires consulaires avec son visa. Oui, il partait pour l’AmĂ©rique. Lui, Jende Dikaki Jonga, fils d’Ikola Jonga, petit-fils de Dikaki Manyaka ma Jonga, partait pour l’AmĂ©rique ! Tout frĂ©tillant, il parcourut les rues poussiĂ©reuses de YaoundĂ© le poing levĂ©, un si grand sourire aux lèvres qu’une femme, une Ewondo avec un panier de plantains sur la tĂŞte, s’arrĂŞta tout net pour le regarder passer. Quel est son problème ?* l’entendit-il dire Ă la personne qui l’accompagnait. Il Ă©clata de rire. Un problème ? Il n’avait aucun problème. Il partait dans un mois ! Et certainement pas pour revenir trois mois plus tard. Qui donc voyageait jusqu’aux États-Unis pour retourner au Cameroun et Ă un avenir bouchĂ© trois petits mois plus tard ? Pas les hommes jeunes comme lui, pas les gens qui, dans leur propre pays, n’avaient devant eux que pauvretĂ© et dĂ©sespoir. Non, les gens comme lui n’allaient pas aux États-Unis pour un sĂ©jour provisoire. Ils y allaient pour s’installer, pour y rester jusqu’à ce qu’ils puissent rentrer chez eux en conquĂ©rants – dĂ©tenteurs d’une green card ou d’un passeport amĂ©ricain, les poches remplies de dollars et de photos de leur vie heureuse. VoilĂ qui expliquait pourquoi, le jour oĂą il avait embarquĂ© sur le vol Air France Douala-Newark avec correspondance Ă Paris, Jende Ă©tait persuadĂ© qu’il ne reverrait pas le Cameroun avant d’avoir gagnĂ© sa part du lait, du miel et de la libertĂ© dont regorgeait cette Terre promise que l’on appelait AmĂ©rique. Le mieux pour avoir des papiers* et rester, c’est l’asile. Ça, ou Ă©pouser une vieille Blanche Ă©dentĂ©e du Mississippi. » C’est ce que Winston avait dit Ă Jende qui, tout juste remis du dĂ©calage horaire, venait de passer une demi-journĂ©e Ă arpenter Times Square, Ă©merveillĂ©. Que Dieu nous prĂ©serve des malheurs, lui avait rĂ©pondu Jende. Je prĂ©fĂ©rerais avaler une bouteille de kĂ©rosène et mourir sur-le-champ. » L’asile Ă©tait donc la seule solution, avait-il conclu. Winston l’approuvait. Cela pouvait prendre des annĂ©es, avait-il ajoutĂ©, mais ça en valait la peine. Winston embaucha un avocat pour lui, un NigĂ©rian du quartier de Flatbush, Ă Brooklyn, prĂ©nommĂ© Boubacar, aussi petit qu’habile en paroles. D’après ce qu’avait entendu Winston, Boubacar n’était pas seulement un Ă©minent avocat qui dĂ©fendait des centaines de clients africains Ă travers tout le pays, mais aussi un grand inventeur d’histoires permettant d’obtenir l’asile. Vous croyez qu’ils font comment, tous, pour dĂ©crocher l’asile ? avait-il demandĂ© aux deux cousins lors d’une consultation gratuite. Vous pensez vraiment qu’ils ont tous quelque chose Ă fuir dans leur pays ? Ha ! Laissez-moi vous dire pas plus tard que le mois dernier, l’asile, je l’ai obtenu Ă la fille d’un Premier ministre d’Afrique de l’Est. — Vraiment ? demanda Winston. — Vraiment, ça oui, renchĂ©rit Boubacar. Pourquoi tu demandes ? — Je suis Ă©tonnĂ©, c’est tout. Le Premier ministre de quel pays ? — Je prĂ©fère le garder pour moi, d’accord ? Ce n’est pas ça qui compte, non. Ce qui compte, c’est que je vous parle de la fille d’un Premier ministre, eh ? Qui a trois domestiques pour lui essuyer les fesses et trois autres pour lui curer le nez. Et la voilĂ qui vient me voir en me disant qu’elle craint pour sa vie et qu’elle ne peut pas rentrer dans son pays ! Il faut bien faire ce qu’il faut pour devenir amĂ©ricain, abi ? » LePublishers Weekly le classe Ă la septième place des meilleures ventes de romans aux États-Unis en 1990 [10]. En 2008, plus de 4,5 millions d'exemplaires du roman avaient Ă©tĂ© vendus uniquement aux États-Unis [11]. Le FlĂ©au est gĂ©nĂ©ralement, avec Ça, l'un des deux romans les plus apprĂ©ciĂ©s et les plus reconnus de Stephen King [12 Il y a dix ans, JesĂşs RodrĂguez a fait croire Ă ses enfants qu'il vendait ses meubles pour aller s'installer Ă Disney World avec eux. Il avait en fait besoin d'argent après avoir perdu sa maison, comme des millions de familles victimes de la crise aux Etats-Unis. Dans le salon de l'appartement qu'il loue aujourd'hui Ă Coral Springs, au nord de Miami en Floride, le père de famille de 57 ans a la gorge nouĂ©e Ă l'Ă©vocation de ses dĂ©boires immobiliers. "Je me souviens que mes enfants Ă©taient très jeunes lorsque nous avons commencĂ© Ă tout vendre", raconte-t-il. "Ils m'ont dit +Papa, oĂą est-ce qu'on va ?+ Et je leur ai rĂ©pondu que nous allions Ă Disney World. Ils m'ont alors demandĂ© si Disney Ă©tait si cher que nous devions vendre le frigo et les lits". Durant les annĂ©es qui ont prĂ©cĂ©dĂ© la crise, accĂ©der Ă la propriĂ©tĂ© Ă©tait d'une grande simplicitĂ©. Pas besoin de dĂ©montrer sa capacitĂ© de paiement les banques prĂŞtaient Ă tout-va et les intermĂ©diaires engrangeaient des millions en revendant de la dette. JesĂşs RodrĂguez a Ă©migrĂ© aux Etats-Unis en 2005 avec sa famille pour fuir la crise politique frappant son pays, le Venezuela. Il a contractĂ© un emprunt peu de temps après pour acheter un appartement qui lui donnait l'illusion de vivre le "rĂŞve amĂ©ricain", alors qu'il ne gagnait que dollars par mois comme employĂ© d'une imprimerie. "Mon voisin Ă©tait livreur de pizzas et il a obtenu le mĂŞme prĂŞt", relève-t-il. Selon l'avocate Shari Olefson, spĂ©cialisĂ©e dans les saisies immobilières, la crise a Ă©tĂ© alimentĂ©e par les nombreux prĂŞts hypothĂ©caires Ă haut risque - les subprimes - accordĂ©s par des banques "dĂ©terminĂ©es Ă faire beaucoup d'argent". MalgrĂ© la hausse inquiĂ©tante des prix de l'immobilier et les mises en garde d'Ă©conomistes, "de nombreux AmĂ©ricains sans expĂ©rience dans les biens immobiliers ont cru qu'ils pouvaient devenir investisseurs", pointe l'experte, auteure de plusieurs livres sur le sujet. - Des dettes impayables - La bulle s'est finalement dĂ©gonflĂ©e, la valeur des biens s'est effondrĂ©e, les intĂ©rĂŞts ont augmentĂ©, les dettes ont atteint des niveaux absurdes et les gens ont arrĂŞtĂ© de payer. Les 4% d'intĂ©rĂŞts payĂ©s par JesĂşs RodrĂguez ont ainsi grimpĂ© Ă 14% en un an et sa dette est devenue "impayable". Après une deuxième hypothèque, la famille devait en 2008 quelque dollars pour un appartement dont la valeur avait chutĂ© Ă dollars. "Les frais ont commencĂ© Ă augmenter et, d'un coup, le nombre de dĂ©fauts d'emprunts a explosĂ©", dĂ©taille Mme Olefson. "Alors que davantage de gens faisaient l'objet de saisies, l'offre immobilière grossissait sur le marchĂ© et cela a commencĂ© Ă faire baisser les prix. Et la panique s'est installĂ©e". Plus de la moitiĂ© des foyers de Floride Ă©taient concernĂ©s. La crise des "subprimes", qui a dĂ©marrĂ© en 2006 avant d'atteindre son paroxysme deux ans plus tard, a provoquĂ© la chute de banques et d'institutions financières. Ses rĂ©percussions spectaculaires partout dans le monde ont donnĂ© naissance Ă la pire dĂ©pression Ă©conomique depuis les annĂ©es 1930. Selon un rapport de 2009 de RealtyTrac, une sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e dans les donnĂ©es immobilières, l'annĂ©e 2008 a vu un nombre record de "dossiers de saisie". Quelque 3,1 millions d'entre eux ont ainsi Ă©tĂ© ouverts en 2008 aux Etats-Unis, soit 81% de plus que l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente et 225% de plus qu'en 2006. Parmi les Etats les plus touchĂ©s le Nevada, l'Arizona et la Floride, oĂą 4,5% des biens immobiliers Ă©taient alors concernĂ©s par un dossier de saisie. - Et maintenant ? - Ironie du sort, JesĂşs RodrĂguez travaille aujourd'hui comme conseiller financier pour une compagnie d'assurances. "J'aide dĂ©sormais les gens Ă ne pas tomber comme j'ai pu le faire, Ă ne pas s'endetter autant", confie-t-il. "Je leur apprends Ă s'occuper de leur indĂ©pendance financière, de leur Ă©pargne, de leur fonds de pension et de ce genre de choses. C'est comme un renvoi d'ascenseur". Les experts estiment que le système financier a tirĂ© les leçons de ses erreurs et qu'il est peu probable de voir se produire Ă nouveau une crise hypothĂ©caire du mĂŞme genre, notamment parce qu'il est plus difficile d'accĂ©der Ă un emprunt.
Opportunités, mode de vie, climat… mais pourquoi l’Amérique attire autant ?Vous en rêvez, certains l’ont fait les États-Unis deviennent un quotidien, un foyer, une nouvelle vie pour des centaines d’expatriés chaque année. Vivre aux États-Unis reste un idéal pour beaucoup, une réalité pour d’autres qui décident de franchir le pas. Pourquoi pas vous ? Pourquoi vous ? Les raisons sont différentes d’un nouvel arrivant à l’autre, aussi voici une petite compilation totalement aléatoire et rafraichissante, pour convaincre les derniers indécis. 1 – Parce que tout est pratique et accessible 23h15, un mardi, plus de café pour démarrer la journée le lendemain. 2 scénarios germent dans votre esprit vous ne serez pas du tout efficace, le projet crucial de fusion-acquisition devra attendre, ou vous grimpez en voiture en direction du supermarché du coin, ouvert 24h/24. Vivre aux États-Unis, c’est un peu le synonyme de ne manquer de rien, d’avoir tout à portée de main et de pied et ce, à longueur d’année – et c’est bien pratique. Votre vie aux États-Unis est simple voire assistée Les arrêts de bus fleurissent à tous les coins de blocks, les places de parking sont grandes et larges exit le créneau, on se gare en marche avant, il y a des magasins de tout partout, les rues sont droites et on se repère facilement… Bref, tout est pensé pour que vous ayez le moins à faire – et c’est bien pratique. ▷L’avis des optimistes Envoyer un colis par Fedex à 23h15 un mardi, aller à la banque à 17h45 le lendemain, ça vous sauve les weekends. 2 – Parce que tout le monde est enjoué Votre vocabulaire basique s’étoffe de jour en jour, et pourtant vous ne saviez pas qu’il fallait placer awesome », great », cool » à tout bout de champ ? Aux États-Unis, tout le monde est contaminé par la positive attitude », il n’y a que les bons côtés des choses qui ne ressortent de chaque situation. Lire aussi Décoder le langage des sigles Ce côté positif est fortement lié à la faculté qu’ont les américains de s’extasier devant tout, du petit chien en manteau à fourrure au nourrisson tout chauve. Les passants font des réflexions dans la rue, s’adressent à vous avec franchise et sympathie, et se font un plaisir de placer quelques mots en français quand il peuvent, histoire de. ▷L’avis des optimistes Bonne opportunité de se faire plein de nouveaux amis, partout, tout le temps. 3 – Parce que c’est un pays qui fait la taille d’un continent Voyager de la période glacière aux plages paradisiaques de Hawaii sans sortir votre passeport – tant pis pour les tampons – c’est possible jeune pays, les Etats-Unis n’en restent pas moins un territoire vaste et varié. Avec 6 fuseaux horaires différents sur l’ensemble de ces territoires, n’oubliez pas de remonter votre montre au fil de votre road trip. Lire aussi Les road trips qui vous font aimer le bitume Mélanges de cultures, d’histoires, de communautés… Vivre aux États-Unis est une véritable immersion, la possibilité d’en découvrir plus partout, de s’en mettre plein les mirettes et de se forger des souvenirs impérissables. En voiture, Simone. ▷L’avis des optimistes Les paysages varient aussi dans un même état, donc vous pouvez avoir la sensation de parcourir le monde en sautant dans un bus. 4 – Parce qu’il y a toujours des invités chez vous A peine lavés, les draps sont déjà repassés, les serviettes repliées et le canapé prêt à passer en mode lit. D’abord qualifié de chevalier pour être parti vivre aux États-Unis, vous êtes ensuite élevé au rang d’hôte officiel de vacances réussies. Votre famille, vos amis, vos anciens collègues… tous veulent venir, et vous les accueillez avec plus ou moins de plaisir. Vous aussi, vous avez l’impression d’être tout le temps en vacances, à vous promener partout et à sortir plus souvent. Note établissez bien un agenda des activités à faire avec chacun, histoire de varier vos plaisirs. ▷L’avis des optimistes Une fois que vos invités sont partis, ils vous laissent souvent des shampoings à moitié pleins et des savons qui sentent bon. 5 – Parce que l’économie américaine, c’est du solide ! Dette publique, déficit public, taux d’intérêt, balance commerciale, croissance… pas toujours dans le vert c’est vrai, mais tous ces chiffres sont en US dollars ! Et ça, ça change beaucoup de choses. La monnaie quasi universelle de la planète est si rassurante pour le reste de la planète, que lorsque les murs s’effritent un peu, les investisseurs replâtrent et personne n’évacue l’immeuble le gratte-ciel pardon…. De plus, la taille du marché intérieur des Etats-Unis, le dynamisme des américains, le “rêve américain” qui continue à faire vibrer une bonne partie de la planète et une idéologie pragmatique font également que ce pays, a toujours le PIB le plus élevé au monde. ▷L’avis des optimistes Citons simplement Bob Hope, un acteur américain “Si je devais pondre un œuf pour mon pays, je le ferais.” Tout est dit ! 6 – Parce qu’on vit tôt et beaucoup Après l’un des tous premiers cours de sport à 5h du matin, vous êtes au travail à 7h, voire plus tôt si vous êtes sur la côte ouest. Aux Etats-Unis, on vit plus tôt et on vit plus vite, avec des déjeuners expédiés, des pause-café sans traîner à la machine, des emplois du temps serrés et pas une minute de retard on préfère avoir de l’avance, ou annuler. Savoir gérer son temps permet donc d’en profiter différemment et d’aménager ses horaires pour ses activités personnelles. A travailler plus, plus efficacement et plus rentablement, vous avez aussi les moyens d’avoir une qualité de vie et des passe-temps qui correspondent davantage à vos envies. ▷L’avis des optimistes Comme vous êtes invité à un dîner à 17h, vous avez ensuite toute la soirée pour éliminer la purée de pommes de terre douces et le Cheesecake à la vanille – vous vous resservirez bien ? 7 – Parce que ça vous donne l’opportunité d’investir comme bon vous semble Bien entendu, il y a la différence euro-dollar, qui peut vous encourager à fracturer la tirelire et à voir votre fortune augmenter lorsque vous la convertissez. Un kilo de plume équivaut toujours à un kilo de plomb, mais un euro ne vaut pas un dollar oscille entre 1,1 et 1,15 dollar selon la conjoncture en ce moment. L’immobilier, tout le monde à ce mot en bouche, et pour cause Un investissement immobilier aux États-Unis reste une valeur des plus sûres. Les prix commencent certes à remonter, mais vous pouvez trouver de tout et à tous les prix. Une maison perdue dans les montagnes ou un studio avec vue sur l’océan, à vous de voir, et à vous d’investir. ▷L’avis des optimistes Vivre aux États-Unis, oui, et si un jour vous voulez voir si c’est mieux ailleurs, vous pourrez toujours y revenir en vacances, chez vous. 8 – Parce que l’esprit entrepreneuriat vous gagne et ne vous lâche plus Les jeunes créent, imaginent, améliorent, modifient et réarrangent tout. Lâchés dans le bain des inventions et de la débrouillardise dès leur premier âge, ils sont invités à créer à l’école, à développer des projets une fois ado et à faire part de leur avancées à tous les âges. Toutes les idées sont bonnes et exploitables, de la sucette au lait maternel au logiciel qui gère les commentaires agressifs sur les réseaux sociaux, les esprits fusionnent et ne s’arrêtent devant rien. Créer, c’est le secret. ▷L’avis des optimistes Etre Chef d’Entreprise à 24 ans, ça booste l’ego et ça fait bien dans les signatures d’e-mail. 9 – Parce qu’on est en droit d’être moins méfiant Pause pipi urgente alors que vous êtes en pleine rédaction de votre dernier livre de recette au coffee shop du coin… Un problème ? Non il n’y a que des solutions il suffit de demander à votre voisin de sucrette de surveiller votre ordi et votre travail acharné, voire même votre sac, le temps que vous fassiez l’aller-retour salvateur. De retour, rien n’a changé, et votre bienfaiteur vous gratifie même d’un beau sourire. Vivre aux États-Unis, c’est donc être positif, oui, mais aussi confiant, et savoir qu’un colis déposé sur votre palier une veille de weekend sera toujours là à votre retour, ou que votre coffre laissé la gueule béante ne sera pas dépouillé le temps que vous vous en aperceviez. On ne vole pas, et on respecte. ▷L’avis des optimistes Moins méfiant et plus patient pas question de griller des places dans une file d’attente pour ne pas rater le début du concert ; De toute façon vous avez le CD. 10 – Parce que les mythes du ciné deviennent réalité Les bouches de métro qui fument, les policiers qui grignotent des les donuts, les chauffeurs de bus qui vous appellent baby »… Cela devient votre quotidien quand vous vivez aux États-Unis. Tous les clichés qui font d’un blockbuster américain ce qu’il est sont souvent très peu exagérés, et vous y succombez peu à peu. Vous aussi vous finirez par faire vos courses en bas de pyjama, à déposer vos enfants à l’arrêt du school bus jaune, à préparer des petits paniers de confiseries pour leurs enseignants à Noël, à organiser des fêtes d’anniversaire démesurées, à ne sortir que coiffé de la casquette de votre équipe de baseball favorite parce que vous en aurez une… ▷L’avis des optimistes Vous aurez peut-être même l’occasion de croiser une célébrité en pantalon de yoga au supermarché ou une star de micro qui fait son jogging dans votre parc. Bienvenue chez vous. Découvrez également le voyage aux Etats-Unis, et toutes les activités que l’on peut y faire à New-York, Orlando, Washington, Los Angeles, San Francisco, et bien d’autres.. Vous avez une question sur la vie aux États-Unis et sur votre projet d’expatriation ? Écrivez-nous Photo by Nik Shuliahin on Unsplash
p8Ur0KO.